Nous, les Verts, avons la conviction que notre ville est une partie de la réponse pour améliorer la vie quotidienne. Partout dans le monde, des villes se sont lancées sur le chemin de la transition! Les clefs du changement sont entre nos mains. Ouvrons les portes. Avec vous !

Updated by @ecololocalelg

Actualités

16fév

Non à l’abolition du secret professionnel des assistants sociaux – motion proposée par le groupe Ecolo Liège au Conseil Communal

Un proposition de loi modifiant le code d’instruction criminelle – devenue peut-être loi ce jeudi 16 février- amène la levée du secret professionnel des assistants sociaux (entre autres du CPAS ) sous prétexte de lutte contre le terrorisme.

Même si on peut comprendre le point de vue favorable de certains proches de victimes de l’attentat de Bruxelles (point de vue repris par le Premier Ministre), une telle loi est inutile pour la sécurité de la population ! En effet l’article 458 du Code pénal impose déjà la rupture du secret professionnel en cas de danger immédiat pour des tiers.

Cette loi est également dangereuse pour la démocratie :En effet le secret professionnel est une règle de principe qui tend à protéger la confiance que le citoyen doit nécessairement avoir envers certaines professions dont l’exercice implique le recueil de données dont certaines requièrent la confidentialité. Casser le secret professionnel c’est casser la relation professionnelle des travailleurs sociaux, c’est rendre impossible du coup l’action préventive de première ligne des travailleurs sociaux. C’est dès lors créer un une confusion et un déséquilibre préoccupant dans la répartition des rôles entre travailleurs sociaux et policiers.

Plus grave encore : le vote de cette loi ouvrirait la boîte de Pandore ! L’abolition du secret professionnel cible nommément les AS de CPAS en stigmatisant du meme coup les populations précarisées. Mais le secret professionnel est indivisible pour l’ensemble des assistants sociaux, quelque soit le secteur où ils travaillent. Il s’applique par ailleurs à d’autres professions. La cohérence incitera certains à vouloir étendre la loi à l’ensemble des professions tenues au secret (comme l’a bien expliqué Yvon Englert, recteur de l’ULB) A quand le tour des avocats, des médecins, des psychothérapeutes, des prêtres… ?

Face à cette loi liberticide, une large coordination s’est constituée pour appeler à la mobilisation. Se retrouvent dans ce « Front peu Commun » notamment : la Fédération des CPAS wallons et bruxellois, « Ecoles en Colère (qui regroupe des écoles d’AS ), la Ligue des Droits de l’Homme, la FEWASC (association des assistants sociaux), le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, la FGTB, la CSC, Solidaris, l’APPPsy (association des psychologues praticiens d’orientation psychanalytique, l’ADAS……

Vu la menace que cette loi fait peser sur notre système démocratique, le Conseil communal de Liège

  • dénonce ce projet de loi inutile qui compromet fondamentalement la déontologie et les fondements même de la relation professionnelle des AS

  • refuse toute nouvelle atteinte au respect du secret professionnel des professions qui y sont tenues

  • demande (en cas de vote de la loi) que les responsables du CPAS de Liège et des services communaux de la Ville se portent garants du respect intégral du secret professionnel de leurs assistants sociaux, avec les balises légales existantes et suffisantes qui leur impose déjà la rupture de leur secret en cas d’absolue nécessité. En effet, comme l’ont réclamé publiquement les directeurs des CPAS, « la responsabilité de définir si telle ou telle information serait ou non en lien avec d’éventuels comportements terroristes doit reposer sur leurs épaules et non sur celle des assistants sociaux » . « Le travail social n’est pas et ne sera jamais une forme de flicage » a conclu leur communiqué !

  • demande au gouvernement federal de revaloriser le travail social et de permettre aux AS d’assurer au mieux leurs missions de service public auprès des assurés sociaux

Au nom du groupe Ecolo,

Guy Krettels, conseiller communal

Caroline Saal, conseillère communale

Christine Relekom, conseillère à l’action sociale

André Verjans, conseiller à l’action sociale

23jan

Scandale Publifin: Ecolo et Vega mettent la pression sur le Collège

ECOLO et VEGA ont mis la pression la majorité liègeoise afin tenir un débat sur le dossier «Publifin» lors du Conseil communal de la Ville de Liège de ce lundi 23/01/2017. Malgré plusieurs demandes exprimées en ce sens, notamment lors de la commission du Bourgmestre de ce mercredi 17 janvier, les trois partis traditionnels avaient jusque-là fait barrage à ce sain exercice démocratique qu’est le débat public. Les deux groupes ont finalement obtenu, en fin de séance , la tenue d’un débat lors du prochain conseil.
ECOLO et VEGA sont désireux de poser rapidement le débat de fond dans ce dossier, et d’évoquer au conseil, constructivement, notamment les trois enjeux communaux directs:
- clarification de l’objet de Publifin.
- contrôle de celle-ci par les entités concernées dont Liège-Ville, au moyen des règles de transparences sur base de la législation wallonne existante mais à ce stade non-appliquée.
- la plus-value de Publifin pour Liège: dont particulièrement l’emploi et l’ancrage du centre de décision.

Il n’était pas question ce soir de polémiques ou d’anathèmes, mais de discuter des enjeux locaux et de veiller aux intérêts tout à la fois des communes, des usagers et les travailleurs. Les Liégeois ont le droit de savoir ce que les différents groupes politiques pensent de la situation actuelle et proposent dans ce dossier: le débat public pluraliste est une nécessité impérieuse et démocratiquement indispensable.

Pour les groupes signataires,

Bénédicte Heindrichs
François Schreuer
chefs de groupe

23jan

Projet Médiaciné : salles de cinéma dans le Longdoz et intérêts du quartier

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M. le Bourgmestre,

Depuis plusieurs jours un projet de construction et d’exploitation de salles de cinéma à Médiacité refait surface. Vieux dossier, il semble se relancer via de nouveaux promoteurs.

Le monde associatif et professionnel s’est déjà positionné largement contre ce projet. À ce stade, une voix me semble sinon méprisée en tout cas peu écoutée et entendue sur le dossier : celle des habitants et riverains. Leur avis n’est à ce stade sollicité par personne et je pense de mon devoir d’élu de m’en émouvoir. Toute personne connaissant un peu le quartier connait ses difficultés majeures : congestionnement interne aux heures de pointe et en dehors, circulation très intense sur les Quais de la Dérivation H24 et absence notable d’espaces verts (en contradiction avec la «règle des 10 minutes» de la Ville elle-même).

La rive droite est un parent pauvre historique des politiques urbaines, la question centrale ici me semble être «quel développement voulons-nous pour le quartier Longdoz-Boverie», et avec quelle place pour la concertation ? Nous sommes en faveur de l’installation d’infrastructures culturelles et sportives dans les différents quartiers, et certainement de renforcer la rive droite de Liège, mais elles doivent être conçues pour et par les habitant.e.s. et à l’échelle du quartier. Par exemple, un cinéma travaillant avec les acteurs socio-culturels du quartier et leurs publics, c’est oui. Un cinéma de 10 salles qui vise uniquement les populations de la E25, c’est non.

Pour faire bref :

  • Comment le Collège se positionne-t-il sur le sujet ?
  • Quel est le développement envisagé par le Collège pour le quartier Longdoz-Boverie, ses habitants et usagers? Qu’en est-il de la participation citoyenne ?
  • La CCATM et le Comité de Quartier ont-ils été saisis du dossier et si oui quel en a été le retour ?

Merci d’avance pour vos réponses.

Pour le groupe Ecolo,

QUENTIN LE BUSSY

Conseiller communal
0486/35.21.29
23jan

Projet pour la Grand Poste

3SC

Monsieur l’Echevin,

Nous apprenions via La Meuse il y a quelques jours que le groupe Meusinvest a racheté les parts d’un des 3 promoteurs de la Grand Poste, Pierre Berryer, et compterait y développer un marché couvert, des commerces dans l’esprit de Créashop ainsi qu’un vaste espace pour les start-ups. L’ULg serait également associée au projet. Voilà qui nous réjouit ainsi que les différents usagers de la place qui attendent depuis trop longtemps qu’un projet prenne vie dans ce bâtiment emblématique de la Ville de Liège.

La programmation annoncée nous semble également aller dans le bon sens et s’inscrire dans la continuité de différents projets liégeois, privés ou publics. Autre élément positif, les fonctions évoquées ne nécessitent pas un grand nombre de places de parking mais plutôt des espaces publics conviviaux qu’il nous semble dès lors urgent de construire avec et pour les différents usagers de cet espace.

Monsieur l’échevin, pouvez-vous me dire :

  • quels sont vos contacts avec le nouveau repreneur ?
  • quels sont vos contacts avec l’ULg dans ce dossier ?
  • si vous vous engagez à abandonner le projet de construction d’un parking en ouvrage Place Cockerill et quai sur Meuse ?
  • si vous avez l’intention de lancer un processus participatif pour l’aménagement de ces espaces ?

Question connexe : qu’en est-il du projet de construction de 200 kots ? Le permis a t’il été accordé ?

Je vous remercie pour vos réponses,

Bien à vous,

SARAH SCHLITZ

Conseillère communale
23jan

Installation de casiers solidaires pour les personnes sans abri

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Chacun d’entre nous peut imaginer l’extrême dureté des conditions de vie quotidiennes des SDF, surtout dans les conditions hivernales actuelles. La réponse à cette problématique passe inévitablement par un plan ambitieux de relogement avec un accompagnement social. Cela implique une volonté politique et des moyens qui ne sont actuellement malheureusement pas réunis.

En attendant un sursaut politique à tous les étages, un nombre important de SDF passe des mois, voire des années à devoir vivre dans la rue, et une série de mesures concrètes, faciles à mettre en place et peu coûteuses pourraient permettre de soulager leur pénible quotidien. Je pense à des services tels que des douches et lavoirs en suffisance, à l’accueil des chiens qui accompagnent souvent les SDF. Mais aussi à une solution pour les quelques bagages que ces personnes doivent porter en permanence sur elles.

La ville de Lisbonne a installé un certain nombre de grands casiers mis gratuitement à la disposition, 24 heures sur 24, aux personnes sans abri pour une durée allant jusqu’à un an. En retour, les bénéficiaires doivent s’engager à assurer la propreté de leur casier et à garder un contact avec le service social qui gère ce dispositif.

Ces casiers assez spacieux permettent de ranger vêtements de rechange, le sac de couchage et couverture, une paire de souliers, des petites affaires personnelles, des documents administratifs, ce qui permet de les préserver du vol et de ne pas devoir trimballer leur sac à dos ou autres bardas à longueur de journée, et de nuit. Ce dispositif pourrait également dans certains cas permettre à des personnes d’être en situation pour pouvoir chercher du travail ou un pied-à-terre.

Monsieur le Bourgmestre, Monsieur l’Echevin,

Quelle est votre position par rapport à cette proposition très concrète et utile, et par ailleurs peu onéreuse ?

Si, comme je l’espère, elle rencontre votre intérêt, serait-il possible de soumettre l’idée aux acteurs de terrain (publics et associatifs) et aux premiers concernés, à savoir les personnes qui vivent dans la rue ?

Une petite étude permettrait de préciser une série de modalités :

  • Nombre et taille de ces casiers ?
  • Lieux les plus appropriés pour les installer (dans la rue ou à l’intérieur de services qui les accueillent (Abris de jour/de nuit…) ? A ce propos pouvez-vous nous informer l’état d’avancement du CASS (Centre d’Accueil Socio-Sanitaire) dont la création est en discussion depuis quelques années ?
  • Modalités d’attribution et de fonctionnement ?

Monsieur le Bourgmestre, Monsieur l’Echevin, je vous remercie pour vos réponses

GUY KRETTELS

Conseiller communal
0494/68.22.70
22déc

Mobilité – rêve d’un budget digne de 2017…

Monsieur l’Echevin,

Nous sommes aujourd’hui en train d’analyser le budget de la Ville de Liège du 21 décembre 1977. Mais cette nuit j’ai fait un rêve – ben oui à force de parler budget on finit par en rêver ! – et j’ai vu le budget de la mobilité en 2017. Et bien figurez-vous que l’échevin était parvenu à dégager 750.000 euros de recette de stationnement qu’il avait affectées à la promotion de la mobilité douce!

En effet, voyant venir la fin des subsides d’impulsion liés à un projet pilote pour la promotion du vélo à Liège, l’échevin de la mobilité, prévoyant, avait pris ses dispositions pour dégager les montants nécessaires à la pérennisation de ces politiques de promotion du vélo à Liège.

Ainsi, il ne s’était pas contenté de verser la part ville de WaCcy (217.016€) soit moins d’un euro par habitant, mais bien d’y allouer près d’1 million d’euros !!

Bien sûr, il existait toujours une mixité des modes de déplacement. Mais l’espace public était rigoureusement organisé pour que chaque mode ait sa juste place dans l’espace public. Et ça, tout le monde savait qu’il allait y trouver son compte ! La santé et la qualité de vie des habitants allaient être préservées et les commerçants allaient en bénéficier largement. Logique, puisqu’à cette époque une étude avait démontré que les plus gros clients des commerces étaient les cyclistes suivit de près par les piétons !

Dans cette optique, l’échevin, moderne, nourrissait l’ambition de faire de Liège une SmartCity et avait proposé au conseil de tester un nouveau concept appelé Shop & Go. Grâce à l’augmentation de la rotation des véhicules sur une même place de stationnement, le nombre de places de stationnement en surface allait pouvoir être réduit par 10 ! (et ce en cohérence avec leur projet de ville !). Un grand piétonnier s’étendant d’Avroy à Léopold allait enfin pouvoir voir le jour et de l’espace en voirie allait être récupéré pour installer des box de stationnement sécurisé pour les vélos et la création de nombreuses pistes cyclables !

Parallèlement à cela, de nouveaux budgets étaient débloqués pour la création de plusieurs parkings relais (c’est un concept très intéressant qui consiste à créer des parkings aux portes d’entrée de la ville et d’inviter les automobilistes à emprunter les transports en commun pour entrer en ville).

Voilà, je pense que vous m’avez comprise… Et je propose au conseil de voter un amendement budgétaire pour allouer un million d’euros à la politique cyclable.

 

Sarah Schlitz, conseillère communale

22déc

Budget 2017 – intervention « taxes »

Monsieur l’échevin Firket

Une fois n’est pas coutume je n’insisterai pas ce soir sur la concision. Je n’ai pas pu faire de commentaire l’année passée sur les Taxes de la Ville, au motif arrangeant que celles-ci étaient réputées ne pas augmenter, ce sera donc double portion. Je vous rassure d’emblée, il y aura d’abord le pot mais il y aura aussi quelques fleurs jetées dans cette intervention.

S’agissant des Taxes, je ne peux que m’insurger devant une manière de fonctionner qui relève selon moi de deux techniques honteuses qui grèvent à court comme à long terme la crédibilité de la Ville en la matière, en plus de donner des informations actuellement erronées aux liégeois.

  • La première consiste à faire « tourner la planche à billets » en projetant des recettes surévaluées et donc avant tout virtuelles. J’en veux pour preuve des résultats au compte systématiquement inférieurs aux budgets présentés ces dernières années : résultats faisant loi, il faut bien « ajuster » au détriment de ce qui avait été budgété, et cela met en péril l’édifice budgétaire. On surestime, on surévalue… et puis on doit bien raboter de-ci, de-là. Ce n’est pas une bonne gestion.
  • La seconde consiste à accroître significativement, chaque année depuis le début de la législature, la pression fiscale qui pèse sur les liégeois, qu’il s’agisse des ménages ou des entreprises.
    • Le compte 2013 indique des recettes de 147,8 M€, le compte 2014 159,4M€ et le compte 2015 157M€; 170M€ budgétés pour 2016.
    • Augmentation importante on pourrait en rejeter la faute, pour partie, sur l’Etat Fédéral et la Région quant aux additionels IPP et au PRI, dont les fluctuations ne simplifient pas le calcul.
    • Si l’on analyse la part purement locale de la fiscalité communale, on obtient:
      • 2011 = 148.6-62.5-46                     = 40.1
      • 2013 = 154.2-45.18-64.9                = 44.1
      • 2014 = 159.4-44.4-63.7                  = 51.3
      • 2015 = 157.2-34-76.9                     = 46.3
      • 2016 = 170.1-52-70.3                     = 47.8
      • 2017 = 166.9-46.5-70.9                 = 49.5
      • Soit une augmentation de près de 25% des impôts et taxes locaux sur la durée d’une seule législature! Il est évident qu’un tel rythme n’est ni souhaitable ni tenable
    • La fiscalité directe pesait en 2015 34% du budget communal, en 2016 ce sera plus de 35%… jusqu’à quand pourrons nous tirer sur cette corde avant qu’elle ne se rompe? Quand la fiscalité devient intenable, la part « irrécupérable » augmente significativement, car elle étrangle les ménages, les commerçants, les professions libérales, les entreprises, les associations. Déclarer que l’on n’augmente pas les taxes mais prévoir une augmentation significative (alors que la base taxable reste identique nous dites vous…) c’est un tour de passe-passe pathétique que vous auriez pu épargner aux liégeois. Ce n’est pas une bonne gestion.

 

Je qualifie d’ ”erratique” la perception et la conception même des taxes à Liège, je vais y revenir. Les prélèvements communaux sont utiles, nécessaires même et l’autonomie communale est souvent battue en brèche par la tutelle mais aussi par les cours et tribunaux lorsque toutes les dispositions ne sont pas prises dans le bon ordre. Je connais et souligne la valeur redistributive  de l’impôt, mais ce n’est ici pas le fond du problème. Lors de nos interrogations en commissions et sur base non seulement des chiffres fournis mais également des données des années précédentes – je me félicite pour une fois d’être conservateur – c’est un tourbillon de questions qui se font jour. Pour vous faire un petit florilège nous avons, dans le désordre: plusieurs taxes qui doublent de rendement, d’autres qui diminuent de moitié en quelques années sans que les explications fournies soient éclatantes de clarté. On nous parle en effet de rattrapages, or qui dit rattrapage dit retard. On nous parle de nouvelles techniques sans que la nouveauté ou une efficacité accrues nous soient démontrés, ni en commission ni au conseil. Je suis énervé parce que je suis inquiet. J’ai acquis la conviction profonde que les taxes sont l’un des moyens pour le Collège d’équilibre virtuellement le budget, sans que les résultats soient en ligne. Ici on a fait les fonds de poches avec des doubles taxations et autres expédients, mais si je doute du résukltat réel je doute plus encore de la reproductibilité d’une telle méthode, ce qui nous plongera l’an prochain plus encore dans l’embarras. Je sais que l’on s’approche de la fin de la législature et que bientôt tout ceci ne sera plus votre problème, mais tout de même: nous serons encore là, pour certains en tout cas, après 2018, et la population aussi!

 

En termes de méthodologie je suis déjà revenu sur les rendements, mais l’absence de contrôle/ajustement/données budgétaires m’interpelle. Nous sommes le 21 décembre et nous n’avons aucunes données sur l’atterrissage 2016. Dans n’importe quelle asbl, dans n’importe quel entreprise, on sait le 21 décembre si on est dans la plaque ou si on est dans le rouge. Il reste des à faire et des à recevoir, bien entendu, mais l’absence de données c’est pour moi l’absence de reporting et de pilotage qui est souligné. Avec une telle masse on pourrait, on devrait avoir un reporting mensuel ou au moins trimestriel présenté en Commission. Je suggère d’ailleurs la mise en place d’un tel suivi à partir de janvier 2017: c’est ce qu’on fait dans n’importe quel organisme en difficulté financière.

 

Au sein des grandes masses, des grandes mannes financières sur laquelle la Ville peut tabler, certains chiffres doivent inquiéter:

  • La baisse continue du revenu cadastral. Malgré les révisions non-linéaires (dois-je rappeler que la dernière peréquation date de 1975). C’est inquiétant et ça pénalise les revenus urbains. Erosion de 3% en 5 ans, de 121 à 118,5M€.
  • PRI: effondrement du rendement de 9%. On en revient au résultats de l’avant augmentation de %. De 2015=76mio à 2017 à 70mio. Avant augmentation = 66M euros!
  • Les pertes dues au tax shift du Fédéral. C’est une manière discrète d’étrangler les pouvoir locaux dont la tutelle est regionale. Ajoutez à cela la perception cacophonique des additionnels IPP reversés et vous obtenez un brouet immangeable pour quelque gestionnaire que ce soit. Je vous en fait grâce mais voici donc les fleurs’ épineuses et sans parfum, elles sont destinées au banc liberal-conservateur. 

Passons les taxes, lignes par ligne, par le menu. 20 taxes sont supérieures à 1M euros, 9 supérieures à 2M euros.

 

TAXES:

  • TUM: entre 2011 et 2016 pas d’augmentation mais masses variantes (accroissementpart mobile). Attention impact sur dépôts clandestins… Dans les deux derniers

    comités de quartier que j’ai fréquenté cela a été pointé comme gravement problématique.

  • Qui dit rattrapage dit retard: force motrice, parkings payants
  • Quand on veut vérifier la nature de la réponse, on pose une question dont… on connaît la réponse Toutes Boites: 2012 = 3,2M euros; 2013 = 2,99M euros; 2014=5,7 M euros, 2015 = 4.5M euros; 2017 = 2.5M euros. Variations rattrapages…
  • Parkings à péages: 167k en 2011, 575k en 2015, 900k en 2016, 1800k en 2017…
  • Secondes résidences: 2011= 409.5; 2013= 315; 2014= 245; 2015= 255.3 (600 budgétés!!!); 2016= 600 budgétés (qu’on aura jamais) 2017=575!!!
  • Inoccupés: budget 2015=555k, réalisé=69.8; budget 2016=880 (ou 555!!!); budget2017=1560k!!! On parle de doubles enrôlements, avec les mêmes équipes, malgré

    certes évolution logicielle?

  • Taxes Pylones: 0 ou 300k? Ce sera 0. Avec les P+R c’est l’arlesienne…

 

Les taxes doivent être enrôlées jusqu’au 30 juin de l’année suivante. Gaffe aux retards…

 

Conclusions:

  • Sont pénalisés:
    • Acteurs économiques
    • Habitants non domiciliés
    • Ménages domiciliés rénovateurs/actifs
    • Consommateurs (parkings)
  • Système voué à imploser
    • Absence de péréquation qui pénalise les Villes
    • Fiscalité qui réduit l’autonomie communale.
    • Rôle métropolitain sous-estimé voire méprisé.
    • Fonds des Communes à % trop faible dans assiette communale
    • EFT et services en baisse, mais taxes en hausse

 

Quentin le Bussy, conseiller communal

21déc

Budget Police : 3 pistes de réflexions pour une police efficace, là où on a vraiment besoin d’elle

Le maintien durable en alerte Ocam 3 a engendré une très importante surcharge de travail pour notre police. Plus de 6 % des effectifs (1060 ETP) sont quotidiennement « consommés » par ce travail. Le nombre d’heures supplémentaires accumulées est tel que les policiers non seulement sont au bord de l’épuisement mais, de manière compréhensible, n’en veulent tout simplement plus.

Comment faire en 2017 pour éviter le burn out de nos policiers, mais aussi pour faciliter le retour au travail de celles et ceux qui en sont victimes ?

Afin de ne pas pérenniser cette situation intenable à moyen terme, plusieurs pistes sont envisagées ou envisageables : ainsi la nouvelle convention entre les Communes associées au PAB (Peloton Anti-Banditisme) prévoit une contribution des autres Communes par mise à disposition de policiers plutôt que par un remboursement financier. Quand cette Convention entrera-t-elle en vigueur et aurons-nous l’occasion de prendre davantage connaissance de ses modalités concrètes ?  

On peut également s’interroger concernant le nombre impressionnant d’heures nécessaires à l’encadrement de certains événements : Plus de 300 policiers pour assurer l’ordre lors de la venue de l’Ajax d’Amsterdam !! Le coût de l’ensemble des prestations de la police au Standard dépasse largement le million d’euros ! Le Standard n’est pas que le club d’une Commune, d’une Ville : nous pensons qu’il est temps de faire appel ici aussi à la solidarité supra-communale voir à une forme de contribution financière du club!!

 

Des réponses sociales, plutôt que ‘policières’, aux nuisances liées à des problèmes sociaux

Les statistiques de la police nous apprennent que depuis 5 ans  les interventions de la police ont augmenté de 72% par rapport à la mendicité, et de 42 % par rapport à la toxicomanie.  Pareil en ce qui concerne  l’augmentation importante des vols « alimentaires »  à l’étalage ou dans les voitures.

Tous ces chiffres témoignent d’une détresse sociale croissante qui se concentre dans ses formes les plus extrêmes et les plus visibles dans les grandes villes. Cette réalité  appelle elle aussi  à une contribution accrue des autres Communes à l’indispensable renforcement des outils de lutte contre cette pauvreté croissante.

Nous sommes convaincus que ces situations (toxicomanie, mendicité, prostitution de rue,…) appellent des réponses sociales plutôt que policières. Ainsi plaidons-nous pour un débat concernant la révision de notre règlement communal en matière de mendicité, l’actuel règlement n’étant pas applicable ! 

D’autres initiatives que nous défendons depuis pas mal de temps sont désormais enfin en discussion : la création d’un CASS (Centre d’Accueil socio-sanitaire offrant accueil, soins et accompagnement social aux SDF), mais aussi d’une  salle de consommation pour les personnes toxicomanes, ou encore la mise en place d’une « Zone de tolérance » pour la prostitution de rue.  Ces nouveaux outils pourront doter les travailleurs sociaux des lieux nécessaires à leur action, et décharger par la même occasion la police d’une partie de peur travail.

 

Faire enfin de la sécurité routière une vraie priorité

La sécurité routière apparaît comme la priorité zonale numéro 1. Il en va de même du côté de l’opinion publique liégeoise.

Or les statistiques nous montrent que le nombre de blessés de la route a augmenté de 7,2 % cette année (en particulier du côté des piétons et des cyclistes)! En même temps ces statistiques indiquent une diminution de 41% de PV radar…difficile à comprendre !

Comment dès lors combattre efficacement les excès de vitesse ? Un seul exemple : j’ai l’occasion d’observer quotidiennement des voitures qui descendent à une allure folle la rue Ste Marguerite, pourtant fréquentée par de très nombreux enfants et jeunes vu les nombreuses écoles du quartier. Une campagne exemplaire et intensive -d’abord préventive ensuite répressive- dans cette rue ne serait-elle pas de nature à calmer quelque peu ces excès.

Concernant la sécurité des cyclistes, pointons le cas de la rue de la Régence dans laquelle la voie « réservée » aux cyclistes est systématiquement occupée par de nombreux véhicules, contraignant ainsi les nombreux cyclistes à des dépassements dangereux

 

Eviter l’escalade des dépenses en caméras et en armement

En ce qui concerne les caméras, le budget ordinaire augmente de 67.000 euros (soit de 25 %!), et celui de l’extraordinaire de 242700 euros pour l’achat de 8 nouvelles caméra et 3  caméras mobiles !

 Nous avons là une nouvelle confirmation du développement exponentiel de ces dépenses que nous considérons depuis quelques années comme excessives. Nous croyons davantage dans la présence sur le terrain d’une police de proximité que dans la multiplication de caméras.

En ce qui concerne l’armement des policiers, nous adhérons évidemment à l’idée que nos policiers doivent être bien protégés, mais nous nous interrogeons si l’escalade de la violence ne risque pas à la longue d’être alimentée par une approche excessivement basée sur le seul usage de la force. Y a-t-il des formations à des techniques et attitudes de défense non-violentes à l’attention de nos policiers ??

Quant à l’armement et plus largement l’équipement des policiers nous demandons un moratoire, le temps de faire un inventaire général des besoins  (l’équipement de base de tous les policiers est-il réalisé?), le temps aussi de réexaminer certains marchés (augmentation de 150 % des cartouches!), et d’éviter les logiques de dépenses exponentielles (exemple : 5 nouveaux véhicules plus grands pour permettre l’accès de policiers équipés de nouvelles tenues de combat plus encombrantes 

La dotation fédérale sera finalement augmentée de 2 %, alors que le budget qui nous est soumis n’en prévoyait que 0,99 %. Le CMB se retrouvera dès lors avec une recette supplémentaire de 500.000 euros ! Bonne nouvelle !

Pourquoi ne pas poursuivre, grâce à cette manne à venir, la collaboration avec l’ULG dont la recherche désormais terminée sur l’accueil dans nos commissariats semble avoir débouché sur quelques mesures concrètes et positives. Ne serait-il pas intéressant de commander une autre étude, par exemple, au sujet de l’offre et des besoins en formation continuée, ainsi que de supervisions individuelles ou collectives de notre police. Nous pensons également à une recherche approfondie pour objectiver les attentes des Liégeois par rapport à leur police de proximité ??

 

En résumé : nous voulons une police bien protégée et bien formée. Une police qui ne s’épuise pas dans des prestations qui pourraient être assurées autrement par d’autres acteurs professionnels. Une police, enfin, dont le travail réponde au mieux aux attentes de nos concitoyens !

 

Guy Krettels, conseiller communal

21déc

Contrat Pub dans l’espace public

Monsieur le Bourgmestre,

 

Nous voterons contre ce point, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, je regrette l’absence de débat, d’échange et de réflexion sur ce sujet de société fondamental qu’est la place de la publicité dans l’espace public. Ce point est traité comme une simple variable d’ajustement budgétaire sans que ses conséquences ne soient prises en considération. Rappelons quand même qu’il s’agit d’accorder pour 15 ans, soit jusqu’en 2032, un quasi-monopole de l’expression visuelle dans l’espace public à l’une ou l’autre multinationale pour qu’elle diffuse à sa guise les messages publicitaires des annonceurs commerciaux.

Précisons tout de suite qu’on n’a jamais vu sur ce genre de panneau une pub pour le jambon de chez André, la bière Curtius, les marchands de la batte, les boulets de chez Lequet ou les Durum de chez Murad. Ce genre de publicité ne soutient pas le commerce local liégeois mais au contraire: il lui fait concurrence.

Par ailleurs, n’est-ce pas paradoxal de dépenser des milliers d’euros pour embellir la ville, la rendre plus attractive pour les touristes et adapter nos trottoirs aux PMR et, dans le même temps, d’accepter d’être payés pour l’enlaidissement de nos rues et l’encombrement de nos trottoirs ?

Alors, on entend souvent que la publicité est une bonne affaire pour les Villes, qu’elle leur procure de l’argent facile et du mobilier gratuit. Mais est-ce vraiment gratuit ? Je vous invite à consulter le site internet de JC Decaux Belgique et de Clear Channel Belgium. A l’approche de la Saint-Nicolas, Clear Channel rappelait aux annonceurs qu’il dispose d’un réseau de 400 panneaux situés à proximité des écoles. On sait combien le cerveau en développement des enfants et adolescents les rend vulnérables à la publicité que ce soit pour de la malbouffe ou pour des gadgets parfois bien au-dessus des moyens de leurs parents.

Outre l’impact écologique de cette incitation à la consommation, l’objectification du corps de la femme véhiculée dans de nombreuses publicités contribue à rendre l’espace public hostile aux filles et aux femmes.

Mais encore, comme le dit JC Decaux.be, « ce qui fait la force de la publicité sur le mobilier urbain, c’est qu’on ne peut pas changer de chaine, tourner la page, ni appuyer sur un bouton pour la fermer ». Ils s’en vantent eux mêmes : la pub s’impose aux citoyens, qu’ils le veuillent ou non, à travers une communication à sens unique. Au vu de l’ensemble de ces considérations, et encore d’autres que je vous ai épargnées, le contrat publicitaire ne doit pas être renouvelé.

 

Mais dans l’hypothèse où le collège persisterait dans cette voie, je me permets d’émettre des réticences quant au contenu du cahier des charges proposé.

Dans la mesure ou toutes les compensations matérielles demandées dans le cahier des charges font baisser le montant de la compensation financière, il incombe de se demander pour chacune des compensations si une entreprise publicitaire est la mieux placée pour effectuer ces ouvrages, que ce soit du point de vue des coûts ou de la qualité.

Précisément en ce qui concerne l’affichage dynamique des parkings. Parmi les conditions d’accès au marché, on demande aux soumissionnaires de démontrer leur expérience dans le placement de sucettes et abris-bus mais rien n’est demandé pour l’affichage dynamique. Il y a lieu de s’inquiéter quand on voit que le système d’affichage du temps d’attente des bus aux arrêts demandé à Decaux dans le contrat de 2001 ne fonctionne plus depuis des années ! On se demande déjà bien pourquoi la ville devrait prendre en charge cet outil en lieu et place des tenanciers de parking qui ne sont pourtant pas connus pour être dans le besoin !

Mais si la ville s’entête, alors pourquoi au moins ne pas procéder à des marchés distincts? Ce qui permettrait à de plus petites entreprises, locales si possible, d’accéder aux marchés?

Par ailleurs, on est en train de boucler un budget en comptant sur une avance liée à un contrat qui n’est pas encore signé, ce qui n’est pas anodin vu le contexte litigieux des marchés de concession publicitaire. Signalons quand même que l’avenant qui prolonge d’un an le contrat Decaux est actuellement attaqué au conseil d’Etat par Clear Channel…

Dans le même ordre d’idée, le fait d’exiger que la majorité des compensations financières soient payées dès 2017 et dans les 4 années qui suivent n’est quand même pas un exemple de politique durable quand on s’engage pour 15 ans.

En tout cas, ce qui est bien, c’est que nos enfants, lorsqu’ils se cogneront sur un vieux panneau en 2032, pourront être fiers que nous soyons parvenus à boucler notre budget 2017 sans devoir renoncer à la tradition sacrée du parking gratuit pendant les fêtes ! Au-delà de l’absence totale de réflexion sur la place de la publicité commerciale dans l’espace public, nous déplorons cette stratégie juridiquement hasardeuse et politiquement court-termiste. « Après nous les mouches ! » semble être la ligne politique de la majorité.

 

Sarah Schlitz, conseillère  communale

 
   
20déc

Des leurres à l’illusion permanente

Les vieux tours de passe-passe 2016

Avant de nous intéresser au budget 2017, penchons-nous sur le budget 2016, sur ce qui a été annoncé il y a une année ici même par le collège et qui n’a pas été réalisé.  

Tout d’abord, le solde des reports des exercices antérieurs est un mammouth.   Alors quand on nous annonce qu’en 2017, on va optimiser les subsides à hauteur de 64,5 millions. Permettez-moi de douter.Au CMB 2016 on accuse déjà un solde de -884.000 €, sur un budget 520, 5 millions, avec un report exercice antérieurs de 26,2 millions pour les dépenses et  de 2,7 millions pour les recettes.    Le budget 2017 est de 512,4, soit une réduction nette de moyens pour le service public  de 8 millions entre les 2 exercices.

Ensuite, les recettes du budget 2016 reposent en partie  sur des leurres qui sont soit des écritures comptables, soit des rattrapages d’enrôlement  ou encore  un prélèvement à l’extraordinaire pour combler l’ordinaire.

Enfin, outre les leurres, il y a eu en 2016  la technique de l’optimisme coupable : les recettes surévaluées pour les entrées dans les piscines et les musées mais aussi en matière de taxe avec la   volonté inoxydable mais vaine de trouver le bon moyen de taxer les immeubles inoccupés ou la taxe sur les toutes boites    ou encore la taxe pylones gsm qui est un running gag : chaque année 300 000 au budget et rien aux comptes  Las, au CMB,  les chiffres ont ramené le collège sur terre.

Ces 3 éléments  constituent des faiblesses qui entament les fondations du budget initial 2017.

 

La reproduction de mauvais tours en 2017

Nous nous sommes penchés sur le budget 2017 et qu’elle ne fut pas notre surprise de revoir les mêmes mauvais tours à l’affiche du spectacle  budgétaire ….

  • Le mode d’élaboration budgétaire : des prévisions budgétaires trop courtes et aucune vue sur les recettes réelles. Au rayon nouveautés :
    • La taxe airbnb :   le return  de la taxe est estimé à  200.000 sur 2 ans alors qu il y a environ 70-80 logements sur Liège.  A 193€ la taxe  par logement. on est loin du compte. Faudrait  500 chambres pour arriver à collecter la taxe annuellement.
    • Le contrat pub  qui prévoit des recettes pour 2018  sur un contrat non encore conclu. Sans compter le tournant politique que constitue le choix de financer les pol publiques par le privé sur lequel Sarah Schlitz reviendra.
  • L’ambition pour de nouveaux projets : on rate  des choix politiques nécessaires pour rendre la ville résiliente alors que la participation d’une délégation du conseil au  colloque à Paris était un bon signal. Vu les pauvres montants et vu le report des exercices antérieurs, finalement on reporte plus que l’on ne crée vraiment. On ne perçoit pas de manière tangible à part le projet de rénovation de la cité administrative  le tournant vers une ville durable.  L’exemple unique de la cité administrative zero emission est l’arbre qui cache mal  la forêt.

 

Les risques du budget 2017

Sur le plan des recettes ordinaires, compter à la fois sur une population plus riche et un meilleur  enrôlement des taxes tant au niveau du spf  que du niveau local est  un terrain glissant et qui ne colle pas avec la réalité constatée. 

En ce qui concerne l’IPP, le risque de tomber est double : la ville n’a pas la maitrise de cet enrôlement en retard mais en plus, il y a un effet rattrapage  2016 qui joue et qui lisse la recette.   Pa rapport à 2016, l’estimation 2017 est de 4 millions supérieur  alors que le taux de perception est actuellement de 95 pourcent. Si on suit votre raisonnement, il faudra passer à 104 % de perception.

Pour le PRI,  le taux  de perception est à ce stade de 24 % : le risque est majeur de devoir faire face à un manque de liquidités  courant 2017  si on n’obtient pas les moyens prévus.  On parle d’une somme de 46 millions, 10% du budget alors que c’est la principal source de liquidités.  C’est 28% de la recette fiscale !

Au niveau local de la perception des taxes au niveau local, il est difficile de croire à une meilleure perception si aucun moyen humain ou technique n’y est affecté. C’était déjà l’ambition les années précédentes sans guère de résultat.  

En ce qui concerne  les transferts entre extra et ordinaire pour équilibrer  les comptes, la ponction de 23 millions  sur nos réserves nous laisse sans capacité d’endettement pour l’avenir.  Or, l’embellie budgétaire n’est pas annoncée. 

En ce qui concerne les recettes extraordinaires, cette manie de vendre notre patrimoine immobilier, c’est de la poudre aux yeux. Le liquider pour avoir du cash sans stratégie ni priorité (3,5 millions). Ecolo dénonce cette pratique qui portera préjudice aux générations futures.  La ville n’aura plus aucun volant dans les 10 prochaines années  pour faire face au boom démographique. 

Le recours à l’emprunt est un tour de passe – passe qui reporte sur les générations futures  la charge …  le plus emblématique est la  cotisation en responsabilité : le collège rejoue la partition 2016  en 2017 : gel de la ligne budgétaire et recours à l’emprunt régional. Sauf que l’accord du Gouvernement sur l’emprunt 2016 vient seulement de tomber, après un an de discussion. Quid pour 2017 ?   La ville l’obtiendra –t-il vraiment rapidement  alors que pèse sur elle l’obligation de produire un plan de gestion pour le premier trimestre?  

Le budget ordinaire est présenté à l’équilibre pour 2017, mais ne l’est en fait pas pour 2016 et doit être équilibré avec des recettes ‘extraordinaires’.  Mon collègue  Quentin Lebussy  reviendra en détail sur les taxes demain.

 

Les 3 faiblesses majeures qui traversent  le budget 2017 

a.     L’endettement public

Le déséquilibre entre les recettes et les dépenses   Les recettes diminuent (-6M; -4.5%) plus que les dépenses (-3M; -3%).  Et ce déficit se maintient jusque 2022 pour un total de 30 millions de déficit à trouver.  La seule solution que vous avez trouvé, c’est un crédit spécial qui , sur la période 2018-2022, coutera 42 millions.

Le poids de la dette : Le  rééchelonnement de celle-ci  ne l’a pas allégée contrairement à l’annonce faite par l’échevin.  D’ailleurs, on emprunte à nouveau   26 millions comme chaque année pour couvrir la cotisation en responsabilisation.  Il y a comme un air d’ « après nous les mouches ».

b.      Le retrait du service public

Liege est une ville de 200 ooo habitants  avec un rôle métropolitain qui couvre 650 000 habitants et les projets extraordinaires pour 2017 sont la rénovation d’une administration publique, une crèche, une école, un musée.

Liege est une ville de 200 ooo habitants  avec un rôle métropolitain qui couvre 650 000 habitants et elle va envoyer à plusieurs intercommunales un courrier pour leur demander de discuter avant d’envoyer la facture parce qu’elle ne sera pas en mesure d’assurer le paiement de sa cotisation.

Liege est une ville de 200 ooo habitants  avec un rôle métropolitain qui couvre 650 000 habitants et chaque année à tour de rôles on choisit de mettre les petits moyens qui ne sont pas mangés par le fonctionnement une fois dans les égouts, une fois dans les économies d’énergie, une fois dans les voiries sans jamais répondre au tiers des besoins dans ces secteurs. Monsieur Firket a parlé  d ‘une ambition d’une ambition intacte. On cherche désespérément une concrétisation.

Liege est une ville de 200 ooo habitants  avec un rôle metropolitain qui couvre 650 000 habitants et depuis 3 ans, elle comprime au maximum ses transferts vers nos services publics essentiels : le cpas, les pompiers, l’enseignement et maintenant  la police.  Mon collègue Guy Krettels y reviendra demain.

Notre rôle métropolitain se réduit à une peau de chagrin…  Le collège évoque la supracommunalité mais pour qu’il y ait supracommunalité, il faut une communauté  et elle n’existe pas … c’est à ça que vont servir les 270 000 euros prévus au budget pour le projet de ville ?

c.      L’absence de mesures structurelles  et d’un plan d’action

Le collège apporte des réponses circonstancielles à des problèmes structurels, l’usage sempiternel des mêmes variables d’ajustement : le gonflement fictif des recettes, la diminution  systématique des dépenses de fonctionnement et d’investissement  et le recours à l’emprunt pour des dépenses improductives au premier rang desquelles la cotisation en responsabilisation.

Quant à l’attitude du collège, elle est difficilement compréhensible : il se pose en  victime !

  • de l’accord de 2008 et de feu Daerden qui a introduit la notion de «  cotisation en responsabilité «  alors même que la ville était interdite de nomination…
  • de l’absence de supracommunalité à Liege ce qui a pour conséquence que littéralement les liegeois , citoyens au revenu PIB le plus faible de l’agglo paient pour les autres communes .

Cet accord, c’est pourtant bien le collège qui l’a négocié avec le même gouvernement, le même ministre ? C’est bien le même collège qui considère que la conférence des bourgmestres tient lieu d’organe de supracommunalité efficace depuis 10 ans et qui n’a pas pu atterrir sur le moindre accord supracommunal tant sur les infrastructures que le partage des contributions équitable des contributions communales ?

Conclusion

 En conclusion, à la lecture  de ce budget, une phrase de Morgan Freeman me revient : « un bon tour de magie est toujours spectaculaire ».  Et le budget 2017 n’a rien de spectaculaire.  Au contraire, le dérapage continue et occulte la réalité. Demain mes collègues détailleront ce qui constitue pour les écologistes des choix politiques ratés, qui passent à côté des investissements  impérieux en matière de résilience qui devra permettre à la ville et à nos concitoyens de se protéger des problèmes à venir.   Aujourd’hui, nous sommes inquiets pour la ville et ses habitants.  Inquiets que la ville ne soit bientôt plus en  capacité de répondre à ses missions de base de service public.

Il y a urgence désormais.  Si le collège veut regagner en crédibilité, il doit cesser les expédients.  Et parler vrai.

Pour ce qui concerne la supracommunalité, il faut enfin coincer  le pied dans la porte  à la Région  où vous avez des relais, à la province  où vous avez des relais, à la conférence des bourgmestres où vous avez des relais.  Il est temps de dépasser le constat impuissant et de montrer quelle est votre capacité réelle de négociation pour organiser et financer une supracommunalité urbaine.

Bénédicte Heindrichs, cheffe de groupe

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