Interventions lors du CC du 10/11

  • Sur le marché de collecte des déchets spéciaux des ménages, par Guy Krettels

Monsieur l’Echevin,

Le deuxième poste de votre accord-cadre concerne la collecte spéciale de déchets spéciaux des ménages (DSM). Cette collecte se fait actuellement via un petit véhicule qui vient se garer 2 ou maximum 3 fois par an par quartier, en semaine et pendant une demi-journée (durant les heures ouvrables)  Exemple que je connais le mieux: pour le quartier Molinvaux le véhicule s’est trouvé  Place Seeliger en 2014 le mardi 25.02  en matinée et le jeudi 10.11, également en matinée.

A condition d’avoir retenu ces dates, il y a de fortes chances que l’on soit empêché par ses horaires professionnels de s’y rendre.

Un petit sondage autour de moi m’a confirmé que ce système de collecte est très mal connu, et que parmi ceux qui sont au courant l’oubli des dates, l’indisponibilité, et le fait de devoir se déplacer (le cas échéant en voiture l’usage qui en est fait semble extrêmement limité.

D’où ma question : Quels sont les résultats obtenus lors des derniers exercices par cette collecte ? Et quels sont vos objectifs pour les années à venir ? En faisant mes calculs, le budget prévu pour ces 140 prestations d’une demi-journée, est d’environ 2 millions d’euros, soit 500 000 euros par an ! Les résultats vous semblent t-ils en rapport avec ce budget assez élevé ?

2 suggestions, si vous le permettez Monsieur l’Echevin :

  • Faire une campagne d’information – bien utile- des Liégeois sur le dispositif DSM via presse, toutes-boîtes, site de la Ville…
  • De manière plus fondamentale, ne serait-il pas beaucoup plus efficace de faire cette collecte en même temps que le ramassage mensuel des encombrants en joignant un petit dispositif spécial DMS aux véhicules qui effectuent cette collecte ? Cela garantirait mensualité, ramassage à domicile et peut-être même économie d’échelle ?

Il est important d’accorder une attention beaucoup plus important à ces déchets, par nature généralement fort toxiques (produits chimiques désherbants…), voir dangereux (seringues, tubes néons…)

Merci de votre bon suivi de ces suggestions constructives

 

  •  Sur l’avenir du projet Tadam, par Guy Krettels

Nous votons ce soir la liquidation des subsides à la Fondation Tadam pour les années 2011 à 2014.

L’expérience-pilote de traitement assisté par diacétylmorphine entre 2011 et 2013 (coût total 3 millions d’euros) a permis d’accompagner médicalement et socialement une trentaine d’héroînomanes  liégeois.

Comme cela s’est déjà avéré dans d’autres expériences-recherches les résultats établis par l’ULG ont mis en évidence que les résultats de ce traitement sont nettement meilleurs que ceux par méthadone,  à condition d’être  précédés en amont d’un travail de première ligne, et de ne pas être limités à priori dans la durée.

En moins positif, on a observé le nombre relativement limité de participants qui se sont prêté à l’expérience (une trentaine seulement…peut-être parce que durée limitée et approche expérimentale, ou parce que le profil des participants potentiels était défini de manière très restrictive?)

L’autre grand point négatif de l’expérience c’est évidemment l’abandon des soins faute de financement fédéral. L’effet de cet arrêt brutal a été de replonger les bénéficiaires dans leur triste situation d’avant et a donné lieu à quelques (3 ?) décès !  Nous sommes d’avis que notre Ville qui était candidate à réaliser cette « expérience » a eu et garde une responsabilité à l’égard de ces personnes !

Le Bourgmestre a introduit une proposition de Loi  (censée rendre possible sur le plan légal la poursuite du projet) et la RW (désormais compétente sur le plan financier) s’est récemment déclaré « prête à agir » par la voix de son Ministre Prévot, CDH.

Le Bourgmestre quant à lui nous a fait part, sinon d’un optimisme excessif, du moins d’un volontarisme certain de perpétuer le projet.

Mes questions: A quelle échéance espérez vous redonner vie à la Fondation Tadam ? Où en est votre proposition de loi qui permettrait les ajustements légaux nécessaires ? Quelles sont les promesses ou perspectives fiancières précises qui se dessinent côté RW ? Une réflexion en profondeur sur l’élargissement du public ciblé (on pense aux personnes polydépendantes) ne doit-elle pas être menée afin d’optimaliser les effets de ce projet coûteux en le mettant au service de davantage de personnes ?

Enfin Monsieur le Bourgmestre, pouvez-vous nous rassurer quant au maintien de ce projet Tadam dans votre budget 2015, car en attendant une reprise il s’agit de préserver l’outil, de garantir un minimum de maintien de personnel pour garder le cap, et de veiller à la meilleure prise en charge des personnes qui on accepté de participer à l’expérience !

 

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