Relations internationales de la Ville de Liège

Résumé de l’intervention concernant la présentation du « Rapport sur les relations internationales de la Ville de Liège » (à l’OJ du CC de ce lundi 23 novembre 2015). Guy Krettels au nom du groupe Ecolo

 

« Lors de ces dernières années j’ai plusieurs fois attiré l’attention du Collège sur l’inflation des partenariats / jumelages que la Ville contracte avec d’autres villes (à l’intérieur comme à l’extérieur de l’UE). Ce foisonnement a rendu la politique internationale totalement illisible et donc communicable aux Liégeois.

 

Nous en sommes actuellement à 28 !Par ailleurs la différence qui est faite entre jumelage et partenariat n’a jamais été clairement définie.

Suite à nos différentes intervention, le Bourgmestre avait promis un document « Etat des lieux et perspectives » qui devrait être présenté ce lundi, après avoir été présenté et discuté en Commission générale.

 

Rapidement quelques remarques suite à la lecture et présentation d ce rapport de 94 pages !

 

Le rapport ne fait quasiment que l’inventaire de ce qui existe (92 pages sur 94). On n’y trouve ni perspectives, ni priorités, ni budget

 

Lors du débat nos questions ont permis d’obtenir une réponse quant à la différence entre jumelages et partenariats : Jumelage égalerait relations multiples et variées, avec la dimension rencontres humaines, culturelles (dites « folkloriques » en Commission)…..c’est un héritage du passé. En revanche le partenariat, seule forme des relations nouvellement nouées signifierait relation centrée sur une ou 2 thématiques dans une perspective de collaboration, voir coopération, plus technique. Ce sera désormais la seule forme de relation nourrie et sélectionnée par

la Ville…et ce au détriment de la formule Jumelage

 

Nos questions ont également permis d’obtenir des réponses verbales quant aux priorités dans cette jungle de partenariats :Ont été cités par Mr Peterkenne : les villes MAAHL (Euregio) en ce qui concerne l’UE, et Lumumbashi en ce qui concerne le Hors UE ?. (Port au Prince et Ramallah sont également considérés comme priorités

Les réserves que nous émettons :

L’abandon clair et net de jumelages impliquant directement les Liégeois comme participants, acteurs nouant des relations avec des citoyens d’une autre Ville correspond-il vraiment au souhait d’une « ouverture sur le monde » qu’ont exprimé les Liégeois lors du dernier Projet de Ville (et invoqué par le rapport) ? Nous en doutons ! Qu’en pensent-ils ? Qu’en pensent les clubs sportifs, les Maisons de jeunes, le milieu artistique, les écoles ??

L’important partenariat privilégié avec Lumumbashi gagnerait à être complété par un volet humain, interculturel permettant des contacts humains autres qu’administratifs !

La Commission Liège Solidarité Monde qui mène depuis des décennies des partenariats fructueux et impliquant directement de nombreux Liégeois dans la collecte de fonds mais également dans l’éducation au développement, a été snobée dans le choix de ces Villes partenaires, pourtant de plus en plus nombreuses

L’aspect financier et budgétaire de cette politique internationale de la Ville est peu clair : pas de budget sinon via des fonds CF ou AIMF (en échange d’une cotisation de 25000 euros), et pour le reste utilisation des services protocole et communication : pourtant les projets de la Commission Liege Monde reçoivent chaque année 16OOO euros à se partager….ce qui est vraiment très peu ; alors que des projets (par exemple Haiti) font l’objet d’une ligne budgétaire particulière, et que dans les projets que Liège soutient via la coopération des AIMF se trouvent des projets situés dans des Villes non partenaires….

Enfin, nous pensons qu’il faut maintenir quelques vrais jumelages, peu nombreux (3 ou 4 ), mais vraiment entretenus (y compris via des appels à projets associatifs dans les domaines sport, culture, éducation, jeunesse …) Ces « vrais jumelages «  doivent aller selon nous vers des Villes de pays dont sont originaires de nombreux Liégeois : çàd dans les partenaires actuels Tanger, Bilbao, Turin et une ville turque à déterminer. L’histoire d’immigration et la réalité multiculturelle liégeoises seraient ainsi dotés d’un outil de relations internationales interculturelles et d’amitié entre Liège et des principaux pays d’origine de nos compatriotes issus de l’immigration.

 

Nous demandons, en conclusion, qu’un groupe de travail ouvert à un représentant de chaque parti poursuive la réflexion entamée pour dégager des perspectives plus précises et opérationnelles et enrichies par l’apport des différentes sensibilités représentant les Liégeois. »

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