Le coût des déchets n’est pas une fatalité

Monsieur le Bourgmestre,

 

Un isolé liégeois paye une taxe forfaitaire de 100 euros, même s’il trie correctement ses déchets et qu’il fait des efforts supplémentaires en ayant recours au compostage, en utilisant des langes lavables, etc.

 

A Visé, la commune a décidé de l’utilisation du containeur à puces, c’est-à-dire de la taxation en fonction du poids des déchets. Ainsi, le citoyen dispose d’un conteneur à puce pour les résiduels et de sacs biodégradables pour les organiques,

 La taxe fixe s’élève à

  •  33,50 euros pour les ménages d’une seule personne,
  • 67,00 euros pour les ménages constitués de plus d’une personne,
  • et il existe une réduction respectivement de 11,40 et 22,50 € pour les petits revenus ou les logements éloignés des lieux collecte inaccessibles aux camions.

 

A Seraing, commune urbaine s’il en est,

  • Un isolé paye une taxe forfaitaire de 75 euros et éventuellement un montant variable s’il dépasse 60 kgs/an de déchets résiduels et un montant variable s’il dépasse 60 kgs/ an pour les déchets organiques.
  • Pour les autres compositions de ménage, le calcul est fait au prorata.

 

Ainsi, monsieur le Bourgmestre, beaucoup de communes ont pris à bras le corps la question de la gestion des déchets et ont institué de nouveaux modes de collecte plus adaptés à notre mode de vie. En un mot, elles ont modernisé leurs pratiques et les ont rendues adéquate avec la réalité.

Elles ont dissocié le prix de l’accès au service avec celui de l’usage !

A Liège, le collège, inquiet, peureux, préfère la recette de la mutualisation, plus facile mais qui provoque l’augmentation des déchets et donc des prix pour tous les citoyens sans capacité de maîtrise des surcouts.

 

Et pourtant nous avons le choix. Au travers du règlement taxe, nous avons la capacité de modifier le comportement des citoyens et d’assurer l’équilibre financier de la gestion des déchets.

Il y a quelques mois, lors du débat sur le containeur à puces qui a tourné bêtement au POUR ou CONTRE sans réellement évaluer les enjeux et notre capacité d’action, le collège a encommissionné le débat.

 

Aujourd’hui, comme le mois dernier, comme chaque année au moment du budget, Ecolo revient à la charge, Monsieur le bourgmestre êtes-vous prêts à discuter et à permettre au Conseil de se prononcer sur une proposition concrète de gestion des déchets à Liège ? Et ce d’ici septembre 2014 ?

En effet, modifier le règlement taxe ne suffira pas, il faut également des mesures d’accompagnement telles que

  • Le give kot, proposé par Ecolo le mois dernier,
  • Les aubettes à déchets collectives (à l’instar de la commune de Saint Nicolas mais aussi des propositions étudiantes telles que @pure dans le cadre du projet smart city initié par HEC et Accenture)
  • L’encouragement aux bonnes pratiques telles qu’elle se pratique à Fléron ? (http://www.fleron.be/ma-commune/services-communaux/environnement/copy_of_les-collectes/les-conteneurs-a-puce/les-bons-gestes-pour-les-dechets-organiques)
  • Le soutien au Repair Café de Liège, qui donne une deuxième vie à nos objets et lutte efficacement contre l’obsolescence programmée
  • Intradel propose aux communes une formation à destination des citoyens afin d’apprendre à cuisiner en générant le moins de déchets possible, la commune de Marchin l’a fait, pourquoi pas à Liège ?  

Et puis il est temps d’utiliser des outils mis en place comme les maitres composteurs formés par la ville en créant, par exemple, des compostes collectifs dans les quartiers !

 

Alors ? Chiche ?  Y a-t-il des volontaires pour une tarification progressive, réellement sociale, réellement environnementale au sein du collège ?

 

Nous vous remercions.

 

Sarah Schlitz et Bénédicte Heindrichs

Conseillères communales

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