Nous, les Verts, avons la conviction que notre ville est une partie de la réponse pour améliorer la vie quotidienne. Partout dans le monde, des villes se sont lancées sur le chemin de la transition! Les clefs du changement sont entre nos mains. Ouvrons les portes. Avec vous !

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Actualités

28avr

Police de Liège en eau trouble: reprendre la barre et changer de cap

Ces derniers jours, la Police locale de Liège a fait parler d’elle pour plusieurs affaires distinctes. Le groupe ECOLO, interpellé par les faits, se devait de réagir. Veuillez trouver ci-joint nos analyses et propositions.

Entre le droit de manifester et le maintien de l’ordre sur la voie publique, bienveillance et Etat de droit doivent primer

Dimanche 26, lors de la marche annuelle contre le centre fermé de Vottem, la police intervenait de manière musclée en arrêtant plusieurs manifestants, suscitant le choc et l’incompréhension du public familial présent.

Ces arrestations auraient été ordonnées suite à la découverte d’outils coupants dans le sac d’une personne revenant du travail, au cours d’une fouille préventive. Il s’avère cependant que les personnes arrêtées ne détenaient rien d’illégal. Cette intervention, en plus d’être disproportionnée, était inutile.

Le lendemain se tenait un Conseil Communal lors duquel plusieurs conseillers de l’opposition n’ont pas manqué de demander des explications au bourgmestre. Il a déclaré être satisfait du rapport de la police fédérale quant à ces arrestations qu’il a lui même qualifié de «préventives ». Il a par ailleurs ajouté que les autorisations pour organiser cette manifestation avaient été accordées car, de manière générale, “elle se passe bien”. Alors que la politique migratoire menée par le gouvernement fédéral est plus inhumaine que jamais, la prochaine manifestation contre le centre fermé pourrait être interdite ?

Un peu plus tard dans la soirée, nous apprenions que plus aucune nouvelle manifestation sur la voie publique ne serait autorisée pour l’année 2017. Il est vrai que la présence policière massive en rue et lors des manifestations, décidée par le Bourgmestre suite à l’augmentation du “niveau de la menace”, fait peser sur les travailleuses et travailleurs de la police une pression inacceptable, qui ne peut que s’en ressentir dans leur qualité de vie et dans celle de leur travail.

Néanmoins, cette décision soulève plusieurs questions. Primo, une telle mesure s’appliquant aux manifestations citoyennes et politiques serait clairement anticonstitutionnelle. Nous supposons donc qu’elle vise uniquement les événements à caractère commercial. Cela mériterait cependant d’être précisé.

Secundo, l’interdiction d’événements est-elle la meilleure manière de soulager nos forces de police? Au contraire, il nous semble qu’une stratégie d’intervention policière plus légère, moins violente, serait mieux à même de remplir ses objectifs et moins génératrice de stress pour les membres des forces de police. L’intervention à Vottem est un exemple d’une méthode lourde, coûteuse en heures et en moyens, anxiogène autant pour les agent·e·s de police que pour les manifestant·e·s, inutile et contre-productive au regard de son objectif de maintenir le calme.

 Nos propositions :

  1. Accorder une réelle importance à la formation des policier.ère.s et veiller à ce qu’elle mette l’accent sur la prévention des abus en tous genre, en intégrant les enjeux de racisme, sexisme, homophobie, la communication envers les citoyen·ne·s, le respect du droit des témoins à filmer les interventions policières, etc.

  2. Mettre en place autant que possible à l’échelle de la zone de Police de Liège les recommandations émises par l’Observatoire des violences policières (ObsPol) lors de l’examen périodique universel (EPU) de la Belgique par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en 2016 :

·      assurer une assistance médicale systématique des personnes arrêtées ou violentées ;

·      identifier les policiers en toutes circonstances ;

·      faire cesser l’intimidation à l’encontre des citoyens qui récoltent des preuves d’abus policiers ;

·      plaintes contre les policiers : récolter des statistiques fiables et faire cesser les manipulations des chiffres ;

·      imposer des sanctions dissuasives pour les policiers qui abusent de leurs pouvoirs.

 Police de Liège : contrôle interne, protection des lanceurs d’alerte et suite du “Dossier Nucera”

 

Nous apprenions ce vendredi que la Société de dépannage Nucera a pris la décision de rompre unilatéralement le contrat qui la lie à la Ville de Liège. Cette décision intervient suite aux soupçons de corruption de policiers Liégeois par l’entreprise en question.
Le groupe Écolo appelle le collège à ne pas prendre de décision précipitée et à amorcer une réflexion en profondeur sur la question afin d’apporter une réponse à la hauteur de la gravité des faits reprochés.
Bien sûr, la justice doit encore faire son travail. Mais il n’empêche que cette affaire ternit l’ensemble de la police, suscitent l’incompréhension et la méfiance de la population, et renforcent le sentiment d’impunité chez les personnes les moins scrupuleuses. Au delà des responsabilités individuelles, c’est un système qui permet ou encourage ces comportements qu’il s’agit de réformer.

Voici les mesures que nous proposons de mettre en place :
1. Ne pas désigner de nouvel opérateur privé et créer un service de dépannage public à l’instar de la Ville de New-York. Ceci permettrait un meilleur contrôle de l’activité, de générer des recettes pour la Ville et de créer de l’emploi public.
2. Protéger les « lanceurs d’alerte » par la mise en place de mécanismes qui libèrent la parole des policier.ère.s révoltés par les abus dont ils ou elles sont témoins et les mettent à l’abri de représailles éventuelles.
3. Installer un vrai service de suivi systématique des problèmes liés aux fraudes et à la discipline, conforme tant à l’esprit qu’à la lettre de la Circulaire CP3 de 2011, au sein de la Zone de Police de Liège.
4. Mettre en place autant que possible les recommandations émises par l’Observatoire des violences policières (ObsPol) lors de l’examen périodique universel (EPU) de la Belgique par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en 2016 :
·      assurer une assistance médicale systématique des personnes arrêtées ou violentées ;
·      identifier les policiers en toutes circonstances ;
·      faire cesser l’intimidation à l’encontre des citoyens qui récoltent des preuves d’abus policiers ;
·      plaintes contre les policiers : récolter des statistiques fiables et faire cesser les manipulations des chiffres ;
·      imposer des sanctions dissuasives pour les policiers qui abusent de leurs pouvoirs.

Notre suivi de ces dossiers, via Questions Ecrite et Orale a trouvé réponses, mais ne sont pas en tant que telles satisfaisantes. Des difficultés, que nous espérons passagère, sont aussi l’occasion de réinterroger la gestion, le management et les pratiques publiques en la matière: à Liège de les saisir.

27avr

Province de Liège : L’homophobie dans les milieux sportifs

Question d’actualité de M. Matthieu Content au collège provincial concernant les difficultés rencontrées par les homosexuels dans les milieux sportifs :

Mesdames et Messieurs les Députés,

Chers collègues,

 De la Calamine à Amay, de Bassenge à Lierneux, notre province compte de nombreux clubs sportifs de disciplines et de niveaux différents, qu’ils soient professionnels ou amateurs. La Province de Liège détient des leviers importants permettant d’orienter les politiques sportives. Depuis quelques semaines, les associations de défense des droits des homosexuels comme Arc-en-Ciel Wallonie asbl ou encore la Fondation Ishane Jarfi, ont lancé une campagne de sensibilisation concernant les problèmes rencontrés par les homosexuels dans les milieux sportifs et en particulier dans les milieux du foot. En effet, même en Belgique en 2017 il reste difficile d’afficher ouvertement ses préférences sexuelles sans que cela ait un impact négatif au sein du milieu sportif dans lequel on évolue. C’est un constat et ce constat est encore plus lourd et plus vrai dans le milieu du football, tant amateur que professionnel et en particulier pour les hommes. Être joueur de foot et homosexuel est difficilement compatible aux yeux d’un milieu qui reste malheureusement beaucoup trop sexiste et homophobe. J’estime que la Province de Liège peut et pourrait clairement, via ses compétences sportives, sociales et d’éducation, jouer un rôle important dans la sensibilisation à cette problématique et pourrait contribuer à – si pas régler le problème – au moins le diminuer fortement. Que fait déjà la Province de Liège concernant cette problématique ? Quel peut donc être son rôle et les moyens qu’elle pourrait mettre en œuvre pour contribuer aux réponses appropriées à cette problématique ? Existe-t-il une politique cohérente et multi-départements concernant cette problématique au sein de l’administration provinciale ?

Je vous remercie pour votre réponse.

Matthieu Content

Conseiller provincial

18avr

Ecolo soutient la pétition « Vous n’auriez pas une clope par hasard ? Un crime à Liège »

La mendicité est un délit à Liège depuis 2009. Une personne en train de mendier peut être arrêtée administrativement et privée de liberté durant 12 heures. Ecolo s’était opposé à ce règlement communal à l’époque et s’y oppose encore aujourd’hui : il faut le modifier. Les raisons ? Une véritable inefficacité, qui ne résout pas les difficultés de pauvreté rencontrées par les personnes qui mendient.

En 2009, le conseiller communal Guy Krettels mettait en garde : « Qu’est-ce qu’on va faire après les douze heures d’arrestation? Rien, évidemment. Le problème (autrement dit, être à la rue) n’a pas avancé d’un millimètre « . Nous voici huit ans après. Les statistiques de la police nous apprennent que, depuis cinq ans,  les interventions policières par rapport à la mendicité ont augmenté de 72% ! Un autre phénomène s’est également développé à Liège : l’augmentation importante des vols « alimentaires »  à l’étalage. « Ces chiffres témoignent d’une détresse sociale croissante qui se concentre dans ses formes les plus extrêmes et les plus visibles dans les grandes villes », a rappelé Guy Krettels lors du vote du budget 2017 de la Police, appelant à nouveau à réviser le règlement communal encadrant la mendicité.

Que proposer d’autre ? Caroline Saal, conseillère communale, explique : « Avec les conseillers Ecolo de l’action sociale, Christine Relekom et André Verjans, nous sommes convaincus que ces situations appellent des réponses sociales plutôt que policières. Il faut agir à la fois sur les raisons de la mendicité : absence de logement, absence de revenus, assuétudes, santé mentale fragile ; et considérer les mendiants avant tout comme des personnes, plutôt que comme des « troubles à gérer », comme le mentionne très justement la pétition « Vous n’auriez pas une clope par hasard ? » (disponible ICI).

C’est pourquoi le groupe Ecolo appelle les citoyens et citoyennes liégeoises à signer cette pétition, demande sans plus attendre la révision du règlement communal concernant la mendicité et la mise sur pied d’une plateforme public-associatif « Liège zéro sans-abrisme », afin de se concentrer sur des solutions durables pour les personnes à la rue.

Pour le Groupe Ecolo,

Caroline Saal, conseillère communale

Guy Krettels, conseiller communal

André Verjans, conseiller à l’action sociale

Christine Relekom, conseillère à l’action sociale

28mar

Prochaine AG Publifin: propositions d’amendements

Pour Ecolo, il est important que la réforme de Publifin soit faite en profondeur.  C’est pourquoi nous avons propose une série d’amendements à l’Ordre du Jour qui nous était proposé, avec pour objectif de réellement influencer, en tant que 2ème actionnaire, les decisions qui seraient prises lors de l’AG de Publifin de ce jeudi 30 janvier. Comme nous l’énoncions par ailleurs, il nous revient, en tant qu’élus, de rendre à cette intercommunale ses valeurs de services publics et d’intérêt général.

La majorité communale (suivie par le MR et Vega) a refuse de mettre ses amendements au vote, sous pretextes d’arguments technico-légaux, qui empêcherait un actionnaire de modifier l’ordre du jour d’une Assemblée Générale à laquelle il est convié. Nous ne partageons pas cette analyse et refusons d’être cantonnés au role de presse-bouton: oui / non / abstention. Ceci nous paraît d’autant plus pertinent, au regard du fait que d’autres communes (y compris à majorité socialiste ou libérale) ont, elles, fait le choix d’amender l’Ordre du Jour qui leur était propose. Ce refus constitue donc clairement une occasion manquée de réellement reformer ces structures opaques, peu en ligne avec leur objectif de service public.

Nous déplorons la position de la majorité et nous transmettons donc notre demande d’amendements au Ministre des Pouvoirs Locaux aujourd’hui.

Dans ces conditions, le groupe Ecolo a vote contre les points de l’Ordre du Jour tel que propose et sur lesquels nous proposions un amendement, car nous considérons qu’il ne permettra pas une réforme en profondeur de l’ensemble de la structure Publifin, et ne prendra pas en compte l’avis des travailleurs (au travers de leurs représentants syndicaux).

 

Ci-dessous, vous trouverez l’ensemble des amendements proposés par Ecolo Liège:

 

Amendement 1 :

Remplacer le point 1 de l’OJ par : 

« 1. Fixation du nombre d’administrateurs (passage de 27 à 11 membres et suppression d’unmandat de Vice-Président). Mission à confier au nouveau Conseil d’Administration tel qu’il sera composé  à l’issue du vote de l’Assemblée Générale sur le point 9 du présentOJ, consistant en une proposition relative :

  • à un élargissement du Conseil  d’Administration à des représentants des travailleurs, avec voix consultative, conformément au CDLD
  • à l’éventualité d’un élargissement du Conseil d’Administration à des administrateurs indépendants représentant les usagers, laquelle proposition sera soumise à la délibération des associés lors d’une seconde Assemblée générale. »

 

2 demandes :

Voix consultative pour des représentants des travailleurs. Il faut leur laisser le choix de la marge d’implication, mais c’est en tout cas aux responsables politiques de tendre la main et de changer les comportements tels qu’on a pu les voir sur video ou les entendre dans différents témoignages de syndicats. Tous les syndicats ne sont pas intéressés par la cogestion, mais la voix consultative permet de les consulter. Ils ne deviennent pas solidaires de toutes les décisions prises, mais ils ont voix au chapitre. Leurs mouvements de grève montrent une volonté d’être entendus, et à raison. Les travailleurs ont des expertises à apporter : sur leur rôle, sur leur emploi, sur le fonctionnement et le dysfonctionnement de Publifin ; ils sont une source d’enseignement sur les dangers et les enjeux que rencontre l’intercommunale.

Il s’agit également d’étudier la possibilité d’intégrer des représentants des usagers en tant qu’administrateurs indépendants. Notre réflexion semble d’autant plus pertinente après les témoignages en commission d’enquête ce lundi 27 mars, de Francis Ghigny de la CWAPE (organisme official pour la regulation des marches wallons de l’électricité et dugaz) qui raconte une échange entre André Gilles et lui, où André Gilles aurait rétorqué au souci de la CWAPE de ne pas gonfler la facture énergétique des consommateurs: « Depuis quand la Cwape  défend-elle l’intérêt du consommateur ? ». C’est un témoignage, qui en rejoint d’autres, il conviendra de voir ce que répondra l’intéressé. Toujours est-il qu’aujourd’hui, quand les Liégeois ouvrent leur facture, ils pendent à Publifin et se demandent s’ils ont été grugés. Or l’intercommunale, Madame Heindrichs l’a dit, est censée render un service public d’intérêt general, accessible à l’ensemble des Liégeois. Intégrer des administrateurs représentant les usagers de Publifin montrerait qu’elle est Claire sur son role de service public, en permettant aux usagers d’accentuer la défense de leurs intérpêts et de renforcer le lien avec la société civile.

 

Amendement 2

Remplacer le point 5 de l’OJ par :

« Modifications statutaires en lien avec les amendements déposés. »

Justification : il s’agit d’un amendement technique, ces modifications sur les statuts se faisant en fonction des amendements acceptés par l’AG.

 

Amendement 3 

Remplacer le point 6 à l’OJ par :

« Mission à confier au nouveau Conseil d’Administration tel qu’il sera composé à l’issue du vote de l’Assemblée générale sur le point 9 de l’OJ consistant en l’analyse de toutes les pistes de réflexion quant au devenir de l’intercommunale, de FINANPART, de NETHYS et de ses filiales dans leur ensemble, lesquelles seront soumises à la délibération des associés lors d’une seconde Assemblée générale. »

Justification : il s’agit de ne pas limiter la réflexion et les pistes de réforme à la seule intercommunale Publifin étant donné l’apport de branches d’activités vers Finanpart, Nethys et ses filiales, dont RESA. En effet, circonscrire la mission à la seule intercommunale Publifin reviendrait dans le chef de l’AG à considérer qu’il n’est pas utile de réformer le groupe dans son ensemble.

En 2013 et en 2014, les administrateurs Ecolo ont tiré la sonnette d’alarmeau sein du CA sur le fait que Tecteo-Publifin devenait une coquille vide, que beaucoup de pouvoir avait été « changé de place » et que cela mettait le conseil d’administration dans un rôle essentiellement informatif et pourtant responsable de décisions de gestion prises ailleurs. Amender ce point, c’est donner les coudées franches au CA, en terminer avec les arguments technocratiques et assumer que la réforme sera profonde. Les multiples couches auraient pour objectif de permettre le développement des activités, certes, mais cela a entraîné, et c’est volontaire dans le chef de certains, la mise à distance de « la partie polémique » : le salaire des managers, des achats de groupe de presse… Pour certains membres de ce conseil, cette réforme va « forcément avoir lieu » alors si elle va forcément avoir lieu, envisageons-la clairement dès maintenant. Montrons que nous sommes guidés non par une stratégie du ravalement de façade, mais par l’intérêt général, le non enrichissement personnel, le sens du service public.

 

Nous considérons également que le CA doit solliciter du gouvernement wallon la nomination de deux délégués au contrôle du Gouvernement, afin que la Région Wallonne exerce enfin sa tutelle au sein de l’intercommunale.

Enfin, nous avons proposé de donner mission au CA de convoquer une AG de Finanpart et de Nethys. Il est nécessaire pour les associés actionnaires de Publifin, et donc de Finanpart et de Nethys, de reprendre le contrôle sur la structure dans son ensemble et d’en renouveler les décideurs. Dans la ligne droit de l’amendement 6, ces propositions visent à passer un message clair à l’Intercommunale.

 

Caroline Saal, conseillère communale

27mar

PUBLIFIN : Ecolo veut enfin une action forte du Conseil Communal de Liège pour reprendre le contrôle

Le conseil communal discute enfin, très en retard, d’une question qui a eu pourtant l’effet d’un tsunami sur les citoyens et la classe politique.

Ce soir est un jour important pour le conseil communal de Liege :  on va voter sur le mandat à donner aux membres de l’AG de publifin qui va désigner un nouveau CA.

C’est un moment DECISIF parce que

  1. nous devons montrer au citoyen, et plus spécialement au liégeois, qu’il a été compris ; que notre conseil va au-delà des appartenances particratiques, des enjeux personnels. Nous avons l’opportunité de prendre nos responsabilités et de donner à nos représentants un mandat qui sera clair. Ce mandat doit être d’une très grande lisibilité et porter sur deux points nets et bien définis : la réforme de gouvernance et la définition de ce que nous attendons du projet économique de cette intercommunale.
  2. Nous avons un rôle crucial à jouer : nous sommes le 2 em actionnaire de Publifin !

Il ne nous appartient pas de nous prononcer sur les responsabilités individuelles, c’est le rôle de l’information judiciaire. Nous ne débattrons pas non plus ici des reformes décrétales à mener pour qu’un tel scandale ne se reproduise plus et que le système fonctionne mieux à l’avenir, c’est le rôle de la commission d’enquête parlementaire.  Le groupe Ecolo ne veut pas ici attiser la flamme du «  tous pourris »  ou demander des comptes sur des éléments que notre conseil me maitrise pas. 

 

Mais nous n’allons pas nous taire ! Faire le gros dos ou ne pas parler des choses qui fâchent parce que ça dérange certains à titre personnel. On ne va pas se laisser bâillonner par le chiffon rouge du « bashing » ou du chantage à l’emploi. On ne va pas se taire parce que comme dirait le représentant de Nethys : « il faut que cela s’arrête parce que ça fait du mal au chiffre d’affaires et à l’image de la boite » « Rendez-vous compte : des jeunes ingénieurs nous quittent »…. La faute à qui ? Est-ce pour ça qu’on peut faire l’économie d’un débat sur ce qui a foiré ? non ! Je dirais que c’est précisément parce qu’Ecolo est soucieux de l’avenir de cette intercommunale, c’est parce qu’Ecolo est conscient de l’importance de cet outil qu’Ecolo  a bataillé pour obtenir une commission spéciale dans ce conseil, et un débat au sein du conseil  et a déposé des amendements au texte proposé par le CA démissionnaire. Ecolo le demande depuis janvier, nous y sommes enfin.  Parce que ce n’est pas nous ici, individuellement ou collectivement qui avons créé le problème. Mais c’est quand même à nous, de sortir de ce scandale par le haut en regardant les choses en face et en reprenant le contrôle de quelque chose que nous avons trop délégué : le pouvoir de décision. 

 

Le politique doit faire fonctionner les intercommunales de manière transparente et efficace

Les citoyens sont en colère : ils pensent que la classe politique a failli à sa mission. Les travailleurs de Nethys ont peur pour leur emploi et pour l’avenir du projet économique.

Le système connait une crise majeure. Vous avez vu comme moi les impacts de celle-ci sur les intentions de vote des électeurs et les ébranlements majeurs qu’ils annoncent. Nous avons la responsabilité là où nous le pouvons de rétablir les valeurs de service public et d’intérêt général. C’est pour cela que nous avons été élus et c’est là-dessus que nous devons rendre des comptes aux liégeois.

Pour pouvoir prendre des décisions et ensuite rendre compte, il faut préalablement se mettre d’accord sur les enjeux et les objectifs poursuivis.  Notre système démocratique prévoit le débat et la confrontation des points de vue. C’est pourquoi depuis janvier ECOLO réclame que l’on débatte du problème avec un véritable ordre du jour.  Aujourd’hui, nous avons eu ce débat en commission generale et il a fallu être très vigilant pour ne pas laisser étouffer le débat.  Nous avons voulu et obtenu que l’on parle de 3 choses :

  1. Ce qu’on attend d’un mandataire,
  2. L’avenir de publifin,
  3. Le mandat pour les représentants à l’AG

 

L’objectif d’ECOLO est que demain le système fonctionne mieux au service des citoyens.  Nous ne sommes pas là pour faire couler le sang ou tirer profit d’une situation à notre avantage. Le désaveu de la classe politique nous inquiète et nous voulons dépasser l’intérêt de notre seul part. Au contraire, et nous voulons le faire avec vous  :

  •  nous voulons un système politique transparent qui ait la confiance des citoyens,
  •  nous voulons un service public qui fonctionne de manière efficace et au meilleur cout, ;  Oui, Ecolo est clair, sans surprise : Les scandales politiques tendent à le faire croire mais « Intercommunale » n’est pas synonyme de dysfonctionnement. Un service public a pour objectif de rendre des services essentiels à l’ensemble des Liège, de manière accessible à chacun, et  d’en assurer la qualité et la continuité. Dans un contexte difficile, il va falloir défendre l’intercommunale.  Le maintien en structure publique permet d’éviter les entrées en bourse, privatisation et spéculation.  Aujourd’hui, Publifin/Nethys doit devenir digne de ses missions. Ecolo pense que la future Assemblée Générale de Publifin est une étape décisive en ce sens. Le fait que les activités soient et restent dirigées au niveau liégeois est aussi rassurant pour beaucoup quant au maintien de l’emploi localement.
  • Le maintien en structure publique ne suffit pas, cependant, et ne permet pas de garantir, comme allant de soi, des modes de bonne gouvernance, le non enrichissement de certains, la juste redistribution aux communes. Et surtout de garantir que les élus locaux sont en mesure d’effectuer leur travail de contrôle démocratique et de choix budgétaires dans les deniers publics. Nous voulons que l’intercommunale publifin, nethys et finanpart soient des outils publics économiques performants, mais respectueux aussi des règles démocratiques. 

Le politique doit remettre au centre de l’avenir de publifin les valeurs de service public et d’intérêt général

Dans ce contexte, je n’admets pas qu’on veuille nous faire voter oui/non/abstention- sur des textes qui sont

  • trop vagues dans leur objet : ils ne concernent qu’une partie de la structure
  • sans obligation de résultat, ni calendrier

Le collège veut nous faire croire qu’il n’y a qu’un scénario possible : celui de s’en remettre au prochain CA, au temps et à la confiance.  

Le collège nous explique que c’est ainsi parce que c’est la loi ou que nos demandes seront rencontrées plus tard. On comprendra que le groupe Ecolo ne peut se contenter de cette réponse et acheter un chat dans un sac et se méfie.

1. On ne parle pas de n’importe quelle intercommunale aujourd’hui, mais d’une intercommunale où certains essayent depuis des années de contourner les règles.

2. Ce débat, que révèle-t-il ? Le manque de démocratie : un actionnaire aurait pour seule et unique possibilité, à vous entendre, de dire oui ou non, de rester ou de partir.

Nous refusons cette solution trop peu énergique et trop imprécise ! On ne nettoie pas les écuries d’Augias avec un pinceau et une petite cuiller !!

Pour Ecolo, il y a sur la table 3 scénarios possibles :

  • Accepter de jouer les actionnaires sans pouvoir : dire oui-non, abstention en respectant le formalisme ;
  • Exercer le pouvoir qui nous est conféré en votant non .
  • Exercer le pouvoir qui nous est conféré en modifiant le texte soumis au vote pour garantir la bonne fin du mandat conféré  et rejoindre les communes qui ne veulent pas donner leur blanc-seing et ont approuvé des modifications d’ordre du jour, dont plusieurs communes à majorité socialiste ou libérale

Nous soutenons fermement la 3 em option. C’est la seule rend à l’actionnaire, à notre ville de Liège, au citoyen liégeois, son pouvoir d’actionnaire, c’est-à-dire son pouvoir de contrôle.  Nous devons, j’insiste avec gravité sur ce point, nous devons d’exercer notre pouvoir d’influence et de contrôle.   Nous avons donc déposé des amendements visant à

  • élargir le périmètre de la réflexion du prochain CA 
  • donner un rôle à des acteurs oubliés telles que les organisations syndicales.

 

Conclusion : ICI ET MAINTENANT, DE LA CLARTE ET DE LA FORCE

 

Je vais être claire : nous ne voulons pas jeter le bébé avec l’eau du bain. A côté de tout ce que l’on sait sur les mandats, etc. il y a une vérité criante également : Publifin est profitable pour Liege : l’investissement ramène des dividendes et a développé un projet économique ancré à Liege avec des emplois.

Mais aujourd’hui tout le projet économique public est hélas mis en doute car une dimension importante du projet a été oubliée : pour qui et par qui ce projet existe . La réponse est évidente : pour la collectivité. C’est parce que le citoyen fait confiance à la classe politique que ce projet a vu le jour. Et c’est parce que le politique a pour mission d’offrir un service public de qualité que ce projet a été validé.

Mais manifestement, les conditions de la transparence et des comptes à rendre ont été mises de côté. Ainsi que la finalité qui est et reste la collectivité, c’est-à-dire pour nous les citoyens liégeois.

Aujourd’hui, la confiance est rompue. On se pose même la question du Bien-fondé du projet. L’urgence est de rétablir la confiance par des mesures fortes et sans délai. Le citoyen est extrêmement attentif à la manière dont nous allons répondre à cette crise : nous pensons sincèrement que ce n’est pas en déléguant notre pouvoir de décision sans objectifs précis que nous allons rétablir la confiance.

ECOLO VEUT ENFIN UNE ACTION FORTE DU CONSEIL COMMUNAL DE LIEGE POUR REPRENDRE LE CONTRÔLE ET INVITE LES CONSEILLERS A 1. ELARGIR LE CHAMP D’INVESTIGATION DU PROCHAIN CA EN Y INCLUANT FINANPART ET NETHYS  2. ELARGIR LES ACTEURS CONCERNES EN INCLUANT LES ORGANISATIONS SYNDICALES ET UN COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT.

Publifin Amendements Ecolo

Bénédicte Heindrichs, cheffe de groupe

27mar

Les 11 questions qu’on me pose le plus depuis le scandale Publifin

Le scandale Publifin est l’un des plus gros scandales politiques  de ces 10 dernières années. A lui seul, il a permis de mettre en évidence un ensemble de problèmes de gouvernance, allant de la transparence élémentaire aux rémunérations les plus éhontées, en passant par les fameux petits arrangements entre amis PS, CDH et MR, qui tordent le cou à la démocratie. Ce scandale canalise aussi, et c’est bien normal, la colère des Liégeois et peut-être plus largement, la colère des Wallons, mais aussi leur volonté de comprendre ce dossier, et de comprendre qui fait quoi en politique.

 

 « La commission d’enquête, c’est trop technique ! », « Moreau, il est chez Publifin ou chez Nethys ?», « Mais la politique, c’est ton travail ? »… Comme me le disait une amie, « les journalistes écrivent parfois en sautant une étape, comme si chaque citoyen savait ce dont ils parlent ou comme si on comprenait les rôles des uns et des autres ». Toutes ces remarques et questions, je vous propose d’y répondre ici. Pas de grande révélation, de grand discours politique dans ces réponses ! Tout comme mon collègue Marc Hody, j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur ce que je pense de « l’affaire Publifin » ici ou , et on reviendra très prochainement sur le dossier et sur son avenir.. Je vous propose ici d’expliquer les liens entre les conseillers communaux et les intercommunales d’une part et d’évoquer aussi le rôle d’Ecolo par rapport à Publifin d’autre part.

 

1. Conseiller communal, est-ce un métier ?

 

Non ! Conseiller communal est un mandat local. Les conseillers communaux assument leur mandat en dehors des heures de boulot, s’ils ont un travail (ils peuvent aussi être étudiants, chômeurs, pensionnés…). Soyons concrets : à Liège, les conseillers communaux se réunissent un soir par mois au conseil communal pour voter les budgets, les règlements de police, les travaux, etc. (c’est public : venez voir !) La semaine avant le conseil communal, également en soirée, ont lieu les commissions : en fonction de leurs compétences (finances, culture, environnement, enseignement, etc.), le bourgmestre et les échevins présentent les dossiers qui doivent être votés lors de la réunion du conseil communal qui aura lieu quelques jours plus tard. A côté de cela, il y a évidemment les réunions de préparation au sein d’Ecolo et, évidemment, toutes les rencontres avec  la population.

 

Nous ne touchons pas un salaire, mais des jetons de présence, c’est-à-dire une indemnité uniquement si nous assistons aux réunions des commissions (à Liège, +/- 100 euros bruts) et/ou du conseil communal (à Liège, +/- 200 euros bruts). Cet argent est destiné à couvrir des frais liés à l’activité politique. Chez Ecolo, nous rétrocédons environ 30% du montant brut à Ecolo, à la fois pour nous rappeler que le but n’est pas de nous enrichir individuellement, à la fois pour soutenir collectivement les actions de notre locale et la structure du parti, qui nous soutient dans notre mandat. Au bout du compte, je perçois donc 240 € net par mois.

 

2. Pourquoi les élus communaux ont-ils d’autres mandats ?

 

La commune chapeaute des associations communales (maison de jeunes, institution culturelle, etc.), participe à des intercommunales (c’est-à-dire une association de plusieurs communes pour rendre un service à la population – j’y reviendrai) ou est membre d’institutions qu’elle finance en partie. Elle envoie des représentants, parfois élus, parfois non, dans leurs conseils d’administration et dans leurs assemblées générales.Certains mandats dans ces organismes, notamment dans les intercommunales, doivent légalement être occupés par des personnes élues, ce qui explique que chaque élu exerce certains mandats « dérivés » supplémentaires à son mandat « originaire ».  Ceci n’a bien sûr rien à voir avec ceux et celles qui, volontairement, collectionnent une série de mandats parfois éloignés de leur mandat originaire, afin de concentrer le pouvoir ou les rémunérations !

 

3. C’est le jackpot, ces mandats ?

 

Normalement, non… Beaucoup de ces mandats ne sont pas rémunérés. Dans certains organismes publics, dont les intercommunales, les mandataires reçoivent un jeton de présence, lié au degré de responsabilité qu’ils doivent assumer dans la gestion de la structure. Ce degré de responsabilité est important et la rémunération doit permettre de dégager du temps, de se former, de préparer les dossiers, de prendre des contacts … Malheureusement, certains élus sont devenus les champions du cumul du mandat payant, d’où cette image d’homme ou de femme politique qui s’en met plein les poches, qui dégrade l’ensemble des mandataires !

 

4. C’est quoi, une intercommunale ?

 

Intercommunale, c’est une association de communes qui peuvent ensemble rendre un service public aux citoyens qu’elles ne pourraient pas remplir seules, ou pour le rendre de façon plus efficace et à moindre coût. Compte tenu de l’importance des missions de service public qu’elles exercent (distribution d’énergie ou d’eau, collecte et gestion des déchets, hôpitaux et maisons de repos, …), les intercommunales constituent des acteurs importants en termes de développement et d’emploi.

Publifin est une association intercommunale de la province de Liège (détentrice à 60%) et de communes. C’est un outil public censé servir des intérêts provinciaux et communaux dans le domaine de l’énergie et des télécommunications, mais le montage est devenu plus complexe au fur et à mesure…

 

5. Tu fais quoi chez Publifin ?

 

Je suis depuis mai 2016 dans le CA (conseil d’administration). Puisque c’est une intercommunale, son conseil d’administration est donc composé de représentants provinciaux et communaux, au nombre de 27. C’est le seul organe dont la législation détermine la répartition des sièges, en fonction du résultat des élections et c’est le seul organe où siège Ecolo… Ecolo y est représenté par 3 administrateurs. En 2016, suite à la démission d’une conseillère communale de Seraing, Ecolo a passé un appel à candidature auprès des conseillers communaux des communes concernées et un jury interne a fait passer un entretien aux candidats. J’ai été sélectionnée à ce moment-là et une assemblée de militants a validé cette proposition du jury.

Le CA se réunit entre 8 et 10 fois par an, à nouveau en soirée. Les administrateurs touchent un jeton de présence de 198 euros brut (120 net dans ma situation), s’ils sont présents. Le CA a délégué une partie de ses pouvoirs au bureau exécutif. Un bureau exécutif devrait être un organe de gestion quotidienne mais au sein de Publifin, il s’est comporté comme véritable organe de décision. C’est par exemple lui qui, il y a deux ans, a décidé d’acheter le journal L’avenir, sans aucune discussion au sein du CA. Le bureau exécutif est composé des 3 partis traditionnels (PS, MR et CDH). Lors des réunions du CA, le bureau exécutif a préparé l’ordre du jour et le présente…

 

6. Où est le scandale ?

 

En 2013, des comités de secteur ont été mis en place parce que les compétences de l’intercommunale se complexifiaient et se diversifiaient. Les membres de ces comités de secteur (PS, MR, CDH) étaient des représentants locaux chargés en principe de remettre des avis sur les questions d’énergie et de télécommunications, et sur la gestion locale de ces compétences, aux dirigeants de Publifin. Il s’est avéré que ces mandats sont devenus « fictifs » : il y avait très peu de réunions (parfois une seule par an !), le contenu était très faible (ils ne remettaient pas d’avis mais recevaient simplement de l’information du management), certains membres ne participaient même que peu aux rares réunions et ils touchaient une rémunération fixe, réunion ou pas, entre 10 000 et 20 000 euros par an, sans aucune contrepartie !

Depuis lors, le scandale s’est élargi, notamment avec la mise au jour de rémunérations totalement exorbitantes au niveau de la direction de certaines filiales (dont Nethys).

 

7. Si tu es dans Publifin, tu es dans un comité de secteur ?

 

Non, le CA et les comités de secteur sont deux instances séparées et il n’y a évidemment aucun Ecolo dans ces comités de secteur aux mandats fictifs! Ces organes ne se réunissent pas en même temps et n’ont pas les mêmes rôles. Au sein du conseil d’administration, les administrateurs ont un rôle décisionnel. Dans les comités de secteur, les membres étaient censés travailler en collaboration avec le management de Publifin et de Nethys et lui remettre des avis sur le fonctionnement de l’intercommunale.

 

8. Mais si Ecolo est dans le CA, Ecolo doit savoir, non ?

 

Les administrateurs Ecolo connaissaient l’existence des comités de secteur et leurs objectifs, qui étaient d’ailleurs mentionnés dans le rapport annuel d’activités de l’intercommunale qui est rendu public chaque année.

Ils ignoraient par contre qu’ils n’effectuaient aucun travail et qu’ils avaient été vidés de toute substance ! Au point de départ, les comités de secteur, chargés d’assurer la transition, n’étaient pas une mauvaise idée en soi. Ce qui pose gravement problème, ce sont les rémunérations totalement disproportionnées par rapport au travail (non) effectué.

Si Ecolo avait su que ces comités de secteur étaient des mandats fictifs, nous nous y serions bien entendu opposés, comme nous avons dénoncé à plusieurs reprises les décisions de la structure et son manque de transparence lors de la scission de Tecteo en Publifin/Nethys ou lors du rachat de l’Avenir par Tecteo. La culture politique de Publifin, des petits arrangements entre amis PS, CDH et MR et des mandats qui rapportent, c’est à l’encontre de ce que défend Ecolo depuis sa création !

 

9. Comment la mise en place de mandats fictifs est-elle possible ?

 

C’est ce que la commission d’enquête, qu’Ecolo a réclamé dès le début du scandale, cherche à établir ! Il est ressorti de plusieurs témoignages devant la commission d’enquête que ces comités avaient été pensés par le Bureau Exécutif (où sont présents PS, CDH et MR) et / ou par les fédérations liégeoises des partis PS, MR, CDH. Lorsque le CA a été saisi de la création de ces comités de secteur en juin 2013, aucun document n’a été transmis ni déposé en séance et la question des rémunérations n’était pas inscrite à l’ordre du jour. Il faut aussi ajouter que les procès-verbaux ne sont pas transmis aux membres du conseil d’administration. Tout a manifestement été fait pour dissimuler les éléments problématiques. Le CA a ainsi été court-circuité et a reçu très peu d’informations, en particulier sur les rémunérations.

 

10. Pourquoi Ecolo n’a-t-il pas agi sur Nethys ?

 

Parce que nous n’y sommes pas représentés ! Publifin possède Finanpart, qui possède Nethys… Dans ce montage, Ecolo n’est présent qu’au sein du CA de Publifin, contrairement au PS, au CDH et au MR, et par exemple à André Gilles, Dominique Drion ou George Pire, membres du Bureau Exécutif, qui sont présents dans chaque instance et dans une série de filiales. Le CA de Publifin est informé a posteriori des décisions importantes de Nethys mais n’a quasi aucune marge de manœuvre.

 

En 2013 et en 2014, l’intercommunale, qui s’appelait à l’époque Tecteo et devenait Publifin, a été vidée de sa substance pour la transférer dans Nethys (ce qui a notamment permis à Stéphane Moreau de toucher un salaire bien plus élevé que ceux des directeurs d’entreprises publiques). À l’époque, les administrateurs Ecolo ont tiré la sonnette d’alarmeau sein du CA sur le fait que Tecteo-Publifin devenait une coquille vide, que beaucoup de pouvoir avait été « changé de place » et que cela mettait le conseil d’administration dans un rôle essentiellement informatif et pourtant responsable de décisions de gestion prises ailleurs. Ils n’ont pas été écoutés.

Les parlementaires wallons Ecolo ont également interrogé à de nombreuses reprises le Ministre des pouvoirs locaux sur le fonctionnement des intercommunales, sur leurs rémunérations, sur les réformes nécessaires, et plus particulièrement sur plusieurs problèmes posés par Publifin et Nethys. Ils ont obtenu plusieurs réformes importantes en 2014 (retour de Publifin dans le giron régional, désignation de commissaires du Gouvernement au sein des intercommunales stratégiques, création d’une commission de déontologie et d’éthique pour prévenir les conflits d’intérêt et contrôler les rémunérations des élus locaux, …) mais le Gouvernement PS-CDH qui a suivi les élections n’a pas mis en œuvre ces décrets, qui existent !

 

11. Et aujourd’hui, on en est où ?

 

La commission d’enquête est en cours. Marc Hody sera auditionné le 13 avril. Il reviendra sur le travail d’Ecolo au sein de Tecteo et de Publifin. Je vous conseille vivement de l’écouter !

Quant à Publifin, ses organes feront l’objet d’une premièreréforme le 30 mars 2017. Il est proposé la suppression du bureau exécutif (les comités de secteurs sont déjà supprimés), la diminution du nombre d’administrateurs dans Publifin et la mission de réfléchir à l’avenir de l’intercommunale. Le nombre d’administrateurs étant appelé à diminuer, Ecolo y aura désormais 1 mandat pour un représentant provincial. De ce fait, je n’y serai plus mais l’important est le travail qu’Ecolo continuera d’y faire. Surtout, nous plaidons pour que cette réforme ne soit pas un simple ravalement de façade, mais touche en profondeur la gouvernance au sein de Publifin mais aussi de ses filiales. Nous avons donc proposé que cet ordre du jour soit élargi et que les réformes soient beaucoup plus fondamentales. Affaire à suivre !

 

Caroline Saal, conseillère communale

16fév

Non à l’abolition du secret professionnel des assistants sociaux – motion proposée par le groupe Ecolo Liège au Conseil Communal

Un proposition de loi modifiant le code d’instruction criminelle – devenue peut-être loi ce jeudi 16 février- amène la levée du secret professionnel des assistants sociaux (entre autres du CPAS ) sous prétexte de lutte contre le terrorisme.

Même si on peut comprendre le point de vue favorable de certains proches de victimes de l’attentat de Bruxelles (point de vue repris par le Premier Ministre), une telle loi est inutile pour la sécurité de la population ! En effet l’article 458 du Code pénal impose déjà la rupture du secret professionnel en cas de danger immédiat pour des tiers.

Cette loi est également dangereuse pour la démocratie :En effet le secret professionnel est une règle de principe qui tend à protéger la confiance que le citoyen doit nécessairement avoir envers certaines professions dont l’exercice implique le recueil de données dont certaines requièrent la confidentialité. Casser le secret professionnel c’est casser la relation professionnelle des travailleurs sociaux, c’est rendre impossible du coup l’action préventive de première ligne des travailleurs sociaux. C’est dès lors créer un une confusion et un déséquilibre préoccupant dans la répartition des rôles entre travailleurs sociaux et policiers.

Plus grave encore : le vote de cette loi ouvrirait la boîte de Pandore ! L’abolition du secret professionnel cible nommément les AS de CPAS en stigmatisant du meme coup les populations précarisées. Mais le secret professionnel est indivisible pour l’ensemble des assistants sociaux, quelque soit le secteur où ils travaillent. Il s’applique par ailleurs à d’autres professions. La cohérence incitera certains à vouloir étendre la loi à l’ensemble des professions tenues au secret (comme l’a bien expliqué Yvon Englert, recteur de l’ULB) A quand le tour des avocats, des médecins, des psychothérapeutes, des prêtres… ?

Face à cette loi liberticide, une large coordination s’est constituée pour appeler à la mobilisation. Se retrouvent dans ce « Front peu Commun » notamment : la Fédération des CPAS wallons et bruxellois, « Ecoles en Colère (qui regroupe des écoles d’AS ), la Ligue des Droits de l’Homme, la FEWASC (association des assistants sociaux), le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, la FGTB, la CSC, Solidaris, l’APPPsy (association des psychologues praticiens d’orientation psychanalytique, l’ADAS……

Vu la menace que cette loi fait peser sur notre système démocratique, le Conseil communal de Liège

  • dénonce ce projet de loi inutile qui compromet fondamentalement la déontologie et les fondements même de la relation professionnelle des AS

  • refuse toute nouvelle atteinte au respect du secret professionnel des professions qui y sont tenues

  • demande (en cas de vote de la loi) que les responsables du CPAS de Liège et des services communaux de la Ville se portent garants du respect intégral du secret professionnel de leurs assistants sociaux, avec les balises légales existantes et suffisantes qui leur impose déjà la rupture de leur secret en cas d’absolue nécessité. En effet, comme l’ont réclamé publiquement les directeurs des CPAS, « la responsabilité de définir si telle ou telle information serait ou non en lien avec d’éventuels comportements terroristes doit reposer sur leurs épaules et non sur celle des assistants sociaux » . « Le travail social n’est pas et ne sera jamais une forme de flicage » a conclu leur communiqué !

  • demande au gouvernement federal de revaloriser le travail social et de permettre aux AS d’assurer au mieux leurs missions de service public auprès des assurés sociaux

Au nom du groupe Ecolo,

Guy Krettels, conseiller communal

Caroline Saal, conseillère communale

Christine Relekom, conseillère à l’action sociale

André Verjans, conseiller à l’action sociale

23jan

Scandale Publifin: Ecolo et Vega mettent la pression sur le Collège

ECOLO et VEGA ont mis la pression la majorité liègeoise afin tenir un débat sur le dossier «Publifin» lors du Conseil communal de la Ville de Liège de ce lundi 23/01/2017. Malgré plusieurs demandes exprimées en ce sens, notamment lors de la commission du Bourgmestre de ce mercredi 17 janvier, les trois partis traditionnels avaient jusque-là fait barrage à ce sain exercice démocratique qu’est le débat public. Les deux groupes ont finalement obtenu, en fin de séance , la tenue d’un débat lors du prochain conseil.
ECOLO et VEGA sont désireux de poser rapidement le débat de fond dans ce dossier, et d’évoquer au conseil, constructivement, notamment les trois enjeux communaux directs:
- clarification de l’objet de Publifin.
- contrôle de celle-ci par les entités concernées dont Liège-Ville, au moyen des règles de transparences sur base de la législation wallonne existante mais à ce stade non-appliquée.
- la plus-value de Publifin pour Liège: dont particulièrement l’emploi et l’ancrage du centre de décision.

Il n’était pas question ce soir de polémiques ou d’anathèmes, mais de discuter des enjeux locaux et de veiller aux intérêts tout à la fois des communes, des usagers et les travailleurs. Les Liégeois ont le droit de savoir ce que les différents groupes politiques pensent de la situation actuelle et proposent dans ce dossier: le débat public pluraliste est une nécessité impérieuse et démocratiquement indispensable.

Pour les groupes signataires,

Bénédicte Heindrichs
François Schreuer
chefs de groupe

23jan

Projet Médiaciné : salles de cinéma dans le Longdoz et intérêts du quartier

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M. le Bourgmestre,

Depuis plusieurs jours un projet de construction et d’exploitation de salles de cinéma à Médiacité refait surface. Vieux dossier, il semble se relancer via de nouveaux promoteurs.

Le monde associatif et professionnel s’est déjà positionné largement contre ce projet. À ce stade, une voix me semble sinon méprisée en tout cas peu écoutée et entendue sur le dossier : celle des habitants et riverains. Leur avis n’est à ce stade sollicité par personne et je pense de mon devoir d’élu de m’en émouvoir. Toute personne connaissant un peu le quartier connait ses difficultés majeures : congestionnement interne aux heures de pointe et en dehors, circulation très intense sur les Quais de la Dérivation H24 et absence notable d’espaces verts (en contradiction avec la «règle des 10 minutes» de la Ville elle-même).

La rive droite est un parent pauvre historique des politiques urbaines, la question centrale ici me semble être «quel développement voulons-nous pour le quartier Longdoz-Boverie», et avec quelle place pour la concertation ? Nous sommes en faveur de l’installation d’infrastructures culturelles et sportives dans les différents quartiers, et certainement de renforcer la rive droite de Liège, mais elles doivent être conçues pour et par les habitant.e.s. et à l’échelle du quartier. Par exemple, un cinéma travaillant avec les acteurs socio-culturels du quartier et leurs publics, c’est oui. Un cinéma de 10 salles qui vise uniquement les populations de la E25, c’est non.

Pour faire bref :

  • Comment le Collège se positionne-t-il sur le sujet ?
  • Quel est le développement envisagé par le Collège pour le quartier Longdoz-Boverie, ses habitants et usagers? Qu’en est-il de la participation citoyenne ?
  • La CCATM et le Comité de Quartier ont-ils été saisis du dossier et si oui quel en a été le retour ?

Merci d’avance pour vos réponses.

Pour le groupe Ecolo,

QUENTIN LE BUSSY

Conseiller communal
0486/35.21.29
23jan

Projet pour la Grand Poste

3SC

Monsieur l’Echevin,

Nous apprenions via La Meuse il y a quelques jours que le groupe Meusinvest a racheté les parts d’un des 3 promoteurs de la Grand Poste, Pierre Berryer, et compterait y développer un marché couvert, des commerces dans l’esprit de Créashop ainsi qu’un vaste espace pour les start-ups. L’ULg serait également associée au projet. Voilà qui nous réjouit ainsi que les différents usagers de la place qui attendent depuis trop longtemps qu’un projet prenne vie dans ce bâtiment emblématique de la Ville de Liège.

La programmation annoncée nous semble également aller dans le bon sens et s’inscrire dans la continuité de différents projets liégeois, privés ou publics. Autre élément positif, les fonctions évoquées ne nécessitent pas un grand nombre de places de parking mais plutôt des espaces publics conviviaux qu’il nous semble dès lors urgent de construire avec et pour les différents usagers de cet espace.

Monsieur l’échevin, pouvez-vous me dire :

  • quels sont vos contacts avec le nouveau repreneur ?
  • quels sont vos contacts avec l’ULg dans ce dossier ?
  • si vous vous engagez à abandonner le projet de construction d’un parking en ouvrage Place Cockerill et quai sur Meuse ?
  • si vous avez l’intention de lancer un processus participatif pour l’aménagement de ces espaces ?

Question connexe : qu’en est-il du projet de construction de 200 kots ? Le permis a t’il été accordé ?

Je vous remercie pour vos réponses,

Bien à vous,

SARAH SCHLITZ

Conseillère communale
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