Mise en place d’un projet pilote de voitures autonomes partagées

Nous avons déjà eu l’occasion d’aborder la question des voitures partagées, et même des voitures électriques partagées, lors de nos échanges. Je voudrais aborder ici la question des voitures autonomes partagées. La législation fédérale a récemment évolué à ce sujet, pour permettre des projets pilotes dans ce domaine.

 

La priorité doit rester d’investir un maximum dans les transports en commun, le vélo et la marche à pied, mais en complément, les voitures autonomes offrent de nombreuses opportunités. A terme, on peut même imaginer qu’un système de voitures autonomes partagées remplace les voitures individuelles, en permettant de faire appel à une voiture autonome uniquement lorsqu’on en a besoin. Celles-ci seraient interconnectées, et permettrait d’économiser l’énergie en optimisant les déplacements selon les besoins de départ et d’arrivée des usagers. Plus besoin de place de parking, ni d’organisation fastidieuse pour du covoiturage, même si sur cet aspect, l’application développée par l’ULiège et soutenue par la Ville s’annonce déjà prometteuse pour faciliter le covoiturage dans notre Ville.

 

Sans aller jusque là, même en ne remplaçant qu’une partie de la flotte, des voitures autonomes partagées pourraient contribuer à réduire la congestion et les problèmes de parking, à condition de l’envisager en complément des TEC et modes doux, comme maillon d’une chaîne, d’un « mix » de mobilité durable et intégrée. Cela permet également d’améliorer grandement la sécurité routière, car les instituts de sécurité routière estiment que plus de 90 % des accidents sont dûs à des erreurs humaines ou des imprudences. Il s’agit d’une technologie d’avenir, dans laquelle il est intéressant de se spécialiser, afin de créer une expertise, des compétences, et de développer notre économie et nos emplois. Développeurs, programmeurs, robotique, intelligence artificielle, big data, moteurs électriques, détection et localisation,… on peut aller chercher de la valeur ajoutée dans tous ces domaines. Cela permettrait également de contribuer à positionner Liège comme une ville innovante, à la pointe de la modernité et de la mobilité de demain.

 

Dès lors, ma question est la suivante :

 

Pourquoi ne pas faire de Liège une ville pilote pour développer cette technologie ? Nous disposons déjà d’acteurs qui peuvent apporter udes compétences sur le sujet, je pense notamment au professeur Ernst (notamment sur l’intelligence artificielle), à la start up Next Moov, à Connect2Mov, à Green Propulsion, à Sébastien Jodogne (« prix Nobel » des logiciels libres), ou encore au Smart City Institute. Il s’agirait dans un premier temps de limiter l’expérience à une zone précise, afin de prendre toutes les précautions d’usage, et d’en tirer les enseignements utiles, ainsi que développer une expertise.

 

En prenant contact avec les acteurs précités, et la SPI, le GRE, l’ULiège, les pôles Mecatech et Logistics in Wallonia, le campus automobile, Agoria… pourriez-vous soutenir la mise en place d’une task force dans ce but ?

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