L’avenir du Jardin Botanique de Liège

Ancien jardin botanique de l’Université de Liège, ce parc communal de quelques 3 hectares héberge environ 400 arbres et arbustes.

Ce ne sont pas moins de 170 espèces qui sont représentées, on y relève notamment une quinzaine de « champions de Belgique » dont certains furent plantés entre 1841 et 1854, lors de la création du jardin.

C’est le 12 juillet 1961 que l’Université prend la décision de transférer les cultures du jardin botanique vers le Sart Tilman où allait se construire la nouvelle Université. Ce transfert eut comme  conséquence que  la Ville de Liège prit possession de l’ancien jardin qui devint alors un parc public. Depuis 1970, le parc est donc entretenu par le Service des plantations, et la plaine de jeux est gérée par le Service des plaines de jeux de la Ville. Ce changement de statut se matérialisa notamment par la suppression des grilles qui ceinturaient l’ancien jardin botanique.

Le parc comprend un étang avec son jet d’eau et une plaine de jeux pour enfants

Les autres anciens bâtiments universitaires du site ont été reconvertis pour abriter :

  • Un des deux sites de la Faculté d’architecture de l’ULg
  • La Maison liégeoise de l’Environnement (MLE) et ses dix associations membres dont Education-Environnement qui gère le Centre Régional d’Initiation à l’Environnement (CRIE).

 

 A l’été 2002, l’Université fait savoir à la Ville de Liège qu’elle renonce à utiliser les instituts de pharmacie et de botanique pour y exercer des activités universitaires. Vont alors s’appliquer les termes de la convention conclue entre l’Etat belge et la Ville de Liège pour le règlement de la question de propriété des bâtiments universitaires, en date du 27 juin 1893:

 « Article 3. La Ville de Liège, propriétaire du Jardin Botanique dans lequel ont été élevées les constructions de l’Institut pharmaceutique et de l’Institut botanique est et reste propriétaire du terrain sur lequel lesdites constructions ont été élevées.

 Article 4. L’Etat belge de son côté reste propriétaire des constructions formant lesdits instituts, la Ville n’ayant aucun droit d’accession sur ceux-ci.

 Article 5. La reconnaissance par la Ville du droit de propriété sur lesdites constructions est subordonnée à l’affectation de ces constructions à des instituts universitaires, c’est-à-dire, que l’Etat (N.B. en fait l’Université suite au transfert successif desdites propriétés à la Communauté française puis à l’Université elle-même en 1991) ne pourra sans le consentement de la Ville affecter ces constructions à un but étranger à l’enseignement universitaire».

 

 De facto, du fait du retrait de l’Université, la Ville de Liège devient donc propriétaire :

  • de l’Institut de Pharmacie où elle décide d’implanter l’Institut supérieur d’Architecture Lambert Lombard
  • de l’Institut de Botanique et des serres qu’elle cède par bail emphytéotique, pour une durée de 50 ans, moyennant une redevance annuelle d’un euro, à la Région wallonne (Direction Générale des Ressources Naturelles et de l’Environnement – DGRNE) qui souhaite y développer un pôle d’activités environnementales au sens large et urbanistiques.

Le bail entre la Ville de Liège et la Région Wallonne est signé le 15 juillet 2003.

En ce qui concerne les serres, on notera que ledit bail n’entrera  en vigueur que le premier janvier 2014. En effet, l’Université ayant reçu des subsides du FEDER et de la Région wallonne en 1997 (cf. supra), elle doit conserver la gestion des bâtiments ainsi subsidiés pendant au moins 15 années. Jusqu’à cette date, c’est donc l’Université de Liège qui doit assurer l’entretien et la gestion des serres et, de facto, des collections botaniques qu’elles contiennent. C’est donc la Région wallonne qui reprend la main. Mais dans une relative impréparation. La Maison liégeoise de l’Environnement a proposé de prendre en charge la gestion et l’entretien des serres moyennant une subvention. Le Ministre de l’environnement a octroyé une subvention d’urgence de 60.000 euros qui comprend notamment 1,5 emplois de jardinier. Les spécimens du jardin botanique ne seront donc pas abandonnés. Mais la solution de sauvegarde n’est que provisoire. Aux trois acteurs publics (Ville, ULg et Région) de se mettre autour de la table pour la gestion future du site…

 

Questions :

 -          le Collège est-il prêt à s’engager en faveur de la gestion globale du site en mettant sur pied un comité de gestion associant les trois acteurs publics et les associations ?

-          le Collège est-il prêt à déposer une fiche FEDER pour la rénovation des serres du jardin botanique à l’occasion de la prochaine programmation qui débutera en février 2014 ?

-          le Collège est-il prêt à intégrer l’affectation de la maison de l’ancien jardinier en chef au coin des rue Fusch et Courtois (actuellement occupée par une brigade du service de la propreté) dans cette dynamique globale ?

 

Brigitte Ernst

Conseillère communale

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