Publié dans la catégorie ‘Non classé’

09nov

Construction d’un nouveau mur anti-SDF ?

La semaine dernière, quelle ne fut pas la surprise de nombreux liégeois de découvrir que le passage sous la gare des bus d’Hocheporte a été condamné par la construction d’un mur de parpaings.

Lors du conseil communal du 30 octobre, alertée par plusieurs riverains, la conseillère Ecolo Sarah Schlitz interpellait sur la décision de condamner ce passage : « l’autoroute urbaine qui relie Burenville à la place Saint-Lambert est fortement hostile aux modes doux et crée une véritable rupture entre les quartiers qui la jouxtent. Ce passage constituait l’une des seules traversées sécurisantes et était utilisé par de nombreux cyclistes et piétons. » La conseillère interrogea l’échevin de la Mobilité sur le sujet, lui demandant qui a pris cette décision, pour quelles raisons et quelles alternatives allaient être mises en place.

L’échevin Firket a déclaré ne pas être au courant que des travaux avaient été réalisés.

Une citoyenne a eu plus de chance en interpelant la Ville sur sa page « contact ». Voici la réponse qui lui a été faite :

« Madame,

Vos doléances ont été répercutées à la SRWT, gestionnaire des infrastructures du TEC.

La décision a été prise conjointement avec la Police pour des raisons de sécurité-salubrité et les aménagements piétonniers ont été améliorés en surface pour les riverains et les usagers des bus. »

Une visite sur les lieux ne laisse pourtant apparaître aucune amélioration pour les piétons et les cyclistes. Le groupe Ecolo s’interroge donc sur les motivations réelles de l’emmurement du passage souterrain.

Le malaise dont semblent faire preuve les autorités et les termes employés font tristement écho à l’affaire du « mur anti-SDF » que la Ville de Liège avait tenté de construire sous la passerelle de la place des Carmes pour finalement se rétracter suite à l’indignation citoyenne.

Ce nouveau mur aurait-il été construit afin d’empêcher les personnes sans-abris qui y trouvaient refuge d’y accéder ?

Après avoir refusé la modification du règlement mendicité proposé par Ecolo, le Bourgmestre assume-t-il que sa politique de gestion du sans-abrisme implique d’ériger des murs de parpaings ?

31oct

Règlement mendicité : le bourgmestre et sa majorité fuient leurs responsabilités de socialistes et d’humanistes

Guy

Ainsi donc, au bout de multiples manoeuvres dilatoires suivant la motion déposée par Guy Krettels au nom du groupe Ecolo en mai 2017, le bourgmestre, suivi en cela par les conseillers PS, CDH  et MR (à l’exception de Mmes De Keyzer, Omari et Clotuche, qui se sont abstenues) a décidé de rejeter toute modification de ce règlement inapplicable et donc hypocrite, inefficace et liberticide. (voir l’intervention de G K au CC de ce 30.10  avec des exemples précis) Et ce en se basant sur le seul avis de la Police.

Si nous reconnaissons évidemment l’importance d’entendre la position de la police qui est en charge de l’ordre public, nous estimons que ce n’est pas ce seul avis (d’ailleurs contestable à nos yeux) qui peut dicter une politique par rapport à une réalité sociale et humaine terriblement dérangeante, difficile et douloureuse.

La gestion de la mendicité, pointe visible d’un appauvrissement croissant d’une partie importante de nos concitoyens (20 % des Liégeois vivent sous le seuil de pauvreté),  exige outre l’avis de la police d’autres expertises comme celle  des travailleurs sociaux de rue, des associations et services publics qui luttent contre la pauvreté. Elle doit aussi s’appuyer sur des données objectivées, chiffrées et étayées juridiquement et sociologiquement. Toutes choses qui n’ont pas été faites, sinon par le groupe Ecolo depuis le dépôt de notre motion,

En maintenant ce règlement inapplicable, la porte reste ouverte au pire : Si un-e futur bourgmestre exigeait l’application à la lettre de ce règlement, la chasse absurde et inhumaine aux mendiants serait systématique,  quotidienne et ce dans tous les quartiers de Liège.

Malgré le vote décevant de ce soir, Ecolo n’abandonnera pas la lutte en faveur de la révision profonde de ce règlement inique.

30oct

Démission de Bénédicte Heindrichs

Bénédicte Heindrichs a présenté ce lundi sa démission en tant que conseillère communale de la Ville de Liège. Cette démission est le prolongement de sa démission au sein du comité de gestion et du CA de la  CILE.

Bien que les lacunes dans l’exercice de son mandat à la CILE ne concernent qu’une seule année sur 5 et ne reflètent par ailleurs qu’une facette du travail au sein du Comité de Gestion, nous considérons qu’un mandat de cette importance dans un comité de gestion nécessite une présence active maximale. Cela n’a pas été le cas, et c’est donc incompatible avec les exigences que nous avons par rapport aux mandataires politiques. Bénédicte en a tiré les conséquences et s’est immédiatement engagée à rembourser les sommes indûment perçues.

Par ailleurs, il n’était plus possible pour Bénédicte d’exercer son mandat au sein du conseil communal de Liège. Elle a donc préféré démissionner pour permettre au groupe local de poursuivre son travail au service de Liège et de l’écologie dans les meilleures conditions possibles. Nous saluons  cette attitude responsable et la remercions en outre pour son travail et sa connaissance des dossiers en tant que conseillère communale. Nous remercions également Bénédicte pour l’attention constante qu’elle a mis dans l’accompagnement des nouveaux conseillers et conseillères.

Plus largement, cette situation nous incite à plaider une fois encore pour que les mandataires ne soient rémunérés qu’en fonction de leur travail et présence réels.

La co-présidence locale

19sept

Qualité de l’air à Liège: des solutions existent!

1BH2

Ce lundi, Greenpeace révélait les résultats de son étude de la qualité de l’air à Liège : les normes de pollution au NO2 (issu des moteurs diesel) sont largement dépassées, notamment en plein centre-ville! Bien que peu surprenants, ils n’en restent pas moins inquiétants pour la santé de nos concitoyens, en particulier les plus jeunes, plus vulnérables à ce type de pollution. Ces mesures appuient le constat que nous faisons nous-mêmes au mois de mai rue Hors Château avec des franchissements de seuils dans les zones les plus étroites.

Depuis longtemps, la question de la pollution de l’air est une préoccupation centrale des écologistes. Début septembre, lors de la rentrée scolaire, nous émettions au conseil communal une série de propositions pour prendre ce mal à la racine en invitant le collège à rendre crédibles les alternatives aux déplacements en voiture sur le chemin de l’école :

  • La sécurisation des itinéraires pour les écoles disposant d’un haut potentiel cyclable (écoles de fond de vallée, écoles des plateaux comme à Rocourt ou à Grivegnée). Cela passe notamment par la définition d’une stratégie « zone 30 étendue » et le dégagement au maximum des abords d’école des voitures ventouses.

  • La création de parkings vélos sécurisés dans l’enceinte des écoles primaires et secondaires communales.

  • La généralisation du brevet cycliste pour les élèves de 5ème primaire avec l’objectif que tous les élèves qui entrent en secondaire disposent de ce brevet d’ici 2020 en commençant par les écoles de fonds de vallée plus exposées aux risques de pollution.

  • La désignation d’un conseiller ou d’une conseillère en mobilité au sein du corps enseignant de chaque école qui pourrait insuffler divers projets comme le co-voiturage ou les pédibus, en mettant les parents en réseau.

 

La bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que la marge de progression est énorme : la Ville de Liège, rien que dans son propre réseau communal, compte plus de 25.000 élèves. Seuls 2% de ces déplacements se font aujourd’hui à vélo. Lorsqu’on interroge les enfants et les jeunes, l’enthousiasme est au rendez-vous pour se rendre à l’école à vélo, mais c’est la douche froide chez les parents. La sécurisation des déplacements doux est indispensable pour amorcer un changement.

Nous veillerons à ce que cette dimension soit intégrée dans le Plan Urbain de Mobilité actuellement en cours d’actualisation.

Sarah Schlitz, conseillère communale
Bénédicte Heindrichs, cheffe de groupe

15sept

Pour un règlement communal «mendicité» techniquement applicable, humainement juste et socialement soutenable

Lors du CC du 29 mai, 2017 Ecolo Liège, par la voix de son conseiller Guy Krettels, a déposé une motion demandant l’abrogation de l’actuel Règlement communal « Mendicité » datant de 2001. Nous avons dénoncé le caractère inapplicable (et inappliqué), inefficace, voir liberticide de ce règlement. Par la multiplication des arrestations administratives à répétition, qui ne font en rien avancer les problèmes des personnes concernées, on en est revenu à la logique d’avant la Loi Onkelinx de 1993 visant justement à dépénaliser la mendicité.

Notre initiative a eu pour suite 2 débats approfondis en Commission générale qui ont permis de faire avancer la réflexion de l’ensemble des groupes et de rapprocher certains points de vue. De nombreux contacts avec des acteurs de terrain nous ont par ailleurs également permis de préciser et conforter notre position.

En réponse à la demande du Bourgmestre exprimée lors de la dernière Commission, Ecolo lui transmet en ce jour une proposition de délibération portant sur 3 modifications à apporter à ce règlement. Ces modifications concernent pour l’essentiel l’article 2§3 («Permission dans différentes zones selon calendrier ») et l’article 3 (« Horaires autorisés selon les jours »). Nous demandons que cette proposition soit mise à l’OJ du Conseil du 2 octobre (après présentation en Commission du Bourgmestre) et soumise au débat public et au vote.

Nous espérons que l’unanimité puisse se faire sur ces modifications qui permettront de réguler la mendicité selon des règles qui soient applicables, tout en assurant respect de tranquillité et de l’ordre sur la voie publique, et qui garantissent l’esprit de la Loi de 1993.

Guy Krettels, conseiller communal

Quentin Chouffart, co-président de locale Ville de Liège

14sept

Haïsses-Piédroux, un projet à oublier. Le développement territorial, une priorité pour la prochaine législature

Coup de théâtre mardi passé lors de la réunion de concertation suite à enquête publique sur le projet immobilier d’Haïsses-Piédroux le promoteur a retiré le projet, signalant désirer se concentrer sur celui qu’elle poursuit sur la commune de Fléron.

(photo: Matthieu Litt)

Cette victoire, c’est avant tout le résultat d’une mobilisation et d’une lutte citoyenne, avec de nombreux relais associatifs, qu’il convient de saluer: plus de 4700 signatures rassemblées, une présence massive lors du conseil communal de juin, une interpellation citoyenne prévue pour celui d’octobre… force est de constater que l’apathie démocratique n’est pas une fatalité. Les chênéens et de nombreux liégeois soucieux de leur ville se sont mobilisés et ont contribué de façon constructive à l’enquête publique permettant ainsi d’instruire sérieusement le dossier. Loin de s’être cantonnés à une simple opposition “contre”, il est important de souligner que les collectifs mobilisés ont d’emblée proposé des  alternatives tant pour l’avenir du site que du quartier de Chênée.  

Ecolo Liège s’était dès le mois de juin positionné sans ambiguïté contre ce projet d’éco-quartier (http://www.liege.ecolo.be/2012/?p=3642) et se félicite de cette issue, même s’il est assez évident que ce dossier reviendra. Nous avions interpellé par deux fois pour nous inquiéter de l’évolution de ce dossier et s’il revenait sur le devant de la scène nous ne manquerons pas d’y prêter à nouveau toute l’attention requise. Si la demande de permis était très charpentée techniquement et que la seconde version répondant à nombre de critiques initiales, c’est tout simplement l’opportunité de bâtir sur un tel site (aujourd’hui vierge et vert, fortement enclavé) que nous jugions négativement. Ce sont les noyaux d’habitats existants qu’il s’agit de densifier, pas les espaces restés verts. (Lire la suite…)

05juil

Étude d’incidence pour un méga parking à la Citadelle : mobilisons-nous contre les fausses solutions !

Guy

Nouveau rebondissement pour le quartier Sainte-Walburge et sa citadelle imprenable ! L’hôpital, après avoir rêvé d’une bretelle d’autoroute à travers les Coteaux, revient à la charge avec un projet de parking de 3 étages d’une capacité 1100 emplacements.

Jeudi dernier, la « réunion préalable à l’étude d’incidence » (sorte de séance d’information à destination des citoyens) était organisée par l’hôpital afin de présenter ce nouveau projet. Une étape obligatoire dans le processus d’obtention du permis.

Voici les points que le groupe Ecolo a retirés de cette soirée :

-       Tout d’abord, plusieurs éléments essentiels sont absents du diagnostic qui nous a été présenté, ce qui le rend peu légitime:

  • Le taux de saturation des parkings payants actuels.
  • La répartition par mode de transport des travailleurs et patients qui fréquentent la Citadelle (quel pourcentage s’y rend en voiture, transport en commun, vélo, pied, co-voiturage ?)
  • L’impact que le parking P+R en cours de construction au niveau de la sortie Vottem aura sur la mobilité dans le quartier (ce projet avait pourtant été présenté comme un moyen desservir le CHR…)
  • Le taux de remplissage des navettes qui relient le parking du Kinépolis à l’hôpital.
  • Le projet de téléphérique pour lequel le gouvernement Wallon a pourtant acté la réalisation d’une étude de faisabilité.

-       Ensuite, sur la méthode, nous avons le sentiment que les choses ont été pensées à l’envers. Petite métaphore : si vous voulez faire des économies d’énergies dans votre logement, n’importe quel expert vous dira faut commencer par isoler votre toit et remplacer vos châssis avant d’investir dans des panneaux photovoltaïques. Ici c’est pourtant l’inverse qui est en train de se passer : aucune mesure n’a été mise en place préalablement pour tenter de résoudre les problèmes de mobilité.

Nous pensons notamment à la création d’une cellule d’accompagnement des patients et du personnel dans leurs choix de mobilité, à la création de cheminements piétons et cyclistes sécurisés et accessibles à tous ou encore à la mise en place d’un plan tarifaire pour le quartier (horodateurs + cartes riverains).

Il y a à peine quelques jours, lors d’une présentation de l’actualisation du plan Communal de Mobilité, un expert avait pourtant expliqué à l’ensemble des élus qu’aujourd’hui, on ne préconise plus la création d’infrastructures lourdes mais qu’on s’oriente davantage vers la création de services pour impulser des changements de comportements, moins impactants pour l’environnement et les riverains, plus rapides à mettre en place et surtout moins onéreux. A croire que chez certains, c’est entré par une oreille et sorti par l’autre…

-       Nous soulevons également l’absence de congruence avec l’objectif exprimé de « faire du CHR un hôpital intégré dans la Ville et ouvert sur le quartier Saint-Walburge ». La création de ce parking aura pour conséquence d’amener encore plus de voitures à traverser le quartier, déjà totalement saturé. Cette décision est d’autant plus incompréhensible qu’il est établi dans le diagnostic que 50% des travailleurs vivent dans un périmètre de 10km et que la zone d’influence la plus forte au niveau des patients est située sur Ans, Herstal, Liège et Seraing. La logique voudrait que l’on renforce l’accessibilité de l’hôpital depuis ces quartiers via une meilleure offre de transport en commun. Un plus grand parking n’a jamais résorbé un embouteillage…

-       A ce stade du dossier, l’architecture et les caractéristiques du parking ne sont pas encore définies. Elles dépendront de l’acteur privé qui sera sélectionné dans le cadre du partenariat public-privé. Néanmoins, attendu que cet acteur va œuvrer dans le but de la maximisation de ses profits, il est peu probable que le parking soit enterré vu les coûts très élevés que cela représente en comparaison avec un parking en surface sur plusieurs étages. Une fois construit, c’est à ce même acteur privé qu’il reviendra de gérer le parking et de fixer les tarifs qui devront lui permettre de rentrer dans ses frais. Qu’est ce qui garantit que les usagers choisiront de payer plutôt que de se garer un peu plus loin gratuitement dans le quartier comme c’est le cas actuellement ?

-       Pour faire passer la pilule, les représentants de l’hôpital nous ont présenté les aménagements des abords du parking qu’ils projettent de réaliser : cheminement cyclo-piéton, réaménagement d’espaces verts à l’arrière de la Citadelle, plaine de jeux,… Seul hic : ces projets ne sont pas concernés par la demande de permis, leur concrétisation dépendra uniquement du bon vouloir de l’hôpital.

-       Enfin, le timing choisi n’est pas propice à encourager la participation : la réunion était organisée au moment où avait lieu la remise des prix des écoles primaires de la Ville, et le même soir que la présentation du projet Bavière.

La tenue de la réunion donne le coup d’envoi de l’étude d’incidence durant laquelle les citoyens ont 15 jours pour envoyer leurs remarques à la ville. Le délai proposé tombe donc dans la première quinzaine de juillet…

Pour conclure, voici les arguments que nous comptons faire valoir auprès de la Ville :

-       le nombre de 1100 places nécessaires ne repose pas sur une étude fiable et augmentera encore l’afflux de véhicules dans le quartier ;

-       Un dialogue devrait être initié entre différents acteurs (la Ville, le TEC, le GRACQ, le comité de quartier) et l’hôpital pour envisager des mesures de mobilité alternatives à ce projet pharaonique et déconnecté des enjeux réels ;

-       le parking, s’il devait tout de même voir le jour, doit absolument être enterré pour des questions paysagères, d’accessibilité des modes doux (en surface, il obligerait les visiteurs à faire un grand détour pour le contourner) et de sentiment de sécurité (les cheminements piétons qui longeraient ce parking seraient peu conviviaux et dotés de plusieurs angles morts ce qui incitera encore moins à s’y rendre à pied) ;

-       dans les aménagements des abords, les cheminements cyclistes et piétons doivent être séparés.

Que vous soyez à la mer ou à la montagne, envoyez votre carte postale à :

Département de l’Urbanisme,
à l’attention de M. Renaud Kinet-Poleur
La Batte 10, 4eme étage
4000 Liège

(en mentionnant les nom et adresse de la personne et les références du dossier à savoir dossier n° 4622 – Construction de parkings sur le site du CHR de la Citadelle)

OU

par mail via enquete.urbanisme@liege.be.

Pour le 14 juillet inclus.

Découvrez la présentation du projet en cliquant >>> ICI.

Sarah Schlitz

Conseillère communale

04juil

Projet Immobilier Haïsses Piédroux: pour Ecolo, c’est non.

Environ 5000 réponses à l’enquête publique ont été envoyées (on attend le décompte exacte), ce qui montre bien que les citoyens veulent avoir leur mot à dire dans les choix posés pour l’avenir de leur ville. Nous saluons également la forte mobilisation du collectif du Ry Ponet qui a permis d’élargir le débat. Nous invitons les autorités à être à l’écoute de l’avis des citoyens

Après avoir par deux fois questionné le Collège à ce sujet (septembre 2016, mai 2017) et analysé le projet tel que revu, le Groupe Local Ecolo de Liège délivre en cette fin d’enquête publique son avis concernant le projet de lotissement actuellement soumis à enquête publique.

Malgré certaine évolutions, ce projet continue à poser de nombreuses questions (mobilité, densités) et ne correspond pas à la vision d’Ecolo Liège quant à l’aménagement des espaces publics, des espaces verts et de Chênée. Nous insistons également sur l’importance d’intégrer une véritable dimension participative dans tous les projets urbanistiques d’envergure, sur ce site et ailleurs sur le territoire de la Ville, via la CCATM, les citoyens et collectifs. Ecolo ne manquera pas d’émettre des propositions dans ce sens.

28avr

Police de Liège en eau trouble: reprendre la barre et changer de cap

Ces derniers jours, la Police locale de Liège a fait parler d’elle pour plusieurs affaires distinctes. Le groupe ECOLO, interpellé par les faits, se devait de réagir. Veuillez trouver ci-joint nos analyses et propositions.

Entre le droit de manifester et le maintien de l’ordre sur la voie publique, bienveillance et Etat de droit doivent primer

Dimanche 26, lors de la marche annuelle contre le centre fermé de Vottem, la police intervenait de manière musclée en arrêtant plusieurs manifestants, suscitant le choc et l’incompréhension du public familial présent.

Ces arrestations auraient été ordonnées suite à la découverte d’outils coupants dans le sac d’une personne revenant du travail, au cours d’une fouille préventive. Il s’avère cependant que les personnes arrêtées ne détenaient rien d’illégal. Cette intervention, en plus d’être disproportionnée, était inutile.

Le lendemain se tenait un Conseil Communal lors duquel plusieurs conseillers de l’opposition n’ont pas manqué de demander des explications au bourgmestre. Il a déclaré être satisfait du rapport de la police fédérale quant à ces arrestations qu’il a lui même qualifié de «préventives ». Il a par ailleurs ajouté que les autorisations pour organiser cette manifestation avaient été accordées car, de manière générale, “elle se passe bien”. Alors que la politique migratoire menée par le gouvernement fédéral est plus inhumaine que jamais, la prochaine manifestation contre le centre fermé pourrait être interdite ?

Un peu plus tard dans la soirée, nous apprenions que plus aucune nouvelle manifestation sur la voie publique ne serait autorisée pour l’année 2017. Il est vrai que la présence policière massive en rue et lors des manifestations, décidée par le Bourgmestre suite à l’augmentation du “niveau de la menace”, fait peser sur les travailleuses et travailleurs de la police une pression inacceptable, qui ne peut que s’en ressentir dans leur qualité de vie et dans celle de leur travail.

Néanmoins, cette décision soulève plusieurs questions. Primo, une telle mesure s’appliquant aux manifestations citoyennes et politiques serait clairement anticonstitutionnelle. Nous supposons donc qu’elle vise uniquement les événements à caractère commercial. Cela mériterait cependant d’être précisé.

Secundo, l’interdiction d’événements est-elle la meilleure manière de soulager nos forces de police? Au contraire, il nous semble qu’une stratégie d’intervention policière plus légère, moins violente, serait mieux à même de remplir ses objectifs et moins génératrice de stress pour les membres des forces de police. L’intervention à Vottem est un exemple d’une méthode lourde, coûteuse en heures et en moyens, anxiogène autant pour les agent·e·s de police que pour les manifestant·e·s, inutile et contre-productive au regard de son objectif de maintenir le calme.

 Nos propositions :

  1. Accorder une réelle importance à la formation des policier.ère.s et veiller à ce qu’elle mette l’accent sur la prévention des abus en tous genre, en intégrant les enjeux de racisme, sexisme, homophobie, la communication envers les citoyen·ne·s, le respect du droit des témoins à filmer les interventions policières, etc.

  2. Mettre en place autant que possible à l’échelle de la zone de Police de Liège les recommandations émises par l’Observatoire des violences policières (ObsPol) lors de l’examen périodique universel (EPU) de la Belgique par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en 2016 :

·      assurer une assistance médicale systématique des personnes arrêtées ou violentées ;

·      identifier les policiers en toutes circonstances ;

·      faire cesser l’intimidation à l’encontre des citoyens qui récoltent des preuves d’abus policiers ;

·      plaintes contre les policiers : récolter des statistiques fiables et faire cesser les manipulations des chiffres ;

·      imposer des sanctions dissuasives pour les policiers qui abusent de leurs pouvoirs.

 Police de Liège : contrôle interne, protection des lanceurs d’alerte et suite du “Dossier Nucera”

 

Nous apprenions ce vendredi que la Société de dépannage Nucera a pris la décision de rompre unilatéralement le contrat qui la lie à la Ville de Liège. Cette décision intervient suite aux soupçons de corruption de policiers Liégeois par l’entreprise en question.
Le groupe Écolo appelle le collège à ne pas prendre de décision précipitée et à amorcer une réflexion en profondeur sur la question afin d’apporter une réponse à la hauteur de la gravité des faits reprochés.
Bien sûr, la justice doit encore faire son travail. Mais il n’empêche que cette affaire ternit l’ensemble de la police, suscitent l’incompréhension et la méfiance de la population, et renforcent le sentiment d’impunité chez les personnes les moins scrupuleuses. Au delà des responsabilités individuelles, c’est un système qui permet ou encourage ces comportements qu’il s’agit de réformer.

Voici les mesures que nous proposons de mettre en place :
1. Ne pas désigner de nouvel opérateur privé et créer un service de dépannage public à l’instar de la Ville de New-York. Ceci permettrait un meilleur contrôle de l’activité, de générer des recettes pour la Ville et de créer de l’emploi public.
2. Protéger les « lanceurs d’alerte » par la mise en place de mécanismes qui libèrent la parole des policier.ère.s révoltés par les abus dont ils ou elles sont témoins et les mettent à l’abri de représailles éventuelles.
3. Installer un vrai service de suivi systématique des problèmes liés aux fraudes et à la discipline, conforme tant à l’esprit qu’à la lettre de la Circulaire CP3 de 2011, au sein de la Zone de Police de Liège.
4. Mettre en place autant que possible les recommandations émises par l’Observatoire des violences policières (ObsPol) lors de l’examen périodique universel (EPU) de la Belgique par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en 2016 :
·      assurer une assistance médicale systématique des personnes arrêtées ou violentées ;
·      identifier les policiers en toutes circonstances ;
·      faire cesser l’intimidation à l’encontre des citoyens qui récoltent des preuves d’abus policiers ;
·      plaintes contre les policiers : récolter des statistiques fiables et faire cesser les manipulations des chiffres ;
·      imposer des sanctions dissuasives pour les policiers qui abusent de leurs pouvoirs.

Notre suivi de ces dossiers, via Questions Ecrite et Orale a trouvé réponses, mais ne sont pas en tant que telles satisfaisantes. Des difficultés, que nous espérons passagère, sont aussi l’occasion de réinterroger la gestion, le management et les pratiques publiques en la matière: à Liège de les saisir.

27avr

Province de Liège : L’homophobie dans les milieux sportifs

Question d’actualité de M. Matthieu Content au collège provincial concernant les difficultés rencontrées par les homosexuels dans les milieux sportifs :

Mesdames et Messieurs les Députés,

Chers collègues,

 De la Calamine à Amay, de Bassenge à Lierneux, notre province compte de nombreux clubs sportifs de disciplines et de niveaux différents, qu’ils soient professionnels ou amateurs. La Province de Liège détient des leviers importants permettant d’orienter les politiques sportives. Depuis quelques semaines, les associations de défense des droits des homosexuels comme Arc-en-Ciel Wallonie asbl ou encore la Fondation Ishane Jarfi, ont lancé une campagne de sensibilisation concernant les problèmes rencontrés par les homosexuels dans les milieux sportifs et en particulier dans les milieux du foot. En effet, même en Belgique en 2017 il reste difficile d’afficher ouvertement ses préférences sexuelles sans que cela ait un impact négatif au sein du milieu sportif dans lequel on évolue. C’est un constat et ce constat est encore plus lourd et plus vrai dans le milieu du football, tant amateur que professionnel et en particulier pour les hommes. Être joueur de foot et homosexuel est difficilement compatible aux yeux d’un milieu qui reste malheureusement beaucoup trop sexiste et homophobe. J’estime que la Province de Liège peut et pourrait clairement, via ses compétences sportives, sociales et d’éducation, jouer un rôle important dans la sensibilisation à cette problématique et pourrait contribuer à – si pas régler le problème – au moins le diminuer fortement. Que fait déjà la Province de Liège concernant cette problématique ? Quel peut donc être son rôle et les moyens qu’elle pourrait mettre en œuvre pour contribuer aux réponses appropriées à cette problématique ? Existe-t-il une politique cohérente et multi-départements concernant cette problématique au sein de l’administration provinciale ?

Je vous remercie pour votre réponse.

Matthieu Content

Conseiller provincial

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