Coronmeuse dispose de nombreux atouts

Où construire le futur stade du Standard ?

Communiqué de presse du 19 novembre 2008

Ecolo s’est penché sur la question car un projet d’infrastructure de cette taille est l’occasion de repenser le développement d’un quartier. L’option qu’il nous paraît intéressant d’étudier est celle du site de Coronmeuse à la frontière entre Liège et Herstal. Il répond à des enjeux cruciaux inhérents à l’implantation d’une infrastructure d’envergure.

Publié le mercredi 19 novembre 2008

Rétroactes

Le Standard de Liège a fait savoir dès 2007 qu’il voulait/devrait construire un nouveau stade. Le stade actuel, d’une capacité théorique de 30.000 places, ne répondra bientôt plus aux normes de l’Union Européenne de Football qui organise les compétitions européennes (Ligue des Champions, Coupe de l’UEFA…). Le stade actuel, situé à Sclessin, a été rénové en 1999 pour accueillir l’Euro 2000. Il y a un accord politique au niveau de Liège pour construire ce nouveau stade et le garder sur le territoire de la Ville de Liège. L’image de Liège en Europe est surtout connue grâce au Standard ! Les intérêts économique, sportif et politique sont évidents.

Le 31 décembre 2009 au plus tard, le Standard de Liège devra rentrer un dossier relatif à son nouveau stade à l’UEFA pour obtenir une dérogation et continuer à jouer les matches de coupe d’Europe à Sclessin. En 2012, le nouveau stade devra être terminé. Il faut compter un temps de construction de 2 ans pour une infrastructure de cette dimension L’ambition des dirigeants est de construire un stade multifonctionnel de 40.000 places (activité principale = matches du Standard et évènements, zone commerciale, bureaux…). La réflexion sur ce nouveau stade doit également intégrer l’éventuelle organisation de la Coupe du Monde de football en 2018 par la Belgique (conjointement avec les Pays-Bas). Une conférence de presse a eu lieu début 2008 avec les dirigeants du Standard, le bourgmestre de Liège et Alain Courtois (project manager Coupe du Monde 2018) pour lancer la réflexion sur les sites susceptibles d’accueillir le nouveau stade.

Le déménagement du Standard n’est pas qu’une question d’infrastructure, d’architecture. C’est toute l’âme d’un club, toute son histoire qui sont enracinées à Sclessin. Si le nouveau stade n’est pas rebâti à Sclessin (ce qui reste une option malgré des contraintes importantes), il s’agira donc d’associer le plus en amont possible de la démarche les supporters afin que leur nouveau lieu d’expression soit à leur mesure, c’est-à-dire celle du meilleur public de Belgique.

Ecolo s’est penché sur la question car un projet d’infrastructure de cette taille est l’occasion de repenser le développement d’un quartier. L’option qu’il nous paraît intéressant d’étudier est celle du site de Coronmeuse à la frontière entre Liège et Herstal.

Pourquoi Coronmeuse est-il un site intéressant ?

Le site de Coronmeuse cumule plusieurs avantages :
- Celui-ci est situé sur le territoire de la ville. En outre, il propose un cadre prestigieux et agréable avec son parc et ses drèves le long de la Meuse.
- Il dispose d’une superficie assez grande pour accueillir les infrastructures. Les besoins en superficie ne sont pas définitifs. Certains parlent de 8 hectares. Les dirigeants du Standard souhaitent entre 12 et 14 hectares.
- Il accueille déjà des installations qui attirent de manière ponctuelle beaucoup de monde pour des évènements divers tels que les Ardentes. Les abords ont l’habitude de l’organisation d’évènements et sont relativement aménagés. Mais les installations sont vétustes, destinées à la désaffection et à la destruction ou remplacement. La patinoire va être remplacée par celle de la Médiacité en construction, les Halles quant à elles, sous la forme d’aujourd’hui perdent peu à peu de leur lustre et de leur attrait. Elles ne répondent plus du tout à la qualité nécessaire pour l’accueil de salons, conférences…

Par conséquent, l’accueil d’un nouveau projet sur ce site peut accélérer les choses et éviter que le lieu devienne un chancre durant des années avant de retrouver une nouvelle affectation.

Un nouveau stade mais pour y faire quoi ?

Une équipe de football résidente n’occupe pas un stade en permanence. Dès lors, le propriétaire, utilisateur principal, pourrait partager une infrastructure qu’il n’utilise que partiellement. Certains l’ont bien compris et les stades les plus modernes sont tous des objets multifonctionnels (football, spectacles, concerts, events, bureaux, commerces...). L’enjeu des nouveaux stades, c’est de parvenir à vivre aussi en dehors des jours de match. Deux options sont possibles. Soit une enceinte purement sportive, comme le flambant neuf Stade des Alpes de Grenoble. Soit un « lieu de vie » ouvert entre 60 et 80 jours dans l’année, avec toit rétractable et pelouse protégée ou semi-synthétique impliquant des activités annexes ou périphériques : centres commerciaux, clubs de loisirs, bureaux. Le tout contribuant à restructurer un quartier. En outre, initier d’autres activités sur le site est intéressant sur le plan financier car plus l’infrastructure est employée, plus celle-ci est amortie rapidement. Cependant, on sait que le point fort de l’enfer de Sclessin, c’est la proximité du public avec le terrain. Par conséquent, c’’est donc aux alentours du nouveau stade qu’il faut identifier des synergies. Le site de Coronmeuse est très proche d’un élément naturel : l’eau (La Meuse et le Canal Albert). Des articulations sont possibles autour de cet atout. Pourquoi ne pas faire de Coronmeuse un pôle sportif et récréatif, en lien avec le Parc Astrid qui possède déjà des infrastructures ? La requalification du site offrirait de nouvelles perspectives de réappropriation du fleuve par ses habitants telle que la réouverture du centre nautique de l’Île Monsin, fermé il y a quelques mois, qui offrait l’avantage d’être le seul centre nautique wallon de voile en « pleines eaux » ou encore la création d’une piscine flottante sur la Meuse. Imaginez une structure gonflable accessible aux citadins lors des jours de grosse chaleur… Bien entendu, cela implique la pureté retrouvée de la Meuse… ce qui n’est pas utopique : le programme d’épuration de la station de Sclessin sera bientôt terminé.

Combiner stade « pro » et infrastructures « grand public » à proximité de quartiers en rénovation (Nord, Droixhe, Marexhe) est une opportunité à saisir pour réussir la reconversion de Liège. En outre, c’est connecté au RAVeL qui est une colonne vertébrale en mode doux reliant les deux pôles de loisirs que sont la Boverie et Coronmeuse. Par ailleurs, la multifonctionnalité du projet peut émerger d’une utilisation commune d’infrastructures. Depuis plusieurs années, on évoque le besoin d’implanter un parking de dissuasion sur le site de Coronmeuse. Or, un stade de football nécessite également des emplacements de parkings. La combinaison pourrait naître de besoin de parcage à des moments différents. En clair, le site de Coronmeuse pourrait abriter un parking de dissuasion pour les usagers quotidiens, parking qui serait en tout ou en partie disponible pour les soirées (foot, spectacles...). Tout le monde y gagnerait : l’environnement pour les surfaces non asphaltées et les finances publiques (une place de parking en ouvrage coûte aux alentours de 25.000 euros).

Enfin, tous les stades de football modernes développent une offre commerciale. Si cette offre est bien conçue, c’est-à-dire en complémentarité et non en concurrence avec les commerces des quartiers proches, ne peut-on imaginer meilleure opportunité pour valoriser et donner un nouveau souffle à l’existant situé en partie sur le territoire de Liège et en partie sur Herstal, au carrefour de quartiers populaires (plus de 10.000 habitants dans un rayon de 2 km) ?

Le site de Coronmeuse répond à des enjeux cruciaux inhérents à l’implantation d’une infrastructure d’envergure.

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Où construire le futur stade du Standard ?

Le texte complet de la conférence de presse du 19/11/08


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