Nous, les Verts, avons la conviction que notre ville est une partie de la réponse pour améliorer la vie quotidienne. Partout dans le monde, des villes se sont lancées sur le chemin de la transition! Les clefs du changement sont entre nos mains. Ouvrons les portes. Avec vous !

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Actualités

27mar

PUBLIFIN : Ecolo veut enfin une action forte du Conseil Communal de Liège pour reprendre le contrôle

Le conseil communal discute enfin, très en retard, d’une question qui a eu pourtant l’effet d’un tsunami sur les citoyens et la classe politique.

Ce soir est un jour important pour le conseil communal de Liege :  on va voter sur le mandat à donner aux membres de l’AG de publifin qui va désigner un nouveau CA.

C’est un moment DECISIF parce que

  1. nous devons montrer au citoyen, et plus spécialement au liégeois, qu’il a été compris ; que notre conseil va au-delà des appartenances particratiques, des enjeux personnels. Nous avons l’opportunité de prendre nos responsabilités et de donner à nos représentants un mandat qui sera clair. Ce mandat doit être d’une très grande lisibilité et porter sur deux points nets et bien définis : la réforme de gouvernance et la définition de ce que nous attendons du projet économique de cette intercommunale.
  2. Nous avons un rôle crucial à jouer : nous sommes le 2 em actionnaire de Publifin !

Il ne nous appartient pas de nous prononcer sur les responsabilités individuelles, c’est le rôle de l’information judiciaire. Nous ne débattrons pas non plus ici des reformes décrétales à mener pour qu’un tel scandale ne se reproduise plus et que le système fonctionne mieux à l’avenir, c’est le rôle de la commission d’enquête parlementaire.  Le groupe Ecolo ne veut pas ici attiser la flamme du «  tous pourris »  ou demander des comptes sur des éléments que notre conseil me maitrise pas. 

 

Mais nous n’allons pas nous taire ! Faire le gros dos ou ne pas parler des choses qui fâchent parce que ça dérange certains à titre personnel. On ne va pas se laisser bâillonner par le chiffon rouge du « bashing » ou du chantage à l’emploi. On ne va pas se taire parce que comme dirait le représentant de Nethys : « il faut que cela s’arrête parce que ça fait du mal au chiffre d’affaires et à l’image de la boite » « Rendez-vous compte : des jeunes ingénieurs nous quittent »…. La faute à qui ? Est-ce pour ça qu’on peut faire l’économie d’un débat sur ce qui a foiré ? non ! Je dirais que c’est précisément parce qu’Ecolo est soucieux de l’avenir de cette intercommunale, c’est parce qu’Ecolo est conscient de l’importance de cet outil qu’Ecolo  a bataillé pour obtenir une commission spéciale dans ce conseil, et un débat au sein du conseil  et a déposé des amendements au texte proposé par le CA démissionnaire. Ecolo le demande depuis janvier, nous y sommes enfin.  Parce que ce n’est pas nous ici, individuellement ou collectivement qui avons créé le problème. Mais c’est quand même à nous, de sortir de ce scandale par le haut en regardant les choses en face et en reprenant le contrôle de quelque chose que nous avons trop délégué : le pouvoir de décision. 

 

Le politique doit faire fonctionner les intercommunales de manière transparente et efficace

Les citoyens sont en colère : ils pensent que la classe politique a failli à sa mission. Les travailleurs de Nethys ont peur pour leur emploi et pour l’avenir du projet économique.

Le système connait une crise majeure. Vous avez vu comme moi les impacts de celle-ci sur les intentions de vote des électeurs et les ébranlements majeurs qu’ils annoncent. Nous avons la responsabilité là où nous le pouvons de rétablir les valeurs de service public et d’intérêt général. C’est pour cela que nous avons été élus et c’est là-dessus que nous devons rendre des comptes aux liégeois.

Pour pouvoir prendre des décisions et ensuite rendre compte, il faut préalablement se mettre d’accord sur les enjeux et les objectifs poursuivis.  Notre système démocratique prévoit le débat et la confrontation des points de vue. C’est pourquoi depuis janvier ECOLO réclame que l’on débatte du problème avec un véritable ordre du jour.  Aujourd’hui, nous avons eu ce débat en commission generale et il a fallu être très vigilant pour ne pas laisser étouffer le débat.  Nous avons voulu et obtenu que l’on parle de 3 choses :

  1. Ce qu’on attend d’un mandataire,
  2. L’avenir de publifin,
  3. Le mandat pour les représentants à l’AG

 

L’objectif d’ECOLO est que demain le système fonctionne mieux au service des citoyens.  Nous ne sommes pas là pour faire couler le sang ou tirer profit d’une situation à notre avantage. Le désaveu de la classe politique nous inquiète et nous voulons dépasser l’intérêt de notre seul part. Au contraire, et nous voulons le faire avec vous  :

  •  nous voulons un système politique transparent qui ait la confiance des citoyens,
  •  nous voulons un service public qui fonctionne de manière efficace et au meilleur cout, ;  Oui, Ecolo est clair, sans surprise : Les scandales politiques tendent à le faire croire mais « Intercommunale » n’est pas synonyme de dysfonctionnement. Un service public a pour objectif de rendre des services essentiels à l’ensemble des Liège, de manière accessible à chacun, et  d’en assurer la qualité et la continuité. Dans un contexte difficile, il va falloir défendre l’intercommunale.  Le maintien en structure publique permet d’éviter les entrées en bourse, privatisation et spéculation.  Aujourd’hui, Publifin/Nethys doit devenir digne de ses missions. Ecolo pense que la future Assemblée Générale de Publifin est une étape décisive en ce sens. Le fait que les activités soient et restent dirigées au niveau liégeois est aussi rassurant pour beaucoup quant au maintien de l’emploi localement.
  • Le maintien en structure publique ne suffit pas, cependant, et ne permet pas de garantir, comme allant de soi, des modes de bonne gouvernance, le non enrichissement de certains, la juste redistribution aux communes. Et surtout de garantir que les élus locaux sont en mesure d’effectuer leur travail de contrôle démocratique et de choix budgétaires dans les deniers publics. Nous voulons que l’intercommunale publifin, nethys et finanpart soient des outils publics économiques performants, mais respectueux aussi des règles démocratiques. 

Le politique doit remettre au centre de l’avenir de publifin les valeurs de service public et d’intérêt général

Dans ce contexte, je n’admets pas qu’on veuille nous faire voter oui/non/abstention- sur des textes qui sont

  • trop vagues dans leur objet : ils ne concernent qu’une partie de la structure
  • sans obligation de résultat, ni calendrier

Le collège veut nous faire croire qu’il n’y a qu’un scénario possible : celui de s’en remettre au prochain CA, au temps et à la confiance.  

Le collège nous explique que c’est ainsi parce que c’est la loi ou que nos demandes seront rencontrées plus tard. On comprendra que le groupe Ecolo ne peut se contenter de cette réponse et acheter un chat dans un sac et se méfie.

1. On ne parle pas de n’importe quelle intercommunale aujourd’hui, mais d’une intercommunale où certains essayent depuis des années de contourner les règles.

2. Ce débat, que révèle-t-il ? Le manque de démocratie : un actionnaire aurait pour seule et unique possibilité, à vous entendre, de dire oui ou non, de rester ou de partir.

Nous refusons cette solution trop peu énergique et trop imprécise ! On ne nettoie pas les écuries d’Augias avec un pinceau et une petite cuiller !!

Pour Ecolo, il y a sur la table 3 scénarios possibles :

  • Accepter de jouer les actionnaires sans pouvoir : dire oui-non, abstention en respectant le formalisme ;
  • Exercer le pouvoir qui nous est conféré en votant non .
  • Exercer le pouvoir qui nous est conféré en modifiant le texte soumis au vote pour garantir la bonne fin du mandat conféré  et rejoindre les communes qui ne veulent pas donner leur blanc-seing et ont approuvé des modifications d’ordre du jour, dont plusieurs communes à majorité socialiste ou libérale

Nous soutenons fermement la 3 em option. C’est la seule rend à l’actionnaire, à notre ville de Liège, au citoyen liégeois, son pouvoir d’actionnaire, c’est-à-dire son pouvoir de contrôle.  Nous devons, j’insiste avec gravité sur ce point, nous devons d’exercer notre pouvoir d’influence et de contrôle.   Nous avons donc déposé des amendements visant à

  • élargir le périmètre de la réflexion du prochain CA 
  • donner un rôle à des acteurs oubliés telles que les organisations syndicales.

 

Conclusion : ICI ET MAINTENANT, DE LA CLARTE ET DE LA FORCE

 

Je vais être claire : nous ne voulons pas jeter le bébé avec l’eau du bain. A côté de tout ce que l’on sait sur les mandats, etc. il y a une vérité criante également : Publifin est profitable pour Liege : l’investissement ramène des dividendes et a développé un projet économique ancré à Liege avec des emplois.

Mais aujourd’hui tout le projet économique public est hélas mis en doute car une dimension importante du projet a été oubliée : pour qui et par qui ce projet existe . La réponse est évidente : pour la collectivité. C’est parce que le citoyen fait confiance à la classe politique que ce projet a vu le jour. Et c’est parce que le politique a pour mission d’offrir un service public de qualité que ce projet a été validé.

Mais manifestement, les conditions de la transparence et des comptes à rendre ont été mises de côté. Ainsi que la finalité qui est et reste la collectivité, c’est-à-dire pour nous les citoyens liégeois.

Aujourd’hui, la confiance est rompue. On se pose même la question du Bien-fondé du projet. L’urgence est de rétablir la confiance par des mesures fortes et sans délai. Le citoyen est extrêmement attentif à la manière dont nous allons répondre à cette crise : nous pensons sincèrement que ce n’est pas en déléguant notre pouvoir de décision sans objectifs précis que nous allons rétablir la confiance.

ECOLO VEUT ENFIN UNE ACTION FORTE DU CONSEIL COMMUNAL DE LIEGE POUR REPRENDRE LE CONTRÔLE ET INVITE LES CONSEILLERS A 1. ELARGIR LE CHAMP D’INVESTIGATION DU PROCHAIN CA EN Y INCLUANT FINANPART ET NETHYS  2. ELARGIR LES ACTEURS CONCERNES EN INCLUANT LES ORGANISATIONS SYNDICALES ET UN COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT.

Publifin Amendements Ecolo

Bénédicte Heindrichs, cheffe de groupe

27mar

Les 11 questions qu’on me pose le plus depuis le scandale Publifin

Le scandale Publifin est l’un des plus gros scandales politiques  de ces 10 dernières années. A lui seul, il a permis de mettre en évidence un ensemble de problèmes de gouvernance, allant de la transparence élémentaire aux rémunérations les plus éhontées, en passant par les fameux petits arrangements entre amis PS, CDH et MR, qui tordent le cou à la démocratie. Ce scandale canalise aussi, et c’est bien normal, la colère des Liégeois et peut-être plus largement, la colère des Wallons, mais aussi leur volonté de comprendre ce dossier, et de comprendre qui fait quoi en politique.

 

 « La commission d’enquête, c’est trop technique ! », « Moreau, il est chez Publifin ou chez Nethys ?», « Mais la politique, c’est ton travail ? »… Comme me le disait une amie, « les journalistes écrivent parfois en sautant une étape, comme si chaque citoyen savait ce dont ils parlent ou comme si on comprenait les rôles des uns et des autres ». Toutes ces remarques et questions, je vous propose d’y répondre ici. Pas de grande révélation, de grand discours politique dans ces réponses ! Tout comme mon collègue Marc Hody, j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur ce que je pense de « l’affaire Publifin » ici ou , et on reviendra très prochainement sur le dossier et sur son avenir.. Je vous propose ici d’expliquer les liens entre les conseillers communaux et les intercommunales d’une part et d’évoquer aussi le rôle d’Ecolo par rapport à Publifin d’autre part.

 

1. Conseiller communal, est-ce un métier ?

 

Non ! Conseiller communal est un mandat local. Les conseillers communaux assument leur mandat en dehors des heures de boulot, s’ils ont un travail (ils peuvent aussi être étudiants, chômeurs, pensionnés…). Soyons concrets : à Liège, les conseillers communaux se réunissent un soir par mois au conseil communal pour voter les budgets, les règlements de police, les travaux, etc. (c’est public : venez voir !) La semaine avant le conseil communal, également en soirée, ont lieu les commissions : en fonction de leurs compétences (finances, culture, environnement, enseignement, etc.), le bourgmestre et les échevins présentent les dossiers qui doivent être votés lors de la réunion du conseil communal qui aura lieu quelques jours plus tard. A côté de cela, il y a évidemment les réunions de préparation au sein d’Ecolo et, évidemment, toutes les rencontres avec  la population.

 

Nous ne touchons pas un salaire, mais des jetons de présence, c’est-à-dire une indemnité uniquement si nous assistons aux réunions des commissions (à Liège, +/- 100 euros bruts) et/ou du conseil communal (à Liège, +/- 200 euros bruts). Cet argent est destiné à couvrir des frais liés à l’activité politique. Chez Ecolo, nous rétrocédons environ 30% du montant brut à Ecolo, à la fois pour nous rappeler que le but n’est pas de nous enrichir individuellement, à la fois pour soutenir collectivement les actions de notre locale et la structure du parti, qui nous soutient dans notre mandat. Au bout du compte, je perçois donc 240 € net par mois.

 

2. Pourquoi les élus communaux ont-ils d’autres mandats ?

 

La commune chapeaute des associations communales (maison de jeunes, institution culturelle, etc.), participe à des intercommunales (c’est-à-dire une association de plusieurs communes pour rendre un service à la population – j’y reviendrai) ou est membre d’institutions qu’elle finance en partie. Elle envoie des représentants, parfois élus, parfois non, dans leurs conseils d’administration et dans leurs assemblées générales.Certains mandats dans ces organismes, notamment dans les intercommunales, doivent légalement être occupés par des personnes élues, ce qui explique que chaque élu exerce certains mandats « dérivés » supplémentaires à son mandat « originaire ».  Ceci n’a bien sûr rien à voir avec ceux et celles qui, volontairement, collectionnent une série de mandats parfois éloignés de leur mandat originaire, afin de concentrer le pouvoir ou les rémunérations !

 

3. C’est le jackpot, ces mandats ?

 

Normalement, non… Beaucoup de ces mandats ne sont pas rémunérés. Dans certains organismes publics, dont les intercommunales, les mandataires reçoivent un jeton de présence, lié au degré de responsabilité qu’ils doivent assumer dans la gestion de la structure. Ce degré de responsabilité est important et la rémunération doit permettre de dégager du temps, de se former, de préparer les dossiers, de prendre des contacts … Malheureusement, certains élus sont devenus les champions du cumul du mandat payant, d’où cette image d’homme ou de femme politique qui s’en met plein les poches, qui dégrade l’ensemble des mandataires !

 

4. C’est quoi, une intercommunale ?

 

Intercommunale, c’est une association de communes qui peuvent ensemble rendre un service public aux citoyens qu’elles ne pourraient pas remplir seules, ou pour le rendre de façon plus efficace et à moindre coût. Compte tenu de l’importance des missions de service public qu’elles exercent (distribution d’énergie ou d’eau, collecte et gestion des déchets, hôpitaux et maisons de repos, …), les intercommunales constituent des acteurs importants en termes de développement et d’emploi.

Publifin est une association intercommunale de la province de Liège (détentrice à 60%) et de communes. C’est un outil public censé servir des intérêts provinciaux et communaux dans le domaine de l’énergie et des télécommunications, mais le montage est devenu plus complexe au fur et à mesure…

 

5. Tu fais quoi chez Publifin ?

 

Je suis depuis mai 2016 dans le CA (conseil d’administration). Puisque c’est une intercommunale, son conseil d’administration est donc composé de représentants provinciaux et communaux, au nombre de 27. C’est le seul organe dont la législation détermine la répartition des sièges, en fonction du résultat des élections et c’est le seul organe où siège Ecolo… Ecolo y est représenté par 3 administrateurs. En 2016, suite à la démission d’une conseillère communale de Seraing, Ecolo a passé un appel à candidature auprès des conseillers communaux des communes concernées et un jury interne a fait passer un entretien aux candidats. J’ai été sélectionnée à ce moment-là et une assemblée de militants a validé cette proposition du jury.

Le CA se réunit entre 8 et 10 fois par an, à nouveau en soirée. Les administrateurs touchent un jeton de présence de 198 euros brut (120 net dans ma situation), s’ils sont présents. Le CA a délégué une partie de ses pouvoirs au bureau exécutif. Un bureau exécutif devrait être un organe de gestion quotidienne mais au sein de Publifin, il s’est comporté comme véritable organe de décision. C’est par exemple lui qui, il y a deux ans, a décidé d’acheter le journal L’avenir, sans aucune discussion au sein du CA. Le bureau exécutif est composé des 3 partis traditionnels (PS, MR et CDH). Lors des réunions du CA, le bureau exécutif a préparé l’ordre du jour et le présente…

 

6. Où est le scandale ?

 

En 2013, des comités de secteur ont été mis en place parce que les compétences de l’intercommunale se complexifiaient et se diversifiaient. Les membres de ces comités de secteur (PS, MR, CDH) étaient des représentants locaux chargés en principe de remettre des avis sur les questions d’énergie et de télécommunications, et sur la gestion locale de ces compétences, aux dirigeants de Publifin. Il s’est avéré que ces mandats sont devenus « fictifs » : il y avait très peu de réunions (parfois une seule par an !), le contenu était très faible (ils ne remettaient pas d’avis mais recevaient simplement de l’information du management), certains membres ne participaient même que peu aux rares réunions et ils touchaient une rémunération fixe, réunion ou pas, entre 10 000 et 20 000 euros par an, sans aucune contrepartie !

Depuis lors, le scandale s’est élargi, notamment avec la mise au jour de rémunérations totalement exorbitantes au niveau de la direction de certaines filiales (dont Nethys).

 

7. Si tu es dans Publifin, tu es dans un comité de secteur ?

 

Non, le CA et les comités de secteur sont deux instances séparées et il n’y a évidemment aucun Ecolo dans ces comités de secteur aux mandats fictifs! Ces organes ne se réunissent pas en même temps et n’ont pas les mêmes rôles. Au sein du conseil d’administration, les administrateurs ont un rôle décisionnel. Dans les comités de secteur, les membres étaient censés travailler en collaboration avec le management de Publifin et de Nethys et lui remettre des avis sur le fonctionnement de l’intercommunale.

 

8. Mais si Ecolo est dans le CA, Ecolo doit savoir, non ?

 

Les administrateurs Ecolo connaissaient l’existence des comités de secteur et leurs objectifs, qui étaient d’ailleurs mentionnés dans le rapport annuel d’activités de l’intercommunale qui est rendu public chaque année.

Ils ignoraient par contre qu’ils n’effectuaient aucun travail et qu’ils avaient été vidés de toute substance ! Au point de départ, les comités de secteur, chargés d’assurer la transition, n’étaient pas une mauvaise idée en soi. Ce qui pose gravement problème, ce sont les rémunérations totalement disproportionnées par rapport au travail (non) effectué.

Si Ecolo avait su que ces comités de secteur étaient des mandats fictifs, nous nous y serions bien entendu opposés, comme nous avons dénoncé à plusieurs reprises les décisions de la structure et son manque de transparence lors de la scission de Tecteo en Publifin/Nethys ou lors du rachat de l’Avenir par Tecteo. La culture politique de Publifin, des petits arrangements entre amis PS, CDH et MR et des mandats qui rapportent, c’est à l’encontre de ce que défend Ecolo depuis sa création !

 

9. Comment la mise en place de mandats fictifs est-elle possible ?

 

C’est ce que la commission d’enquête, qu’Ecolo a réclamé dès le début du scandale, cherche à établir ! Il est ressorti de plusieurs témoignages devant la commission d’enquête que ces comités avaient été pensés par le Bureau Exécutif (où sont présents PS, CDH et MR) et / ou par les fédérations liégeoises des partis PS, MR, CDH. Lorsque le CA a été saisi de la création de ces comités de secteur en juin 2013, aucun document n’a été transmis ni déposé en séance et la question des rémunérations n’était pas inscrite à l’ordre du jour. Il faut aussi ajouter que les procès-verbaux ne sont pas transmis aux membres du conseil d’administration. Tout a manifestement été fait pour dissimuler les éléments problématiques. Le CA a ainsi été court-circuité et a reçu très peu d’informations, en particulier sur les rémunérations.

 

10. Pourquoi Ecolo n’a-t-il pas agi sur Nethys ?

 

Parce que nous n’y sommes pas représentés ! Publifin possède Finanpart, qui possède Nethys… Dans ce montage, Ecolo n’est présent qu’au sein du CA de Publifin, contrairement au PS, au CDH et au MR, et par exemple à André Gilles, Dominique Drion ou George Pire, membres du Bureau Exécutif, qui sont présents dans chaque instance et dans une série de filiales. Le CA de Publifin est informé a posteriori des décisions importantes de Nethys mais n’a quasi aucune marge de manœuvre.

 

En 2013 et en 2014, l’intercommunale, qui s’appelait à l’époque Tecteo et devenait Publifin, a été vidée de sa substance pour la transférer dans Nethys (ce qui a notamment permis à Stéphane Moreau de toucher un salaire bien plus élevé que ceux des directeurs d’entreprises publiques). À l’époque, les administrateurs Ecolo ont tiré la sonnette d’alarmeau sein du CA sur le fait que Tecteo-Publifin devenait une coquille vide, que beaucoup de pouvoir avait été « changé de place » et que cela mettait le conseil d’administration dans un rôle essentiellement informatif et pourtant responsable de décisions de gestion prises ailleurs. Ils n’ont pas été écoutés.

Les parlementaires wallons Ecolo ont également interrogé à de nombreuses reprises le Ministre des pouvoirs locaux sur le fonctionnement des intercommunales, sur leurs rémunérations, sur les réformes nécessaires, et plus particulièrement sur plusieurs problèmes posés par Publifin et Nethys. Ils ont obtenu plusieurs réformes importantes en 2014 (retour de Publifin dans le giron régional, désignation de commissaires du Gouvernement au sein des intercommunales stratégiques, création d’une commission de déontologie et d’éthique pour prévenir les conflits d’intérêt et contrôler les rémunérations des élus locaux, …) mais le Gouvernement PS-CDH qui a suivi les élections n’a pas mis en œuvre ces décrets, qui existent !

 

11. Et aujourd’hui, on en est où ?

 

La commission d’enquête est en cours. Marc Hody sera auditionné le 13 avril. Il reviendra sur le travail d’Ecolo au sein de Tecteo et de Publifin. Je vous conseille vivement de l’écouter !

Quant à Publifin, ses organes feront l’objet d’une premièreréforme le 30 mars 2017. Il est proposé la suppression du bureau exécutif (les comités de secteurs sont déjà supprimés), la diminution du nombre d’administrateurs dans Publifin et la mission de réfléchir à l’avenir de l’intercommunale. Le nombre d’administrateurs étant appelé à diminuer, Ecolo y aura désormais 1 mandat pour un représentant provincial. De ce fait, je n’y serai plus mais l’important est le travail qu’Ecolo continuera d’y faire. Surtout, nous plaidons pour que cette réforme ne soit pas un simple ravalement de façade, mais touche en profondeur la gouvernance au sein de Publifin mais aussi de ses filiales. Nous avons donc proposé que cet ordre du jour soit élargi et que les réformes soient beaucoup plus fondamentales. Affaire à suivre !

 

Caroline Saal, conseillère communale

16fév

Non à l’abolition du secret professionnel des assistants sociaux – motion proposée par le groupe Ecolo Liège au Conseil Communal

Un proposition de loi modifiant le code d’instruction criminelle – devenue peut-être loi ce jeudi 16 février- amène la levée du secret professionnel des assistants sociaux (entre autres du CPAS ) sous prétexte de lutte contre le terrorisme.

Même si on peut comprendre le point de vue favorable de certains proches de victimes de l’attentat de Bruxelles (point de vue repris par le Premier Ministre), une telle loi est inutile pour la sécurité de la population ! En effet l’article 458 du Code pénal impose déjà la rupture du secret professionnel en cas de danger immédiat pour des tiers.

Cette loi est également dangereuse pour la démocratie :En effet le secret professionnel est une règle de principe qui tend à protéger la confiance que le citoyen doit nécessairement avoir envers certaines professions dont l’exercice implique le recueil de données dont certaines requièrent la confidentialité. Casser le secret professionnel c’est casser la relation professionnelle des travailleurs sociaux, c’est rendre impossible du coup l’action préventive de première ligne des travailleurs sociaux. C’est dès lors créer un une confusion et un déséquilibre préoccupant dans la répartition des rôles entre travailleurs sociaux et policiers.

Plus grave encore : le vote de cette loi ouvrirait la boîte de Pandore ! L’abolition du secret professionnel cible nommément les AS de CPAS en stigmatisant du meme coup les populations précarisées. Mais le secret professionnel est indivisible pour l’ensemble des assistants sociaux, quelque soit le secteur où ils travaillent. Il s’applique par ailleurs à d’autres professions. La cohérence incitera certains à vouloir étendre la loi à l’ensemble des professions tenues au secret (comme l’a bien expliqué Yvon Englert, recteur de l’ULB) A quand le tour des avocats, des médecins, des psychothérapeutes, des prêtres… ?

Face à cette loi liberticide, une large coordination s’est constituée pour appeler à la mobilisation. Se retrouvent dans ce « Front peu Commun » notamment : la Fédération des CPAS wallons et bruxellois, « Ecoles en Colère (qui regroupe des écoles d’AS ), la Ligue des Droits de l’Homme, la FEWASC (association des assistants sociaux), le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, la FGTB, la CSC, Solidaris, l’APPPsy (association des psychologues praticiens d’orientation psychanalytique, l’ADAS……

Vu la menace que cette loi fait peser sur notre système démocratique, le Conseil communal de Liège

  • dénonce ce projet de loi inutile qui compromet fondamentalement la déontologie et les fondements même de la relation professionnelle des AS

  • refuse toute nouvelle atteinte au respect du secret professionnel des professions qui y sont tenues

  • demande (en cas de vote de la loi) que les responsables du CPAS de Liège et des services communaux de la Ville se portent garants du respect intégral du secret professionnel de leurs assistants sociaux, avec les balises légales existantes et suffisantes qui leur impose déjà la rupture de leur secret en cas d’absolue nécessité. En effet, comme l’ont réclamé publiquement les directeurs des CPAS, « la responsabilité de définir si telle ou telle information serait ou non en lien avec d’éventuels comportements terroristes doit reposer sur leurs épaules et non sur celle des assistants sociaux » . « Le travail social n’est pas et ne sera jamais une forme de flicage » a conclu leur communiqué !

  • demande au gouvernement federal de revaloriser le travail social et de permettre aux AS d’assurer au mieux leurs missions de service public auprès des assurés sociaux

Au nom du groupe Ecolo,

Guy Krettels, conseiller communal

Caroline Saal, conseillère communale

Christine Relekom, conseillère à l’action sociale

André Verjans, conseiller à l’action sociale

23jan

Scandale Publifin: Ecolo et Vega mettent la pression sur le Collège

ECOLO et VEGA ont mis la pression la majorité liègeoise afin tenir un débat sur le dossier «Publifin» lors du Conseil communal de la Ville de Liège de ce lundi 23/01/2017. Malgré plusieurs demandes exprimées en ce sens, notamment lors de la commission du Bourgmestre de ce mercredi 17 janvier, les trois partis traditionnels avaient jusque-là fait barrage à ce sain exercice démocratique qu’est le débat public. Les deux groupes ont finalement obtenu, en fin de séance , la tenue d’un débat lors du prochain conseil.
ECOLO et VEGA sont désireux de poser rapidement le débat de fond dans ce dossier, et d’évoquer au conseil, constructivement, notamment les trois enjeux communaux directs:
- clarification de l’objet de Publifin.
- contrôle de celle-ci par les entités concernées dont Liège-Ville, au moyen des règles de transparences sur base de la législation wallonne existante mais à ce stade non-appliquée.
- la plus-value de Publifin pour Liège: dont particulièrement l’emploi et l’ancrage du centre de décision.

Il n’était pas question ce soir de polémiques ou d’anathèmes, mais de discuter des enjeux locaux et de veiller aux intérêts tout à la fois des communes, des usagers et les travailleurs. Les Liégeois ont le droit de savoir ce que les différents groupes politiques pensent de la situation actuelle et proposent dans ce dossier: le débat public pluraliste est une nécessité impérieuse et démocratiquement indispensable.

Pour les groupes signataires,

Bénédicte Heindrichs
François Schreuer
chefs de groupe

23jan

Projet Médiaciné : salles de cinéma dans le Longdoz et intérêts du quartier

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M. le Bourgmestre,

Depuis plusieurs jours un projet de construction et d’exploitation de salles de cinéma à Médiacité refait surface. Vieux dossier, il semble se relancer via de nouveaux promoteurs.

Le monde associatif et professionnel s’est déjà positionné largement contre ce projet. À ce stade, une voix me semble sinon méprisée en tout cas peu écoutée et entendue sur le dossier : celle des habitants et riverains. Leur avis n’est à ce stade sollicité par personne et je pense de mon devoir d’élu de m’en émouvoir. Toute personne connaissant un peu le quartier connait ses difficultés majeures : congestionnement interne aux heures de pointe et en dehors, circulation très intense sur les Quais de la Dérivation H24 et absence notable d’espaces verts (en contradiction avec la «règle des 10 minutes» de la Ville elle-même).

La rive droite est un parent pauvre historique des politiques urbaines, la question centrale ici me semble être «quel développement voulons-nous pour le quartier Longdoz-Boverie», et avec quelle place pour la concertation ? Nous sommes en faveur de l’installation d’infrastructures culturelles et sportives dans les différents quartiers, et certainement de renforcer la rive droite de Liège, mais elles doivent être conçues pour et par les habitant.e.s. et à l’échelle du quartier. Par exemple, un cinéma travaillant avec les acteurs socio-culturels du quartier et leurs publics, c’est oui. Un cinéma de 10 salles qui vise uniquement les populations de la E25, c’est non.

Pour faire bref :

  • Comment le Collège se positionne-t-il sur le sujet ?
  • Quel est le développement envisagé par le Collège pour le quartier Longdoz-Boverie, ses habitants et usagers? Qu’en est-il de la participation citoyenne ?
  • La CCATM et le Comité de Quartier ont-ils été saisis du dossier et si oui quel en a été le retour ?

Merci d’avance pour vos réponses.

Pour le groupe Ecolo,

QUENTIN LE BUSSY

Conseiller communal
0486/35.21.29
23jan

Projet pour la Grand Poste

3SC

Monsieur l’Echevin,

Nous apprenions via La Meuse il y a quelques jours que le groupe Meusinvest a racheté les parts d’un des 3 promoteurs de la Grand Poste, Pierre Berryer, et compterait y développer un marché couvert, des commerces dans l’esprit de Créashop ainsi qu’un vaste espace pour les start-ups. L’ULg serait également associée au projet. Voilà qui nous réjouit ainsi que les différents usagers de la place qui attendent depuis trop longtemps qu’un projet prenne vie dans ce bâtiment emblématique de la Ville de Liège.

La programmation annoncée nous semble également aller dans le bon sens et s’inscrire dans la continuité de différents projets liégeois, privés ou publics. Autre élément positif, les fonctions évoquées ne nécessitent pas un grand nombre de places de parking mais plutôt des espaces publics conviviaux qu’il nous semble dès lors urgent de construire avec et pour les différents usagers de cet espace.

Monsieur l’échevin, pouvez-vous me dire :

  • quels sont vos contacts avec le nouveau repreneur ?
  • quels sont vos contacts avec l’ULg dans ce dossier ?
  • si vous vous engagez à abandonner le projet de construction d’un parking en ouvrage Place Cockerill et quai sur Meuse ?
  • si vous avez l’intention de lancer un processus participatif pour l’aménagement de ces espaces ?

Question connexe : qu’en est-il du projet de construction de 200 kots ? Le permis a t’il été accordé ?

Je vous remercie pour vos réponses,

Bien à vous,

SARAH SCHLITZ

Conseillère communale
23jan

Installation de casiers solidaires pour les personnes sans abri

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Chacun d’entre nous peut imaginer l’extrême dureté des conditions de vie quotidiennes des SDF, surtout dans les conditions hivernales actuelles. La réponse à cette problématique passe inévitablement par un plan ambitieux de relogement avec un accompagnement social. Cela implique une volonté politique et des moyens qui ne sont actuellement malheureusement pas réunis.

En attendant un sursaut politique à tous les étages, un nombre important de SDF passe des mois, voire des années à devoir vivre dans la rue, et une série de mesures concrètes, faciles à mettre en place et peu coûteuses pourraient permettre de soulager leur pénible quotidien. Je pense à des services tels que des douches et lavoirs en suffisance, à l’accueil des chiens qui accompagnent souvent les SDF. Mais aussi à une solution pour les quelques bagages que ces personnes doivent porter en permanence sur elles.

La ville de Lisbonne a installé un certain nombre de grands casiers mis gratuitement à la disposition, 24 heures sur 24, aux personnes sans abri pour une durée allant jusqu’à un an. En retour, les bénéficiaires doivent s’engager à assurer la propreté de leur casier et à garder un contact avec le service social qui gère ce dispositif.

Ces casiers assez spacieux permettent de ranger vêtements de rechange, le sac de couchage et couverture, une paire de souliers, des petites affaires personnelles, des documents administratifs, ce qui permet de les préserver du vol et de ne pas devoir trimballer leur sac à dos ou autres bardas à longueur de journée, et de nuit. Ce dispositif pourrait également dans certains cas permettre à des personnes d’être en situation pour pouvoir chercher du travail ou un pied-à-terre.

Monsieur le Bourgmestre, Monsieur l’Echevin,

Quelle est votre position par rapport à cette proposition très concrète et utile, et par ailleurs peu onéreuse ?

Si, comme je l’espère, elle rencontre votre intérêt, serait-il possible de soumettre l’idée aux acteurs de terrain (publics et associatifs) et aux premiers concernés, à savoir les personnes qui vivent dans la rue ?

Une petite étude permettrait de préciser une série de modalités :

  • Nombre et taille de ces casiers ?
  • Lieux les plus appropriés pour les installer (dans la rue ou à l’intérieur de services qui les accueillent (Abris de jour/de nuit…) ? A ce propos pouvez-vous nous informer l’état d’avancement du CASS (Centre d’Accueil Socio-Sanitaire) dont la création est en discussion depuis quelques années ?
  • Modalités d’attribution et de fonctionnement ?

Monsieur le Bourgmestre, Monsieur l’Echevin, je vous remercie pour vos réponses

GUY KRETTELS

Conseiller communal
0494/68.22.70
22déc

Mobilité – rêve d’un budget digne de 2017…

Monsieur l’Echevin,

Nous sommes aujourd’hui en train d’analyser le budget de la Ville de Liège du 21 décembre 1977. Mais cette nuit j’ai fait un rêve – ben oui à force de parler budget on finit par en rêver ! – et j’ai vu le budget de la mobilité en 2017. Et bien figurez-vous que l’échevin était parvenu à dégager 750.000 euros de recette de stationnement qu’il avait affectées à la promotion de la mobilité douce!

En effet, voyant venir la fin des subsides d’impulsion liés à un projet pilote pour la promotion du vélo à Liège, l’échevin de la mobilité, prévoyant, avait pris ses dispositions pour dégager les montants nécessaires à la pérennisation de ces politiques de promotion du vélo à Liège.

Ainsi, il ne s’était pas contenté de verser la part ville de WaCcy (217.016€) soit moins d’un euro par habitant, mais bien d’y allouer près d’1 million d’euros !!

Bien sûr, il existait toujours une mixité des modes de déplacement. Mais l’espace public était rigoureusement organisé pour que chaque mode ait sa juste place dans l’espace public. Et ça, tout le monde savait qu’il allait y trouver son compte ! La santé et la qualité de vie des habitants allaient être préservées et les commerçants allaient en bénéficier largement. Logique, puisqu’à cette époque une étude avait démontré que les plus gros clients des commerces étaient les cyclistes suivit de près par les piétons !

Dans cette optique, l’échevin, moderne, nourrissait l’ambition de faire de Liège une SmartCity et avait proposé au conseil de tester un nouveau concept appelé Shop & Go. Grâce à l’augmentation de la rotation des véhicules sur une même place de stationnement, le nombre de places de stationnement en surface allait pouvoir être réduit par 10 ! (et ce en cohérence avec leur projet de ville !). Un grand piétonnier s’étendant d’Avroy à Léopold allait enfin pouvoir voir le jour et de l’espace en voirie allait être récupéré pour installer des box de stationnement sécurisé pour les vélos et la création de nombreuses pistes cyclables !

Parallèlement à cela, de nouveaux budgets étaient débloqués pour la création de plusieurs parkings relais (c’est un concept très intéressant qui consiste à créer des parkings aux portes d’entrée de la ville et d’inviter les automobilistes à emprunter les transports en commun pour entrer en ville).

Voilà, je pense que vous m’avez comprise… Et je propose au conseil de voter un amendement budgétaire pour allouer un million d’euros à la politique cyclable.

 

Sarah Schlitz, conseillère communale

22déc

Budget 2017 – intervention « taxes »

Monsieur l’échevin Firket

Une fois n’est pas coutume je n’insisterai pas ce soir sur la concision. Je n’ai pas pu faire de commentaire l’année passée sur les Taxes de la Ville, au motif arrangeant que celles-ci étaient réputées ne pas augmenter, ce sera donc double portion. Je vous rassure d’emblée, il y aura d’abord le pot mais il y aura aussi quelques fleurs jetées dans cette intervention.

S’agissant des Taxes, je ne peux que m’insurger devant une manière de fonctionner qui relève selon moi de deux techniques honteuses qui grèvent à court comme à long terme la crédibilité de la Ville en la matière, en plus de donner des informations actuellement erronées aux liégeois.

  • La première consiste à faire « tourner la planche à billets » en projetant des recettes surévaluées et donc avant tout virtuelles. J’en veux pour preuve des résultats au compte systématiquement inférieurs aux budgets présentés ces dernières années : résultats faisant loi, il faut bien « ajuster » au détriment de ce qui avait été budgété, et cela met en péril l’édifice budgétaire. On surestime, on surévalue… et puis on doit bien raboter de-ci, de-là. Ce n’est pas une bonne gestion.
  • La seconde consiste à accroître significativement, chaque année depuis le début de la législature, la pression fiscale qui pèse sur les liégeois, qu’il s’agisse des ménages ou des entreprises.
    • Le compte 2013 indique des recettes de 147,8 M€, le compte 2014 159,4M€ et le compte 2015 157M€; 170M€ budgétés pour 2016.
    • Augmentation importante on pourrait en rejeter la faute, pour partie, sur l’Etat Fédéral et la Région quant aux additionels IPP et au PRI, dont les fluctuations ne simplifient pas le calcul.
    • Si l’on analyse la part purement locale de la fiscalité communale, on obtient:
      • 2011 = 148.6-62.5-46                     = 40.1
      • 2013 = 154.2-45.18-64.9                = 44.1
      • 2014 = 159.4-44.4-63.7                  = 51.3
      • 2015 = 157.2-34-76.9                     = 46.3
      • 2016 = 170.1-52-70.3                     = 47.8
      • 2017 = 166.9-46.5-70.9                 = 49.5
      • Soit une augmentation de près de 25% des impôts et taxes locaux sur la durée d’une seule législature! Il est évident qu’un tel rythme n’est ni souhaitable ni tenable
    • La fiscalité directe pesait en 2015 34% du budget communal, en 2016 ce sera plus de 35%… jusqu’à quand pourrons nous tirer sur cette corde avant qu’elle ne se rompe? Quand la fiscalité devient intenable, la part « irrécupérable » augmente significativement, car elle étrangle les ménages, les commerçants, les professions libérales, les entreprises, les associations. Déclarer que l’on n’augmente pas les taxes mais prévoir une augmentation significative (alors que la base taxable reste identique nous dites vous…) c’est un tour de passe-passe pathétique que vous auriez pu épargner aux liégeois. Ce n’est pas une bonne gestion.

 

Je qualifie d’ ”erratique” la perception et la conception même des taxes à Liège, je vais y revenir. Les prélèvements communaux sont utiles, nécessaires même et l’autonomie communale est souvent battue en brèche par la tutelle mais aussi par les cours et tribunaux lorsque toutes les dispositions ne sont pas prises dans le bon ordre. Je connais et souligne la valeur redistributive  de l’impôt, mais ce n’est ici pas le fond du problème. Lors de nos interrogations en commissions et sur base non seulement des chiffres fournis mais également des données des années précédentes – je me félicite pour une fois d’être conservateur – c’est un tourbillon de questions qui se font jour. Pour vous faire un petit florilège nous avons, dans le désordre: plusieurs taxes qui doublent de rendement, d’autres qui diminuent de moitié en quelques années sans que les explications fournies soient éclatantes de clarté. On nous parle en effet de rattrapages, or qui dit rattrapage dit retard. On nous parle de nouvelles techniques sans que la nouveauté ou une efficacité accrues nous soient démontrés, ni en commission ni au conseil. Je suis énervé parce que je suis inquiet. J’ai acquis la conviction profonde que les taxes sont l’un des moyens pour le Collège d’équilibre virtuellement le budget, sans que les résultats soient en ligne. Ici on a fait les fonds de poches avec des doubles taxations et autres expédients, mais si je doute du résukltat réel je doute plus encore de la reproductibilité d’une telle méthode, ce qui nous plongera l’an prochain plus encore dans l’embarras. Je sais que l’on s’approche de la fin de la législature et que bientôt tout ceci ne sera plus votre problème, mais tout de même: nous serons encore là, pour certains en tout cas, après 2018, et la population aussi!

 

En termes de méthodologie je suis déjà revenu sur les rendements, mais l’absence de contrôle/ajustement/données budgétaires m’interpelle. Nous sommes le 21 décembre et nous n’avons aucunes données sur l’atterrissage 2016. Dans n’importe quelle asbl, dans n’importe quel entreprise, on sait le 21 décembre si on est dans la plaque ou si on est dans le rouge. Il reste des à faire et des à recevoir, bien entendu, mais l’absence de données c’est pour moi l’absence de reporting et de pilotage qui est souligné. Avec une telle masse on pourrait, on devrait avoir un reporting mensuel ou au moins trimestriel présenté en Commission. Je suggère d’ailleurs la mise en place d’un tel suivi à partir de janvier 2017: c’est ce qu’on fait dans n’importe quel organisme en difficulté financière.

 

Au sein des grandes masses, des grandes mannes financières sur laquelle la Ville peut tabler, certains chiffres doivent inquiéter:

  • La baisse continue du revenu cadastral. Malgré les révisions non-linéaires (dois-je rappeler que la dernière peréquation date de 1975). C’est inquiétant et ça pénalise les revenus urbains. Erosion de 3% en 5 ans, de 121 à 118,5M€.
  • PRI: effondrement du rendement de 9%. On en revient au résultats de l’avant augmentation de %. De 2015=76mio à 2017 à 70mio. Avant augmentation = 66M euros!
  • Les pertes dues au tax shift du Fédéral. C’est une manière discrète d’étrangler les pouvoir locaux dont la tutelle est regionale. Ajoutez à cela la perception cacophonique des additionnels IPP reversés et vous obtenez un brouet immangeable pour quelque gestionnaire que ce soit. Je vous en fait grâce mais voici donc les fleurs’ épineuses et sans parfum, elles sont destinées au banc liberal-conservateur. 

Passons les taxes, lignes par ligne, par le menu. 20 taxes sont supérieures à 1M euros, 9 supérieures à 2M euros.

 

TAXES:

  • TUM: entre 2011 et 2016 pas d’augmentation mais masses variantes (accroissementpart mobile). Attention impact sur dépôts clandestins… Dans les deux derniers

    comités de quartier que j’ai fréquenté cela a été pointé comme gravement problématique.

  • Qui dit rattrapage dit retard: force motrice, parkings payants
  • Quand on veut vérifier la nature de la réponse, on pose une question dont… on connaît la réponse Toutes Boites: 2012 = 3,2M euros; 2013 = 2,99M euros; 2014=5,7 M euros, 2015 = 4.5M euros; 2017 = 2.5M euros. Variations rattrapages…
  • Parkings à péages: 167k en 2011, 575k en 2015, 900k en 2016, 1800k en 2017…
  • Secondes résidences: 2011= 409.5; 2013= 315; 2014= 245; 2015= 255.3 (600 budgétés!!!); 2016= 600 budgétés (qu’on aura jamais) 2017=575!!!
  • Inoccupés: budget 2015=555k, réalisé=69.8; budget 2016=880 (ou 555!!!); budget2017=1560k!!! On parle de doubles enrôlements, avec les mêmes équipes, malgré

    certes évolution logicielle?

  • Taxes Pylones: 0 ou 300k? Ce sera 0. Avec les P+R c’est l’arlesienne…

 

Les taxes doivent être enrôlées jusqu’au 30 juin de l’année suivante. Gaffe aux retards…

 

Conclusions:

  • Sont pénalisés:
    • Acteurs économiques
    • Habitants non domiciliés
    • Ménages domiciliés rénovateurs/actifs
    • Consommateurs (parkings)
  • Système voué à imploser
    • Absence de péréquation qui pénalise les Villes
    • Fiscalité qui réduit l’autonomie communale.
    • Rôle métropolitain sous-estimé voire méprisé.
    • Fonds des Communes à % trop faible dans assiette communale
    • EFT et services en baisse, mais taxes en hausse

 

Quentin le Bussy, conseiller communal

21déc

Budget Police : 3 pistes de réflexions pour une police efficace, là où on a vraiment besoin d’elle

Le maintien durable en alerte Ocam 3 a engendré une très importante surcharge de travail pour notre police. Plus de 6 % des effectifs (1060 ETP) sont quotidiennement « consommés » par ce travail. Le nombre d’heures supplémentaires accumulées est tel que les policiers non seulement sont au bord de l’épuisement mais, de manière compréhensible, n’en veulent tout simplement plus.

Comment faire en 2017 pour éviter le burn out de nos policiers, mais aussi pour faciliter le retour au travail de celles et ceux qui en sont victimes ?

Afin de ne pas pérenniser cette situation intenable à moyen terme, plusieurs pistes sont envisagées ou envisageables : ainsi la nouvelle convention entre les Communes associées au PAB (Peloton Anti-Banditisme) prévoit une contribution des autres Communes par mise à disposition de policiers plutôt que par un remboursement financier. Quand cette Convention entrera-t-elle en vigueur et aurons-nous l’occasion de prendre davantage connaissance de ses modalités concrètes ?  

On peut également s’interroger concernant le nombre impressionnant d’heures nécessaires à l’encadrement de certains événements : Plus de 300 policiers pour assurer l’ordre lors de la venue de l’Ajax d’Amsterdam !! Le coût de l’ensemble des prestations de la police au Standard dépasse largement le million d’euros ! Le Standard n’est pas que le club d’une Commune, d’une Ville : nous pensons qu’il est temps de faire appel ici aussi à la solidarité supra-communale voir à une forme de contribution financière du club!!

 

Des réponses sociales, plutôt que ‘policières’, aux nuisances liées à des problèmes sociaux

Les statistiques de la police nous apprennent que depuis 5 ans  les interventions de la police ont augmenté de 72% par rapport à la mendicité, et de 42 % par rapport à la toxicomanie.  Pareil en ce qui concerne  l’augmentation importante des vols « alimentaires »  à l’étalage ou dans les voitures.

Tous ces chiffres témoignent d’une détresse sociale croissante qui se concentre dans ses formes les plus extrêmes et les plus visibles dans les grandes villes. Cette réalité  appelle elle aussi  à une contribution accrue des autres Communes à l’indispensable renforcement des outils de lutte contre cette pauvreté croissante.

Nous sommes convaincus que ces situations (toxicomanie, mendicité, prostitution de rue,…) appellent des réponses sociales plutôt que policières. Ainsi plaidons-nous pour un débat concernant la révision de notre règlement communal en matière de mendicité, l’actuel règlement n’étant pas applicable ! 

D’autres initiatives que nous défendons depuis pas mal de temps sont désormais enfin en discussion : la création d’un CASS (Centre d’Accueil socio-sanitaire offrant accueil, soins et accompagnement social aux SDF), mais aussi d’une  salle de consommation pour les personnes toxicomanes, ou encore la mise en place d’une « Zone de tolérance » pour la prostitution de rue.  Ces nouveaux outils pourront doter les travailleurs sociaux des lieux nécessaires à leur action, et décharger par la même occasion la police d’une partie de peur travail.

 

Faire enfin de la sécurité routière une vraie priorité

La sécurité routière apparaît comme la priorité zonale numéro 1. Il en va de même du côté de l’opinion publique liégeoise.

Or les statistiques nous montrent que le nombre de blessés de la route a augmenté de 7,2 % cette année (en particulier du côté des piétons et des cyclistes)! En même temps ces statistiques indiquent une diminution de 41% de PV radar…difficile à comprendre !

Comment dès lors combattre efficacement les excès de vitesse ? Un seul exemple : j’ai l’occasion d’observer quotidiennement des voitures qui descendent à une allure folle la rue Ste Marguerite, pourtant fréquentée par de très nombreux enfants et jeunes vu les nombreuses écoles du quartier. Une campagne exemplaire et intensive -d’abord préventive ensuite répressive- dans cette rue ne serait-elle pas de nature à calmer quelque peu ces excès.

Concernant la sécurité des cyclistes, pointons le cas de la rue de la Régence dans laquelle la voie « réservée » aux cyclistes est systématiquement occupée par de nombreux véhicules, contraignant ainsi les nombreux cyclistes à des dépassements dangereux

 

Eviter l’escalade des dépenses en caméras et en armement

En ce qui concerne les caméras, le budget ordinaire augmente de 67.000 euros (soit de 25 %!), et celui de l’extraordinaire de 242700 euros pour l’achat de 8 nouvelles caméra et 3  caméras mobiles !

 Nous avons là une nouvelle confirmation du développement exponentiel de ces dépenses que nous considérons depuis quelques années comme excessives. Nous croyons davantage dans la présence sur le terrain d’une police de proximité que dans la multiplication de caméras.

En ce qui concerne l’armement des policiers, nous adhérons évidemment à l’idée que nos policiers doivent être bien protégés, mais nous nous interrogeons si l’escalade de la violence ne risque pas à la longue d’être alimentée par une approche excessivement basée sur le seul usage de la force. Y a-t-il des formations à des techniques et attitudes de défense non-violentes à l’attention de nos policiers ??

Quant à l’armement et plus largement l’équipement des policiers nous demandons un moratoire, le temps de faire un inventaire général des besoins  (l’équipement de base de tous les policiers est-il réalisé?), le temps aussi de réexaminer certains marchés (augmentation de 150 % des cartouches!), et d’éviter les logiques de dépenses exponentielles (exemple : 5 nouveaux véhicules plus grands pour permettre l’accès de policiers équipés de nouvelles tenues de combat plus encombrantes 

La dotation fédérale sera finalement augmentée de 2 %, alors que le budget qui nous est soumis n’en prévoyait que 0,99 %. Le CMB se retrouvera dès lors avec une recette supplémentaire de 500.000 euros ! Bonne nouvelle !

Pourquoi ne pas poursuivre, grâce à cette manne à venir, la collaboration avec l’ULG dont la recherche désormais terminée sur l’accueil dans nos commissariats semble avoir débouché sur quelques mesures concrètes et positives. Ne serait-il pas intéressant de commander une autre étude, par exemple, au sujet de l’offre et des besoins en formation continuée, ainsi que de supervisions individuelles ou collectives de notre police. Nous pensons également à une recherche approfondie pour objectiver les attentes des Liégeois par rapport à leur police de proximité ??

 

En résumé : nous voulons une police bien protégée et bien formée. Une police qui ne s’épuise pas dans des prestations qui pourraient être assurées autrement par d’autres acteurs professionnels. Une police, enfin, dont le travail réponde au mieux aux attentes de nos concitoyens !

 

Guy Krettels, conseiller communal

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