Taxes liégeoises : la persistance dans l’erreur

Monsieur l’échevin Firket,

S’agissant des Taxes, je relisais la semaine dernière mon intervention 2016 portant sur le budget 2017. Je ne suis absolument pas ravi de constater qu’outre quelques chiffres, je ne vois rien à y retrancher. La persistance dans l’erreur et les expédients confine aux beaux arts, avec la constance digne d’un jardinier amateur retraité. Planche à billets rime donc plus que jamais avec rendements en berne.

La pression fiscale diminue mais à quel prix, celui de l’étranglement de contributeurs matraqués et pour certains exsangues. A défaut d’en pleurer, je doit donc prendre le parti d’en rire… Je vous félicite donc pour la baisse drastique du rendement de la taxe toute boite. La sur interprétation de la législation en vigueur se fait au détriment des commerçants, et tant pis si la jurisprudence est défavorable et le risque juridique colossal. De plus de 3ME à moins de 2ME aujourd’hui, après un pic à plus de 5ME à mi-législature, vous serez bien en peine de nous expliquer comment tout ceci fut bien géré les 5 dernières années. Les boîtes aux lettres des habitants se vident et c’est tant mieux; le porte monnaie de la ville se vide d’autant et c’est tant pis. Mes avertissements via interpellation n’auront servi à rien, il faudra attendre la prochaine législature pour changer tout ça et nous nous y attelerons, n’en doutez pas.

Autre parfait contre exemple de bonne gestion: la taxe urbaine non ménage, qui suite à la condamnation cinglante de la Ville, en instance et confirmé en appel, devait être revue, comme promis à Mme Nikolic et à moi-même in illo tempore. La notion recalée étant toujours présente dans les règlements actuels, et les mêmes causes entrainant les mêmes conséquences, je ne doute pas que malgré vous, après vous, nous soyons condamnés encore et encore. En termes de message politique, les indépendants, artisans et entreprises concernés apprécieront…

Je vous épargne la tarte à la crème qu’est la taxe sur les pylônes, au rendement nul depuis le début de législature et inscrit chaque année au budget. C’en devient burlesque, il y a du Broadway là dedans, mais pas tellement de talent… Dernier cas, pour le fin bec, j’adore terminer par le dessert: la taxe sur les immeubles inoccupés. Quel rollercoaster, on se croirait à Plopsa-Coo! Entre les variations d’assiette, d’enrôlement, de rendement, de priorité… aujourd’hui personne ne sait ce que ça rapporte, ce que ça rapportera et comment ça fait changer – ou pas – les propriétaires sinon négligents au moins indélicats.

J’apprenais aujourd’hui qu’à Grenoble le maire écologiste Eric Piolle conventionne les bâtiments vides pour pouvoir y loger dans un provisoire à tout le moins salubre les SDFs et Migrants en souffrance dans sa ville. La comparaison provoque stupeur et tremblements…

Quentin Le Bussy

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