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19sept

Qualité de l’air à Liège: des solutions existent!

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Ce lundi, Greenpeace révélait les résultats de son étude de la qualité de l’air à Liège : les normes de pollution au NO2 (issu des moteurs diesel) sont largement dépassées, notamment en plein centre-ville! Bien que peu surprenants, ils n’en restent pas moins inquiétants pour la santé de nos concitoyens, en particulier les plus jeunes, plus vulnérables à ce type de pollution. Ces mesures appuient le constat que nous faisons nous-mêmes au mois de mai rue Hors Château avec des franchissements de seuils dans les zones les plus étroites.

Depuis longtemps, la question de la pollution de l’air est une préoccupation centrale des écologistes. Début septembre, lors de la rentrée scolaire, nous émettions au conseil communal une série de propositions pour prendre ce mal à la racine en invitant le collège à rendre crédibles les alternatives aux déplacements en voiture sur le chemin de l’école :

  • La sécurisation des itinéraires pour les écoles disposant d’un haut potentiel cyclable (écoles de fond de vallée, écoles des plateaux comme à Rocourt ou à Grivegnée). Cela passe notamment par la définition d’une stratégie « zone 30 étendue » et le dégagement au maximum des abords d’école des voitures ventouses.

  • La création de parkings vélos sécurisés dans l’enceinte des écoles primaires et secondaires communales.

  • La généralisation du brevet cycliste pour les élèves de 5ème primaire avec l’objectif que tous les élèves qui entrent en secondaire disposent de ce brevet d’ici 2020 en commençant par les écoles de fonds de vallée plus exposées aux risques de pollution.

  • La désignation d’un conseiller ou d’une conseillère en mobilité au sein du corps enseignant de chaque école qui pourrait insuffler divers projets comme le co-voiturage ou les pédibus, en mettant les parents en réseau.

 

La bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que la marge de progression est énorme : la Ville de Liège, rien que dans son propre réseau communal, compte plus de 25.000 élèves. Seuls 2% de ces déplacements se font aujourd’hui à vélo. Lorsqu’on interroge les enfants et les jeunes, l’enthousiasme est au rendez-vous pour se rendre à l’école à vélo, mais c’est la douche froide chez les parents. La sécurisation des déplacements doux est indispensable pour amorcer un changement.

Nous veillerons à ce que cette dimension soit intégrée dans le Plan Urbain de Mobilité actuellement en cours d’actualisation.

Sarah Schlitz, conseillère communale
Bénédicte Heindrichs, cheffe de groupe

15sept

Pour un règlement communal «mendicité» techniquement applicable, humainement juste et socialement soutenable

Lors du CC du 29 mai, 2017 Ecolo Liège, par la voix de son conseiller Guy Krettels, a déposé une motion demandant l’abrogation de l’actuel Règlement communal « Mendicité » datant de 2001. Nous avons dénoncé le caractère inapplicable (et inappliqué), inefficace, voir liberticide de ce règlement. Par la multiplication des arrestations administratives à répétition, qui ne font en rien avancer les problèmes des personnes concernées, on en est revenu à la logique d’avant la Loi Onkelinx de 1993 visant justement à dépénaliser la mendicité.

Notre initiative a eu pour suite 2 débats approfondis en Commission générale qui ont permis de faire avancer la réflexion de l’ensemble des groupes et de rapprocher certains points de vue. De nombreux contacts avec des acteurs de terrain nous ont par ailleurs également permis de préciser et conforter notre position.

En réponse à la demande du Bourgmestre exprimée lors de la dernière Commission, Ecolo lui transmet en ce jour une proposition de délibération portant sur 3 modifications à apporter à ce règlement. Ces modifications concernent pour l’essentiel l’article 2§3 («Permission dans différentes zones selon calendrier ») et l’article 3 (« Horaires autorisés selon les jours »). Nous demandons que cette proposition soit mise à l’OJ du Conseil du 2 octobre (après présentation en Commission du Bourgmestre) et soumise au débat public et au vote.

Nous espérons que l’unanimité puisse se faire sur ces modifications qui permettront de réguler la mendicité selon des règles qui soient applicables, tout en assurant respect de tranquillité et de l’ordre sur la voie publique, et qui garantissent l’esprit de la Loi de 1993.

Guy Krettels, conseiller communal

Quentin Chouffart, co-président de locale Ville de Liège

14sept

Haïsses-Piédroux, un projet à oublier. Le développement territorial, une priorité pour la prochaine législature

Coup de théâtre mardi passé lors de la réunion de concertation suite à enquête publique sur le projet immobilier d’Haïsses-Piédroux le promoteur a retiré le projet, signalant désirer se concentrer sur celui qu’elle poursuit sur la commune de Fléron.

(photo: Matthieu Litt)

Cette victoire, c’est avant tout le résultat d’une mobilisation et d’une lutte citoyenne, avec de nombreux relais associatifs, qu’il convient de saluer: plus de 4700 signatures rassemblées, une présence massive lors du conseil communal de juin, une interpellation citoyenne prévue pour celui d’octobre… force est de constater que l’apathie démocratique n’est pas une fatalité. Les chênéens et de nombreux liégeois soucieux de leur ville se sont mobilisés et ont contribué de façon constructive à l’enquête publique permettant ainsi d’instruire sérieusement le dossier. Loin de s’être cantonnés à une simple opposition “contre”, il est important de souligner que les collectifs mobilisés ont d’emblée proposé des  alternatives tant pour l’avenir du site que du quartier de Chênée.  

Ecolo Liège s’était dès le mois de juin positionné sans ambiguïté contre ce projet d’éco-quartier (http://www.liege.ecolo.be/2012/?p=3642) et se félicite de cette issue, même s’il est assez évident que ce dossier reviendra. Nous avions interpellé par deux fois pour nous inquiéter de l’évolution de ce dossier et s’il revenait sur le devant de la scène nous ne manquerons pas d’y prêter à nouveau toute l’attention requise. Si la demande de permis était très charpentée techniquement et que la seconde version répondant à nombre de critiques initiales, c’est tout simplement l’opportunité de bâtir sur un tel site (aujourd’hui vierge et vert, fortement enclavé) que nous jugions négativement. Ce sont les noyaux d’habitats existants qu’il s’agit de densifier, pas les espaces restés verts. (Lire la suite…)

05juil

Étude d’incidence pour un méga parking à la Citadelle : mobilisons-nous contre les fausses solutions !

Guy

Nouveau rebondissement pour le quartier Sainte-Walburge et sa citadelle imprenable ! L’hôpital, après avoir rêvé d’une bretelle d’autoroute à travers les Coteaux, revient à la charge avec un projet de parking de 3 étages d’une capacité 1100 emplacements.

Jeudi dernier, la « réunion préalable à l’étude d’incidence » (sorte de séance d’information à destination des citoyens) était organisée par l’hôpital afin de présenter ce nouveau projet. Une étape obligatoire dans le processus d’obtention du permis.

Voici les points que le groupe Ecolo a retirés de cette soirée :

-       Tout d’abord, plusieurs éléments essentiels sont absents du diagnostic qui nous a été présenté, ce qui le rend peu légitime:

  • Le taux de saturation des parkings payants actuels.
  • La répartition par mode de transport des travailleurs et patients qui fréquentent la Citadelle (quel pourcentage s’y rend en voiture, transport en commun, vélo, pied, co-voiturage ?)
  • L’impact que le parking P+R en cours de construction au niveau de la sortie Vottem aura sur la mobilité dans le quartier (ce projet avait pourtant été présenté comme un moyen desservir le CHR…)
  • Le taux de remplissage des navettes qui relient le parking du Kinépolis à l’hôpital.
  • Le projet de téléphérique pour lequel le gouvernement Wallon a pourtant acté la réalisation d’une étude de faisabilité.

-       Ensuite, sur la méthode, nous avons le sentiment que les choses ont été pensées à l’envers. Petite métaphore : si vous voulez faire des économies d’énergies dans votre logement, n’importe quel expert vous dira faut commencer par isoler votre toit et remplacer vos châssis avant d’investir dans des panneaux photovoltaïques. Ici c’est pourtant l’inverse qui est en train de se passer : aucune mesure n’a été mise en place préalablement pour tenter de résoudre les problèmes de mobilité.

Nous pensons notamment à la création d’une cellule d’accompagnement des patients et du personnel dans leurs choix de mobilité, à la création de cheminements piétons et cyclistes sécurisés et accessibles à tous ou encore à la mise en place d’un plan tarifaire pour le quartier (horodateurs + cartes riverains).

Il y a à peine quelques jours, lors d’une présentation de l’actualisation du plan Communal de Mobilité, un expert avait pourtant expliqué à l’ensemble des élus qu’aujourd’hui, on ne préconise plus la création d’infrastructures lourdes mais qu’on s’oriente davantage vers la création de services pour impulser des changements de comportements, moins impactants pour l’environnement et les riverains, plus rapides à mettre en place et surtout moins onéreux. A croire que chez certains, c’est entré par une oreille et sorti par l’autre…

-       Nous soulevons également l’absence de congruence avec l’objectif exprimé de « faire du CHR un hôpital intégré dans la Ville et ouvert sur le quartier Saint-Walburge ». La création de ce parking aura pour conséquence d’amener encore plus de voitures à traverser le quartier, déjà totalement saturé. Cette décision est d’autant plus incompréhensible qu’il est établi dans le diagnostic que 50% des travailleurs vivent dans un périmètre de 10km et que la zone d’influence la plus forte au niveau des patients est située sur Ans, Herstal, Liège et Seraing. La logique voudrait que l’on renforce l’accessibilité de l’hôpital depuis ces quartiers via une meilleure offre de transport en commun. Un plus grand parking n’a jamais résorbé un embouteillage…

-       A ce stade du dossier, l’architecture et les caractéristiques du parking ne sont pas encore définies. Elles dépendront de l’acteur privé qui sera sélectionné dans le cadre du partenariat public-privé. Néanmoins, attendu que cet acteur va œuvrer dans le but de la maximisation de ses profits, il est peu probable que le parking soit enterré vu les coûts très élevés que cela représente en comparaison avec un parking en surface sur plusieurs étages. Une fois construit, c’est à ce même acteur privé qu’il reviendra de gérer le parking et de fixer les tarifs qui devront lui permettre de rentrer dans ses frais. Qu’est ce qui garantit que les usagers choisiront de payer plutôt que de se garer un peu plus loin gratuitement dans le quartier comme c’est le cas actuellement ?

-       Pour faire passer la pilule, les représentants de l’hôpital nous ont présenté les aménagements des abords du parking qu’ils projettent de réaliser : cheminement cyclo-piéton, réaménagement d’espaces verts à l’arrière de la Citadelle, plaine de jeux,… Seul hic : ces projets ne sont pas concernés par la demande de permis, leur concrétisation dépendra uniquement du bon vouloir de l’hôpital.

-       Enfin, le timing choisi n’est pas propice à encourager la participation : la réunion était organisée au moment où avait lieu la remise des prix des écoles primaires de la Ville, et le même soir que la présentation du projet Bavière.

La tenue de la réunion donne le coup d’envoi de l’étude d’incidence durant laquelle les citoyens ont 15 jours pour envoyer leurs remarques à la ville. Le délai proposé tombe donc dans la première quinzaine de juillet…

Pour conclure, voici les arguments que nous comptons faire valoir auprès de la Ville :

-       le nombre de 1100 places nécessaires ne repose pas sur une étude fiable et augmentera encore l’afflux de véhicules dans le quartier ;

-       Un dialogue devrait être initié entre différents acteurs (la Ville, le TEC, le GRACQ, le comité de quartier) et l’hôpital pour envisager des mesures de mobilité alternatives à ce projet pharaonique et déconnecté des enjeux réels ;

-       le parking, s’il devait tout de même voir le jour, doit absolument être enterré pour des questions paysagères, d’accessibilité des modes doux (en surface, il obligerait les visiteurs à faire un grand détour pour le contourner) et de sentiment de sécurité (les cheminements piétons qui longeraient ce parking seraient peu conviviaux et dotés de plusieurs angles morts ce qui incitera encore moins à s’y rendre à pied) ;

-       dans les aménagements des abords, les cheminements cyclistes et piétons doivent être séparés.

Que vous soyez à la mer ou à la montagne, envoyez votre carte postale à :

Département de l’Urbanisme,
à l’attention de M. Renaud Kinet-Poleur
La Batte 10, 4eme étage
4000 Liège

(en mentionnant les nom et adresse de la personne et les références du dossier à savoir dossier n° 4622 – Construction de parkings sur le site du CHR de la Citadelle)

OU

par mail via enquete.urbanisme@liege.be.

Pour le 14 juillet inclus.

Découvrez la présentation du projet en cliquant >>> ICI.

Sarah Schlitz

Conseillère communale

04juil

Projet Immobilier Haïsses Piédroux: pour Ecolo, c’est non.

Environ 5000 réponses à l’enquête publique ont été envoyées (on attend le décompte exacte), ce qui montre bien que les citoyens veulent avoir leur mot à dire dans les choix posés pour l’avenir de leur ville. Nous saluons également la forte mobilisation du collectif du Ry Ponet qui a permis d’élargir le débat. Nous invitons les autorités à être à l’écoute de l’avis des citoyens

Après avoir par deux fois questionné le Collège à ce sujet (septembre 2016, mai 2017) et analysé le projet tel que revu, le Groupe Local Ecolo de Liège délivre en cette fin d’enquête publique son avis concernant le projet de lotissement actuellement soumis à enquête publique.

Malgré certaine évolutions, ce projet continue à poser de nombreuses questions (mobilité, densités) et ne correspond pas à la vision d’Ecolo Liège quant à l’aménagement des espaces publics, des espaces verts et de Chênée. Nous insistons également sur l’importance d’intégrer une véritable dimension participative dans tous les projets urbanistiques d’envergure, sur ce site et ailleurs sur le territoire de la Ville, via la CCATM, les citoyens et collectifs. Ecolo ne manquera pas d’émettre des propositions dans ce sens.

28avr

Police de Liège en eau trouble: reprendre la barre et changer de cap

Ces derniers jours, la Police locale de Liège a fait parler d’elle pour plusieurs affaires distinctes. Le groupe ECOLO, interpellé par les faits, se devait de réagir. Veuillez trouver ci-joint nos analyses et propositions.

Entre le droit de manifester et le maintien de l’ordre sur la voie publique, bienveillance et Etat de droit doivent primer

Dimanche 26, lors de la marche annuelle contre le centre fermé de Vottem, la police intervenait de manière musclée en arrêtant plusieurs manifestants, suscitant le choc et l’incompréhension du public familial présent.

Ces arrestations auraient été ordonnées suite à la découverte d’outils coupants dans le sac d’une personne revenant du travail, au cours d’une fouille préventive. Il s’avère cependant que les personnes arrêtées ne détenaient rien d’illégal. Cette intervention, en plus d’être disproportionnée, était inutile.

Le lendemain se tenait un Conseil Communal lors duquel plusieurs conseillers de l’opposition n’ont pas manqué de demander des explications au bourgmestre. Il a déclaré être satisfait du rapport de la police fédérale quant à ces arrestations qu’il a lui même qualifié de «préventives ». Il a par ailleurs ajouté que les autorisations pour organiser cette manifestation avaient été accordées car, de manière générale, “elle se passe bien”. Alors que la politique migratoire menée par le gouvernement fédéral est plus inhumaine que jamais, la prochaine manifestation contre le centre fermé pourrait être interdite ?

Un peu plus tard dans la soirée, nous apprenions que plus aucune nouvelle manifestation sur la voie publique ne serait autorisée pour l’année 2017. Il est vrai que la présence policière massive en rue et lors des manifestations, décidée par le Bourgmestre suite à l’augmentation du “niveau de la menace”, fait peser sur les travailleuses et travailleurs de la police une pression inacceptable, qui ne peut que s’en ressentir dans leur qualité de vie et dans celle de leur travail.

Néanmoins, cette décision soulève plusieurs questions. Primo, une telle mesure s’appliquant aux manifestations citoyennes et politiques serait clairement anticonstitutionnelle. Nous supposons donc qu’elle vise uniquement les événements à caractère commercial. Cela mériterait cependant d’être précisé.

Secundo, l’interdiction d’événements est-elle la meilleure manière de soulager nos forces de police? Au contraire, il nous semble qu’une stratégie d’intervention policière plus légère, moins violente, serait mieux à même de remplir ses objectifs et moins génératrice de stress pour les membres des forces de police. L’intervention à Vottem est un exemple d’une méthode lourde, coûteuse en heures et en moyens, anxiogène autant pour les agent·e·s de police que pour les manifestant·e·s, inutile et contre-productive au regard de son objectif de maintenir le calme.

 Nos propositions :

  1. Accorder une réelle importance à la formation des policier.ère.s et veiller à ce qu’elle mette l’accent sur la prévention des abus en tous genre, en intégrant les enjeux de racisme, sexisme, homophobie, la communication envers les citoyen·ne·s, le respect du droit des témoins à filmer les interventions policières, etc.

  2. Mettre en place autant que possible à l’échelle de la zone de Police de Liège les recommandations émises par l’Observatoire des violences policières (ObsPol) lors de l’examen périodique universel (EPU) de la Belgique par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en 2016 :

·      assurer une assistance médicale systématique des personnes arrêtées ou violentées ;

·      identifier les policiers en toutes circonstances ;

·      faire cesser l’intimidation à l’encontre des citoyens qui récoltent des preuves d’abus policiers ;

·      plaintes contre les policiers : récolter des statistiques fiables et faire cesser les manipulations des chiffres ;

·      imposer des sanctions dissuasives pour les policiers qui abusent de leurs pouvoirs.

 Police de Liège : contrôle interne, protection des lanceurs d’alerte et suite du “Dossier Nucera”

 

Nous apprenions ce vendredi que la Société de dépannage Nucera a pris la décision de rompre unilatéralement le contrat qui la lie à la Ville de Liège. Cette décision intervient suite aux soupçons de corruption de policiers Liégeois par l’entreprise en question.
Le groupe Écolo appelle le collège à ne pas prendre de décision précipitée et à amorcer une réflexion en profondeur sur la question afin d’apporter une réponse à la hauteur de la gravité des faits reprochés.
Bien sûr, la justice doit encore faire son travail. Mais il n’empêche que cette affaire ternit l’ensemble de la police, suscitent l’incompréhension et la méfiance de la population, et renforcent le sentiment d’impunité chez les personnes les moins scrupuleuses. Au delà des responsabilités individuelles, c’est un système qui permet ou encourage ces comportements qu’il s’agit de réformer.

Voici les mesures que nous proposons de mettre en place :
1. Ne pas désigner de nouvel opérateur privé et créer un service de dépannage public à l’instar de la Ville de New-York. Ceci permettrait un meilleur contrôle de l’activité, de générer des recettes pour la Ville et de créer de l’emploi public.
2. Protéger les « lanceurs d’alerte » par la mise en place de mécanismes qui libèrent la parole des policier.ère.s révoltés par les abus dont ils ou elles sont témoins et les mettent à l’abri de représailles éventuelles.
3. Installer un vrai service de suivi systématique des problèmes liés aux fraudes et à la discipline, conforme tant à l’esprit qu’à la lettre de la Circulaire CP3 de 2011, au sein de la Zone de Police de Liège.
4. Mettre en place autant que possible les recommandations émises par l’Observatoire des violences policières (ObsPol) lors de l’examen périodique universel (EPU) de la Belgique par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en 2016 :
·      assurer une assistance médicale systématique des personnes arrêtées ou violentées ;
·      identifier les policiers en toutes circonstances ;
·      faire cesser l’intimidation à l’encontre des citoyens qui récoltent des preuves d’abus policiers ;
·      plaintes contre les policiers : récolter des statistiques fiables et faire cesser les manipulations des chiffres ;
·      imposer des sanctions dissuasives pour les policiers qui abusent de leurs pouvoirs.

Notre suivi de ces dossiers, via Questions Ecrite et Orale a trouvé réponses, mais ne sont pas en tant que telles satisfaisantes. Des difficultés, que nous espérons passagère, sont aussi l’occasion de réinterroger la gestion, le management et les pratiques publiques en la matière: à Liège de les saisir.

27avr

Province de Liège : L’homophobie dans les milieux sportifs

Question d’actualité de M. Matthieu Content au collège provincial concernant les difficultés rencontrées par les homosexuels dans les milieux sportifs :

Mesdames et Messieurs les Députés,

Chers collègues,

 De la Calamine à Amay, de Bassenge à Lierneux, notre province compte de nombreux clubs sportifs de disciplines et de niveaux différents, qu’ils soient professionnels ou amateurs. La Province de Liège détient des leviers importants permettant d’orienter les politiques sportives. Depuis quelques semaines, les associations de défense des droits des homosexuels comme Arc-en-Ciel Wallonie asbl ou encore la Fondation Ishane Jarfi, ont lancé une campagne de sensibilisation concernant les problèmes rencontrés par les homosexuels dans les milieux sportifs et en particulier dans les milieux du foot. En effet, même en Belgique en 2017 il reste difficile d’afficher ouvertement ses préférences sexuelles sans que cela ait un impact négatif au sein du milieu sportif dans lequel on évolue. C’est un constat et ce constat est encore plus lourd et plus vrai dans le milieu du football, tant amateur que professionnel et en particulier pour les hommes. Être joueur de foot et homosexuel est difficilement compatible aux yeux d’un milieu qui reste malheureusement beaucoup trop sexiste et homophobe. J’estime que la Province de Liège peut et pourrait clairement, via ses compétences sportives, sociales et d’éducation, jouer un rôle important dans la sensibilisation à cette problématique et pourrait contribuer à – si pas régler le problème – au moins le diminuer fortement. Que fait déjà la Province de Liège concernant cette problématique ? Quel peut donc être son rôle et les moyens qu’elle pourrait mettre en œuvre pour contribuer aux réponses appropriées à cette problématique ? Existe-t-il une politique cohérente et multi-départements concernant cette problématique au sein de l’administration provinciale ?

Je vous remercie pour votre réponse.

Matthieu Content

Conseiller provincial

18avr

Ecolo soutient la pétition « Vous n’auriez pas une clope par hasard ? Un crime à Liège »

La mendicité est un délit à Liège depuis 2009. Une personne en train de mendier peut être arrêtée administrativement et privée de liberté durant 12 heures. Ecolo s’était opposé à ce règlement communal à l’époque et s’y oppose encore aujourd’hui : il faut le modifier. Les raisons ? Une véritable inefficacité, qui ne résout pas les difficultés de pauvreté rencontrées par les personnes qui mendient.

En 2009, le conseiller communal Guy Krettels mettait en garde : « Qu’est-ce qu’on va faire après les douze heures d’arrestation? Rien, évidemment. Le problème (autrement dit, être à la rue) n’a pas avancé d’un millimètre « . Nous voici huit ans après. Les statistiques de la police nous apprennent que, depuis cinq ans,  les interventions policières par rapport à la mendicité ont augmenté de 72% ! Un autre phénomène s’est également développé à Liège : l’augmentation importante des vols « alimentaires »  à l’étalage. « Ces chiffres témoignent d’une détresse sociale croissante qui se concentre dans ses formes les plus extrêmes et les plus visibles dans les grandes villes », a rappelé Guy Krettels lors du vote du budget 2017 de la Police, appelant à nouveau à réviser le règlement communal encadrant la mendicité.

Que proposer d’autre ? Caroline Saal, conseillère communale, explique : « Avec les conseillers Ecolo de l’action sociale, Christine Relekom et André Verjans, nous sommes convaincus que ces situations appellent des réponses sociales plutôt que policières. Il faut agir à la fois sur les raisons de la mendicité : absence de logement, absence de revenus, assuétudes, santé mentale fragile ; et considérer les mendiants avant tout comme des personnes, plutôt que comme des « troubles à gérer », comme le mentionne très justement la pétition « Vous n’auriez pas une clope par hasard ? » (disponible ICI).

C’est pourquoi le groupe Ecolo appelle les citoyens et citoyennes liégeoises à signer cette pétition, demande sans plus attendre la révision du règlement communal concernant la mendicité et la mise sur pied d’une plateforme public-associatif « Liège zéro sans-abrisme », afin de se concentrer sur des solutions durables pour les personnes à la rue.

Pour le Groupe Ecolo,

Caroline Saal, conseillère communale

Guy Krettels, conseiller communal

André Verjans, conseiller à l’action sociale

Christine Relekom, conseillère à l’action sociale

28mar

Prochaine AG Publifin: propositions d’amendements

Pour Ecolo, il est important que la réforme de Publifin soit faite en profondeur.  C’est pourquoi nous avons propose une série d’amendements à l’Ordre du Jour qui nous était proposé, avec pour objectif de réellement influencer, en tant que 2ème actionnaire, les decisions qui seraient prises lors de l’AG de Publifin de ce jeudi 30 janvier. Comme nous l’énoncions par ailleurs, il nous revient, en tant qu’élus, de rendre à cette intercommunale ses valeurs de services publics et d’intérêt général.

La majorité communale (suivie par le MR et Vega) a refuse de mettre ses amendements au vote, sous pretextes d’arguments technico-légaux, qui empêcherait un actionnaire de modifier l’ordre du jour d’une Assemblée Générale à laquelle il est convié. Nous ne partageons pas cette analyse et refusons d’être cantonnés au role de presse-bouton: oui / non / abstention. Ceci nous paraît d’autant plus pertinent, au regard du fait que d’autres communes (y compris à majorité socialiste ou libérale) ont, elles, fait le choix d’amender l’Ordre du Jour qui leur était propose. Ce refus constitue donc clairement une occasion manquée de réellement reformer ces structures opaques, peu en ligne avec leur objectif de service public.

Nous déplorons la position de la majorité et nous transmettons donc notre demande d’amendements au Ministre des Pouvoirs Locaux aujourd’hui.

Dans ces conditions, le groupe Ecolo a vote contre les points de l’Ordre du Jour tel que propose et sur lesquels nous proposions un amendement, car nous considérons qu’il ne permettra pas une réforme en profondeur de l’ensemble de la structure Publifin, et ne prendra pas en compte l’avis des travailleurs (au travers de leurs représentants syndicaux).

 

Ci-dessous, vous trouverez l’ensemble des amendements proposés par Ecolo Liège:

 

Amendement 1 :

Remplacer le point 1 de l’OJ par : 

« 1. Fixation du nombre d’administrateurs (passage de 27 à 11 membres et suppression d’unmandat de Vice-Président). Mission à confier au nouveau Conseil d’Administration tel qu’il sera composé  à l’issue du vote de l’Assemblée Générale sur le point 9 du présentOJ, consistant en une proposition relative :

  • à un élargissement du Conseil  d’Administration à des représentants des travailleurs, avec voix consultative, conformément au CDLD
  • à l’éventualité d’un élargissement du Conseil d’Administration à des administrateurs indépendants représentant les usagers, laquelle proposition sera soumise à la délibération des associés lors d’une seconde Assemblée générale. »

 

2 demandes :

Voix consultative pour des représentants des travailleurs. Il faut leur laisser le choix de la marge d’implication, mais c’est en tout cas aux responsables politiques de tendre la main et de changer les comportements tels qu’on a pu les voir sur video ou les entendre dans différents témoignages de syndicats. Tous les syndicats ne sont pas intéressés par la cogestion, mais la voix consultative permet de les consulter. Ils ne deviennent pas solidaires de toutes les décisions prises, mais ils ont voix au chapitre. Leurs mouvements de grève montrent une volonté d’être entendus, et à raison. Les travailleurs ont des expertises à apporter : sur leur rôle, sur leur emploi, sur le fonctionnement et le dysfonctionnement de Publifin ; ils sont une source d’enseignement sur les dangers et les enjeux que rencontre l’intercommunale.

Il s’agit également d’étudier la possibilité d’intégrer des représentants des usagers en tant qu’administrateurs indépendants. Notre réflexion semble d’autant plus pertinente après les témoignages en commission d’enquête ce lundi 27 mars, de Francis Ghigny de la CWAPE (organisme official pour la regulation des marches wallons de l’électricité et dugaz) qui raconte une échange entre André Gilles et lui, où André Gilles aurait rétorqué au souci de la CWAPE de ne pas gonfler la facture énergétique des consommateurs: « Depuis quand la Cwape  défend-elle l’intérêt du consommateur ? ». C’est un témoignage, qui en rejoint d’autres, il conviendra de voir ce que répondra l’intéressé. Toujours est-il qu’aujourd’hui, quand les Liégeois ouvrent leur facture, ils pendent à Publifin et se demandent s’ils ont été grugés. Or l’intercommunale, Madame Heindrichs l’a dit, est censée render un service public d’intérêt general, accessible à l’ensemble des Liégeois. Intégrer des administrateurs représentant les usagers de Publifin montrerait qu’elle est Claire sur son role de service public, en permettant aux usagers d’accentuer la défense de leurs intérpêts et de renforcer le lien avec la société civile.

 

Amendement 2

Remplacer le point 5 de l’OJ par :

« Modifications statutaires en lien avec les amendements déposés. »

Justification : il s’agit d’un amendement technique, ces modifications sur les statuts se faisant en fonction des amendements acceptés par l’AG.

 

Amendement 3 

Remplacer le point 6 à l’OJ par :

« Mission à confier au nouveau Conseil d’Administration tel qu’il sera composé à l’issue du vote de l’Assemblée générale sur le point 9 de l’OJ consistant en l’analyse de toutes les pistes de réflexion quant au devenir de l’intercommunale, de FINANPART, de NETHYS et de ses filiales dans leur ensemble, lesquelles seront soumises à la délibération des associés lors d’une seconde Assemblée générale. »

Justification : il s’agit de ne pas limiter la réflexion et les pistes de réforme à la seule intercommunale Publifin étant donné l’apport de branches d’activités vers Finanpart, Nethys et ses filiales, dont RESA. En effet, circonscrire la mission à la seule intercommunale Publifin reviendrait dans le chef de l’AG à considérer qu’il n’est pas utile de réformer le groupe dans son ensemble.

En 2013 et en 2014, les administrateurs Ecolo ont tiré la sonnette d’alarmeau sein du CA sur le fait que Tecteo-Publifin devenait une coquille vide, que beaucoup de pouvoir avait été « changé de place » et que cela mettait le conseil d’administration dans un rôle essentiellement informatif et pourtant responsable de décisions de gestion prises ailleurs. Amender ce point, c’est donner les coudées franches au CA, en terminer avec les arguments technocratiques et assumer que la réforme sera profonde. Les multiples couches auraient pour objectif de permettre le développement des activités, certes, mais cela a entraîné, et c’est volontaire dans le chef de certains, la mise à distance de « la partie polémique » : le salaire des managers, des achats de groupe de presse… Pour certains membres de ce conseil, cette réforme va « forcément avoir lieu » alors si elle va forcément avoir lieu, envisageons-la clairement dès maintenant. Montrons que nous sommes guidés non par une stratégie du ravalement de façade, mais par l’intérêt général, le non enrichissement personnel, le sens du service public.

 

Nous considérons également que le CA doit solliciter du gouvernement wallon la nomination de deux délégués au contrôle du Gouvernement, afin que la Région Wallonne exerce enfin sa tutelle au sein de l’intercommunale.

Enfin, nous avons proposé de donner mission au CA de convoquer une AG de Finanpart et de Nethys. Il est nécessaire pour les associés actionnaires de Publifin, et donc de Finanpart et de Nethys, de reprendre le contrôle sur la structure dans son ensemble et d’en renouveler les décideurs. Dans la ligne droit de l’amendement 6, ces propositions visent à passer un message clair à l’Intercommunale.

 

Caroline Saal, conseillère communale

27mar

PUBLIFIN : Ecolo veut enfin une action forte du Conseil Communal de Liège pour reprendre le contrôle

Le conseil communal discute enfin, très en retard, d’une question qui a eu pourtant l’effet d’un tsunami sur les citoyens et la classe politique.

Ce soir est un jour important pour le conseil communal de Liege :  on va voter sur le mandat à donner aux membres de l’AG de publifin qui va désigner un nouveau CA.

C’est un moment DECISIF parce que

  1. nous devons montrer au citoyen, et plus spécialement au liégeois, qu’il a été compris ; que notre conseil va au-delà des appartenances particratiques, des enjeux personnels. Nous avons l’opportunité de prendre nos responsabilités et de donner à nos représentants un mandat qui sera clair. Ce mandat doit être d’une très grande lisibilité et porter sur deux points nets et bien définis : la réforme de gouvernance et la définition de ce que nous attendons du projet économique de cette intercommunale.
  2. Nous avons un rôle crucial à jouer : nous sommes le 2 em actionnaire de Publifin !

Il ne nous appartient pas de nous prononcer sur les responsabilités individuelles, c’est le rôle de l’information judiciaire. Nous ne débattrons pas non plus ici des reformes décrétales à mener pour qu’un tel scandale ne se reproduise plus et que le système fonctionne mieux à l’avenir, c’est le rôle de la commission d’enquête parlementaire.  Le groupe Ecolo ne veut pas ici attiser la flamme du «  tous pourris »  ou demander des comptes sur des éléments que notre conseil me maitrise pas. 

 

Mais nous n’allons pas nous taire ! Faire le gros dos ou ne pas parler des choses qui fâchent parce que ça dérange certains à titre personnel. On ne va pas se laisser bâillonner par le chiffon rouge du « bashing » ou du chantage à l’emploi. On ne va pas se taire parce que comme dirait le représentant de Nethys : « il faut que cela s’arrête parce que ça fait du mal au chiffre d’affaires et à l’image de la boite » « Rendez-vous compte : des jeunes ingénieurs nous quittent »…. La faute à qui ? Est-ce pour ça qu’on peut faire l’économie d’un débat sur ce qui a foiré ? non ! Je dirais que c’est précisément parce qu’Ecolo est soucieux de l’avenir de cette intercommunale, c’est parce qu’Ecolo est conscient de l’importance de cet outil qu’Ecolo  a bataillé pour obtenir une commission spéciale dans ce conseil, et un débat au sein du conseil  et a déposé des amendements au texte proposé par le CA démissionnaire. Ecolo le demande depuis janvier, nous y sommes enfin.  Parce que ce n’est pas nous ici, individuellement ou collectivement qui avons créé le problème. Mais c’est quand même à nous, de sortir de ce scandale par le haut en regardant les choses en face et en reprenant le contrôle de quelque chose que nous avons trop délégué : le pouvoir de décision. 

 

Le politique doit faire fonctionner les intercommunales de manière transparente et efficace

Les citoyens sont en colère : ils pensent que la classe politique a failli à sa mission. Les travailleurs de Nethys ont peur pour leur emploi et pour l’avenir du projet économique.

Le système connait une crise majeure. Vous avez vu comme moi les impacts de celle-ci sur les intentions de vote des électeurs et les ébranlements majeurs qu’ils annoncent. Nous avons la responsabilité là où nous le pouvons de rétablir les valeurs de service public et d’intérêt général. C’est pour cela que nous avons été élus et c’est là-dessus que nous devons rendre des comptes aux liégeois.

Pour pouvoir prendre des décisions et ensuite rendre compte, il faut préalablement se mettre d’accord sur les enjeux et les objectifs poursuivis.  Notre système démocratique prévoit le débat et la confrontation des points de vue. C’est pourquoi depuis janvier ECOLO réclame que l’on débatte du problème avec un véritable ordre du jour.  Aujourd’hui, nous avons eu ce débat en commission generale et il a fallu être très vigilant pour ne pas laisser étouffer le débat.  Nous avons voulu et obtenu que l’on parle de 3 choses :

  1. Ce qu’on attend d’un mandataire,
  2. L’avenir de publifin,
  3. Le mandat pour les représentants à l’AG

 

L’objectif d’ECOLO est que demain le système fonctionne mieux au service des citoyens.  Nous ne sommes pas là pour faire couler le sang ou tirer profit d’une situation à notre avantage. Le désaveu de la classe politique nous inquiète et nous voulons dépasser l’intérêt de notre seul part. Au contraire, et nous voulons le faire avec vous  :

  •  nous voulons un système politique transparent qui ait la confiance des citoyens,
  •  nous voulons un service public qui fonctionne de manière efficace et au meilleur cout, ;  Oui, Ecolo est clair, sans surprise : Les scandales politiques tendent à le faire croire mais « Intercommunale » n’est pas synonyme de dysfonctionnement. Un service public a pour objectif de rendre des services essentiels à l’ensemble des Liège, de manière accessible à chacun, et  d’en assurer la qualité et la continuité. Dans un contexte difficile, il va falloir défendre l’intercommunale.  Le maintien en structure publique permet d’éviter les entrées en bourse, privatisation et spéculation.  Aujourd’hui, Publifin/Nethys doit devenir digne de ses missions. Ecolo pense que la future Assemblée Générale de Publifin est une étape décisive en ce sens. Le fait que les activités soient et restent dirigées au niveau liégeois est aussi rassurant pour beaucoup quant au maintien de l’emploi localement.
  • Le maintien en structure publique ne suffit pas, cependant, et ne permet pas de garantir, comme allant de soi, des modes de bonne gouvernance, le non enrichissement de certains, la juste redistribution aux communes. Et surtout de garantir que les élus locaux sont en mesure d’effectuer leur travail de contrôle démocratique et de choix budgétaires dans les deniers publics. Nous voulons que l’intercommunale publifin, nethys et finanpart soient des outils publics économiques performants, mais respectueux aussi des règles démocratiques. 

Le politique doit remettre au centre de l’avenir de publifin les valeurs de service public et d’intérêt général

Dans ce contexte, je n’admets pas qu’on veuille nous faire voter oui/non/abstention- sur des textes qui sont

  • trop vagues dans leur objet : ils ne concernent qu’une partie de la structure
  • sans obligation de résultat, ni calendrier

Le collège veut nous faire croire qu’il n’y a qu’un scénario possible : celui de s’en remettre au prochain CA, au temps et à la confiance.  

Le collège nous explique que c’est ainsi parce que c’est la loi ou que nos demandes seront rencontrées plus tard. On comprendra que le groupe Ecolo ne peut se contenter de cette réponse et acheter un chat dans un sac et se méfie.

1. On ne parle pas de n’importe quelle intercommunale aujourd’hui, mais d’une intercommunale où certains essayent depuis des années de contourner les règles.

2. Ce débat, que révèle-t-il ? Le manque de démocratie : un actionnaire aurait pour seule et unique possibilité, à vous entendre, de dire oui ou non, de rester ou de partir.

Nous refusons cette solution trop peu énergique et trop imprécise ! On ne nettoie pas les écuries d’Augias avec un pinceau et une petite cuiller !!

Pour Ecolo, il y a sur la table 3 scénarios possibles :

  • Accepter de jouer les actionnaires sans pouvoir : dire oui-non, abstention en respectant le formalisme ;
  • Exercer le pouvoir qui nous est conféré en votant non .
  • Exercer le pouvoir qui nous est conféré en modifiant le texte soumis au vote pour garantir la bonne fin du mandat conféré  et rejoindre les communes qui ne veulent pas donner leur blanc-seing et ont approuvé des modifications d’ordre du jour, dont plusieurs communes à majorité socialiste ou libérale

Nous soutenons fermement la 3 em option. C’est la seule rend à l’actionnaire, à notre ville de Liège, au citoyen liégeois, son pouvoir d’actionnaire, c’est-à-dire son pouvoir de contrôle.  Nous devons, j’insiste avec gravité sur ce point, nous devons d’exercer notre pouvoir d’influence et de contrôle.   Nous avons donc déposé des amendements visant à

  • élargir le périmètre de la réflexion du prochain CA 
  • donner un rôle à des acteurs oubliés telles que les organisations syndicales.

 

Conclusion : ICI ET MAINTENANT, DE LA CLARTE ET DE LA FORCE

 

Je vais être claire : nous ne voulons pas jeter le bébé avec l’eau du bain. A côté de tout ce que l’on sait sur les mandats, etc. il y a une vérité criante également : Publifin est profitable pour Liege : l’investissement ramène des dividendes et a développé un projet économique ancré à Liege avec des emplois.

Mais aujourd’hui tout le projet économique public est hélas mis en doute car une dimension importante du projet a été oubliée : pour qui et par qui ce projet existe . La réponse est évidente : pour la collectivité. C’est parce que le citoyen fait confiance à la classe politique que ce projet a vu le jour. Et c’est parce que le politique a pour mission d’offrir un service public de qualité que ce projet a été validé.

Mais manifestement, les conditions de la transparence et des comptes à rendre ont été mises de côté. Ainsi que la finalité qui est et reste la collectivité, c’est-à-dire pour nous les citoyens liégeois.

Aujourd’hui, la confiance est rompue. On se pose même la question du Bien-fondé du projet. L’urgence est de rétablir la confiance par des mesures fortes et sans délai. Le citoyen est extrêmement attentif à la manière dont nous allons répondre à cette crise : nous pensons sincèrement que ce n’est pas en déléguant notre pouvoir de décision sans objectifs précis que nous allons rétablir la confiance.

ECOLO VEUT ENFIN UNE ACTION FORTE DU CONSEIL COMMUNAL DE LIEGE POUR REPRENDRE LE CONTRÔLE ET INVITE LES CONSEILLERS A 1. ELARGIR LE CHAMP D’INVESTIGATION DU PROCHAIN CA EN Y INCLUANT FINANPART ET NETHYS  2. ELARGIR LES ACTEURS CONCERNES EN INCLUANT LES ORGANISATIONS SYNDICALES ET UN COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT.

Publifin Amendements Ecolo

Bénédicte Heindrichs, cheffe de groupe

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