Interventions des conseillers Ecolo sur les comptes 2014

Intervention générale

L’échevin nous annonce un boni pour les comptes 2014 s’appuyant sur des  «  efforts couronnés de succès » et une réduction de la voilure …

Si ne pas investir ou faire fi des dettes reportées, c’est faire du boni    je préfère une image nettement plus conforme à la réalité : lors de l’élaboration budgétaire, l’échevin a fait un pari sur une réduction de voilure tous azimuts et des emprunts détournés de leur objet ou de nouveaux emprunts.  Ceux-ci n’apparaissent pas dans les comptes 2014 mais ils sont là et ils vont nous plomber  longtemps.  En d’autres mots, l’échevin a gagné à court terme mais aujourd’hui, avec seulement 190 000 d’avance :   l’échevin a mangé « son pain blanc », il ne lui  reste que le pain noir pour  notre avenir…

Les grandes masses budgétaires

Pour rappel, le budget 2014 a été construit au 3 em trimestre sur base de nombreuses incertitudes et un coup de tonnerre : la cotisation en responsabilisation, une somme de 15 millions.  Pour faire face, le collège a décidé d’une technique comptable pour la  neutraliser : elle fut inscrite en recettes ordinaires et en dépenses à l’extraordinaire.  En ce qui concerne les nouveaux emprunts, ils n’apparaissent pas dans les comptes 2014 mais ils sont bien là.

L’échevin nous dit qu’il a réduit la voilure, qu’il a maigri !   Mais est-ce aux bons endroits ?  N’a-t-il perdu que ses poignets d’amour ou du muscle nécessaire  à l’activité ?

Voyons cela .. hélas … on est plutôt dans un schéma de manque à gagner en recettes et d’économies en dépenses

Manque à gagner

Economies en dépenses

-          1,6  million fonds des communes Pas de passerelle date de 2006)
-          6 millions d’impôts Moins de dépenses en chauffage
-          400 000  en stationnement Emprunt moins cher (?)
  Pas de cotisation spéciale
  Une voirie moins chère
   

Budget ordinaire

En matière de sécurité  on dépense 413 euros/habitant, c’est-à-dire 7 euros de plus que l’année précédente.  Alors qu’en enseignement, on est à 116 euros par habitant, c’est-à-dire -23 euros  de moins qu’en 2013. 

 

Budget extraordinaire

La barre des 162 euros par habitant a été conservée avec des dépenses principalement orientées en salubrité et urbanisme.  Cela représente 62 % de taux d’exécution  pour un budget 2014 qui n’avait déjà pas de gros investissement à réaliser.  Et une perte de vitesse de quelques pourcents  passantde 66 à 62%.

La trésorerie

La trésorerie de la ville avait subi une dégradation générale tout au long de 2013 et était en mauvaise posture pour commencer 2014.  Ajoutons le fait qu’à partir de 2015, la charge de la dette se manifeste à plein (2004 :11 036 millions ; 2013 : 29 351 millions), si il y a un boni à la clôture de l’exercice, c’est parce que le collège joue un jeu dangereux avec sa trésorerie beaucoup trop sollicitée au vu des charges qui s’annoncent et la contraction des recettes.  Et ce, malgré le fait qu’emprunter de l’argent ne coute pas cher actuellement.  Depuis 2005, le cout du financement de la trésorerie a doublé pour atteindre pratiquement 1 million !

Par ailleurs, et on s’en doute vu l’évolution des chiffres et les reports incessants de certains investissements, le manque de suivi du collège quant aux investissements conduit à des abandons ou des remboursements.   Cela fiat plusieurs années que nous pointons du doigt le manque de rigueur de de reporting en la matière … l’addition arrive  et elle est salée.

Conclusion

En conclusion, le groupe ECOLO ne se réjouit pas du tout des quelques milliers d’euros de bon… 190 000 euros de boni, c’est un euro par habitant liégeois… même pas la sauce pour les frites.  Et pourtant en temps de crise, chaque euro compte et doit être bien investi  au vu du cout de la gestion hasardeuse du budget, nous ne pouvons  encoreune fois que décerner un carton rouge à l’échevin.

Bénédicte Heindrichs, cheffe de groupe

 

Engagements et enrôlement

Mr. l’Echevin Firket, j’ai beau secouer la liasse: le compte n’y est pas. Je ne reviendrai pas ici sur notre passe d’arme en (longue) commission « comptes », mais je relèverai deux points qui me semblent capitaux et pour lesquels soit je n’ai pas eu de réponse, soit celle-ci était trop évasive pour me convaincre:

  • Engagements: les services et échevins disposent de crédits et d’inscriptions budgétaires. Chacun dispose d’un an pour les « dépenser », c’est-à-dire les engager en termes administratifs. Certains bons élèves engagent moins que prévu, car ils ont été prudents. Certains autres dépenses moins… car ils ont simplement été moins prévoyants! C’est évidemment plus facile de dépenser moins quand on renonce à faire ce qu’on avait prévu! Je n’ai pas pu finir à temps les scores de vos petits camarade, puisqu’il m’a été refusé de procéder à ces calculs. Je ne sais donc pas si vous n’avez pas ces données qui me semblent cruciales ousi vous préférez les cacher. Je vous promets, si vous êtes parmi nous, de faire cet exercice au mois de novembre… et nous verrons bien.
  • Enrôlement: avant de dépenser de l’argent, encore faut-il le gagner! Un compte communal a ceci de particulier que les recettes de la fiscalité communale y sont virtuelles. On ne parle pas, sur les 151 millions d’impôts locaux, d’euros encaissés, mais d’impôts établis… Taxes et impôts aux entreprises: +31%! Qui pourra croire, à législation égale, qu’il n’y a pas là quelque chose qui cloche? On pourrait simplement comprendre que la Ville est horriblement inhospitalière pour les sociétés, mais je n’y crois guère (même si…). Par contre, je pense que la Ville ne verra jamais la totalité de cet argent arriver dans ces caisses. Nous verrons en novembre ou l’an prochain les statistiques de recouvrement…

Quentin le Bussy, conseiller communal

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