Quartier du Laveu : comment préserver la biodiversité et l’initiative citoyenne dans les espaces naturels ?

 

Monsieur le Bourgmestre,

La plaine de jeux de la rue Comhaire située dans le quartier du Laveu est un petit coin de nature en ville. On y trouve  deux petites mares alimentées par le ruisseau en provenance du terril et depuis 20 ans, le site a été fortement reboisé par des bénévoles dans la partie qui longe le ruisselet vers la première mare.  Par ailleurs, les enfants de l’école voisine y ont installé un dortoir à insectes.  Enfin, un projet BioDiBap devrait être installé sur le site.

Pourtant, il y a un peu plus d’un an, la Ville a procédé à des aménagements dans cette plaine. Certains d’entre eux sont très positifs mais d’autres posent question.

En effet,

  • Pourquoi avoir aménagé un escalier en béton au milieu de la plaine ? Destinée probablement à faciliter l’accès des poussettes et voiturettes,  l’objectif est raté puisque à cause des marches,  il est désormais impossible aux mamans avec une poussette ou aux  personnes handicapées de l’emprunter.
  • Pourquoi avoir abattu un robinier  qui structurait joliment le paysage et un saule marsault sans information aux utilisateurs du lieu et sans remplacement ?   D’autant que le robinier abritait un nid de pic épeiche !
  • Par contre,  pourquoi ne pas entretenir la très ancienne allée d’aubépines ? Certaines branches sont devenues tellement hautes qu’elles se brisent.

Ces quelques exemples parmi d’autres de gestion du site méritent, il me semble, une interpellation.  En effet, au-delà de la justification de certains actes sur le plan techniques,  le Collège s’était engagé à informer les riverains lorsqu’il envisage d’abattre un arbre dans un parc public.  Ce qui n’a pas été le cas ici.  En outre, il s’agit d’un site particulièrement investi par les habitants du quartier et les citoyens engagés en matière de biodiversité.  Pourquoi fouler aux pieds leurs engagements ?  Pourquoi se moquer de l’initiative citoyenne ?

Dès lors,

 

  • Le collège  a-t-il renoncé à son engagement de dialogue avec le quartier et si oui, pourquoi ?
  • Qui est responsable de la gestion du couvert boisé de la plaine Comhaire ?
  • Quelles directives le Collège a-t-il données ?

 

Bénédicte Heindrichs, conseillère communale, cheffe de groupe

 

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