Avenir de l’école de la Boverie

 

Monsieur le Bourgmestre, 

L’annonce de la fermeture immédiate de l’école maternelle du Parc de la Boverie a retenti comme un coup de tonnerre  le 23 juin dernier. Elle a surpris parents, enfants  et corps enseignant par son aspect brutal et irrévocable. La violence de l’improvisation, de la méthode au timing est ubuesque.  Indigne du collège et d’un service public.

On me répondra que le permis d’urbanisme du CIAC prévoit la démolition de l’école.  Certes, mais les parents, conscients de cela, avaient la garantie de la direction de l’école, et partant de l’autorité publique, que les enfants pouvaient passer leur maternelle dans l’école puisque la démolition était prévue pour 2017 ou 2018.

On surenchérira en me disant que  les travaux de la passerelle, maitrise d’ouvrage régionale, ont avancé plus vite que prévus, justifiant une démolition plus rapide.  Admettons, mais faut pas rigoler, on ne découvre pas le 22 juin que des travaux d’une telle ampleur avancent vite et qu’il faut dégager des gosses de 3 ans à la pelle le 23.

 

Par conséquent, je voudrais que vous justifiez le manque total d’info des parties concernées, de concertation sur les conséquences concrètes pour les élevés et le corps enseignant entre le 22 juin et le 26 aout.  A ce jour, aucun parent n’a reçu un courrier officiel de la ville leur expliquant les tenants et aboutissants de la solution retenue, ni de proposition visant à répondre aux demandes particulières que la situation génère.

En outre, je m’interroge sur la solution bricolée dans les bâtiments du chalet des associations rue de Londres :

  • Ce bâtiment a été construit pour soutenir la vie associative et la cohésion sociale dans le cadre du PFGV.  Une école fondamentale dépend de la politique de l’enseignement pour lesquels il y a des moyens disponibles.  Je trouve que déshabiller un parent pauvre pour en rhabiller un autre n’est ni éthique, ni de bonne gestion. Même si les associations délogées ont déménagé dans des locaux adaptés,
  • Le bâtiment n’est pas adapté aux activités scolaires : une seule pièce, pas de sanitaires adaptés, pas d’espace de détente,…
  • Le bâtiment n’est pas prêt le 25 aout… la rentrée est le 1er septembre.  Comment les enseignants peuvent-ils prendre leurs marques dans un tel contexte ?

Comment justifiez-vous cela ?

Enfin, je pense qu’au vu de la situation 3 choses s’imposent

  • Une notification immédiate aux parents sur la situation et les conditions de scolarisation de leurs enfants rue de Londres ;
  • La prise en compte des demandes de parents d’inscrire leurs enfants en priorité dans l’école de leur choix qui corresponde à leurs attentes pédagogiques ; ils n’ont pas créé la situation et n’ont pas rompu unilatéralement le contrat avec l’école de la Boverie. La moindre des choses est de rouvrir leur choix de parents en ce qui concerne la scolarisation de leur enfant ;
  • L’introduction d’une demande de subsides pour la construction d’une nouvelle école.

 

Merci de votre réponse

 

Bénédicte Heindrichs, conseiller communal

 

Site de la locale ECOLE de Liège. Follow us Facebook Twiter RSS